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Conséquences immédiates de la diffusion du reportage
Le 30 septembre 2000 était une journée importante. En effet, après plusieurs jours d’Intifada, Israéliens et Palestiniens, sous la houlette du président américain Bill Clinton, avaient décidé de mettre en place un cessez-le-feu, avant de retourner à la table des négociations ;
La position d’Israël était claire : pas de retour aux négociations sans un arrêt immédiat des violences. Celle d’Arafat revenait à dire qu’il « contrôlait difficilement un soulèvement populaire mais qu’il faisait de son mieux. »
La question reste de savoir qui avait intérêt à un embrasement général des territoires et qui souhaitait que ce nouveau "soulèvement" s’étouffe avant de prendre des proportions incontrôlables.
Tandis que divers officiels palestiniens intervenaient dès le lendemain de la diffusion du reportage pour réclamer la condamnation pour "crime de guerre" des soldats israéliens, Yasser Arafat, de son coté, n’excluait désormais « aucune alternative, y compris la guerre. »
Attaques contre les intérêts juifs dans le monde entier
Dans les jours suivants, une flambée de violence sans précédent allait atteindre les Juifs dans le monde entier (près d’une centaine de tentatives d’incendie contre des synagogues et des boutiques juives en Europe, surtout en France, plus diverses manifestations clamant « mort aux Juifs » avec, en tête de cortège, l’effigie d’un cercueil d’enfant. Ces évènements ont été évidemment ponctués d’interventions officielles indignées, civiles et religieuses, musulmanes et juives largement reprises par les médias, y compris France 2. Ainsi que l’avait annoncé Charles Enderlin, à 15h, le 30 septembre, TOUT venait de basculer.
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