Concernant son refus de remettre l’original intégral de la cassette filmée, Enderlin ajoute :
« Le général Samia nous reproche de ne lui avoir donné qu’un montage de la séquence diffusée, ce qui est totalement faux. »
Et pourtant, Enderlin, en réalité, aurait affirmé qu’il n’avait rien compris à la demande officielle de l’armée israélienne… parce qu’elle était écrite en hébreu !
Ce qui ne l’empêche pas de conclure :
« Talal Abou Rahma, notre correspondant à Gaza, a reçu l’autorisation de France 2 de répondre aux questions de l’armée israélienne. Aucun militaire ne l’a contacté. » (Ce qui est faux, une fois de plus, puisque plusieurs courriers et enregistrements attestent du contraire). « Cette autorisation a été retirée lorsque nous avons constaté que Nahum Shahaf, un assistant civil du général Samia, essayait d’obtenir, sous couvert d’une société de production inexistante, les images tournées le lendemain du drame… Par ailleurs, nous avons décidé de prendre nos distances avec l’enquête de Tsahal lorsque nous avons appris qu’un second assistant de Samia diffusait une version d’un complot fomenté par les palestiniens pour tuer cet enfant avec la complicité de notre cameraman. »
Pour finir par les propos suivant :
« À partir du moment où nous n’avons pas d’images des soldats pendant les affrontements, on doit garder la version actuelle. »
Lors d’une conférence de presse à Jérusalem en Janvier 2001, Charles Enderlin insistera sur la confiance qui le lie à son équipe, et notamment Talal Abu Rahma, désormais lauréat du premier prix du meilleur reportage au festival d’Angers, pour son "scoop" sur la mort d’un enfant…
« La culpabilité israélienne ne fait aucun doute, concluera-t-il. Les résultats de l’enquête de Tsahal étaient bouclés par avance. »
|