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« Ensuite il a été assez clair pour moi que les tirs se concentraient sur le jeune Mohammed et son père, provenant de la direction qui leur était opposée. »
Les tirs se seraient concentrés sur ces deux victimes, comme par hasard, et par pur sadisme ? C’est d’ailleurs bien ce sadisme que Talal essaie de démontrer dans sa déclaration sur l’honneur, alors qu’il se contente d’un « je suis sûr que les tirs venaient de la position israélienne » dans son interview sur France 2.
« Des tirs serrés et intermittents étaient dirigés sur eux deux et sur les deux avant-postes des forces de sécurité de l’AP. Ceux-ci ne tiraient pas, ils ont cessé leurs tirs après les cinq premières minutes, et à ce moment l’enfant et son père n’étaient pas encore blessés. Les blessures et le massacre n’ont eu lieu qu’au cours des 45 minutes qui ont suivi. »
Encore un mensonge évident par l’exagération des propos. Les termes même employés par Talal sont en contradiction avec l’image de journaliste impartial qu’il essaie de se donner. Les tirs, selon lui, venaient donc bien de la base israélienne, et les israéliens se seraient acharnés comme des sauvages sur leurs deux victimes. Seulement, la base était en fait éloignée de plus de 150 m. Dans le pire des cas, les soldats n’auraient pu discerner que des silhouettes. Et la rafale (le "boum" de Talal) est bien présente sur la bande. De même que l’acharnement décrit correspond peu avec les distances et la localisation exacte des différents acteurs du drame.
Les propos de Talal, déposés sous serment, sont donc sujets à caution. C’est pourtant sur la base de ce seul témoignage, soutenu par Charles Enderlin, que France 2 s’est "laissée convaincre" de l’authenticité du film et de la culpabilité des soldats israéliens.
La seule existence de cette déposition présente d’ailleurs un caractère douteux : pour quelle raison un journaliste professionnel se sentirait-il dans l’obligation de témoigner sous serment, devant un représentant légal… des victimes qu’il affirme défendre en toute impartialité ?
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