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Post-sionisme
Haine de soi juive

La pathologie de l'antisémitisme juif, Steven Plaut
14/03/2012


Article repris du site Nuit d'Orient
 

Texte original anglais : “The Pathology of Jewish Anti-Semitism”, 16 février 2010

http://frontpagemag.com/2010/02/16/the-pathology-of-jewish-anti-semitism/

Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Voir aussi les 50 derniers articles et tous les articles sur l'antisémitisme

 


Antisémitisme Juif ? Cela semble une contradiction en soi, un oxymore, ou une blague à la Jackie Mason (1). Si seulement c'était le cas !

L'antisémitisme juif nous entoure et il fait partie de l'air politique que nous respirons, une épidémie que nous subissons au 21ème siècle et qui se répand comme la peste.

Parmi les extrémistes doctrinaires les plus malveillants et les plus venimeux, les Juifs antisémites sont à l'avant-garde de toute campagne calomnieuse contre Israël, et de toute tentative pour intimider les Juifs d'Amérique et d'Occident, et les culpabiliser pour qu'ils soutiennent ceux qui, au Moyen-Orient ne cherchent qu'à les exterminer.

Aujourd'hui, les Juifs sont à la tête des campagnes de boycott et de désinvestissement en Israël, ainsi que des groupes de « solidarité avec les terroristes ». Ils effectuent des pèlerinages dans les camps du Hamas et du Hezbollah, glorifiant les terroristes et leurs atrocités. Ils ont initié les campagnes diffamatoires décrivant Israël comme un pays d'apartheid et le stigmatisant comme l'équivalent moral de l'Allemagne nazie

Les campus occidentaux croulent sous le nombre de Juifs antisémites, et certains dirigent même des maisons Hillel (2). D'autres sont des enseignants en poste. Un juge antisémite (Richard Goldstone) a dirigé une Commission de l'Onu qui a fait passer Israël pour un pays démoniaque. Un député juif du Parlement anglais, Gerald Kaufman, a comparé les terroristes du Hamas aux combattants du ghetto de Varsovie et a dénoncé Israël comme une entité nazie. Et ce n'est pas seulement une spécialité américaine : vous trouvez un nombre important et choquant de Juifs antisémites parmi les Israéliens et les ex-Israéliens

Beaucoup de Juifs ne pensent pas que ces gens agissent par « haine de soi », car l'expression est trompeuse ; en effet, ces gens-là ne se haïssent pas, mais sont narcissiques jusqu'aux entrailles. En fait, ils haïssent les « autres Juifs » et leur souhaitent du mal. En outre, l'attitude de ces Juifs antisémites n'est pas à mettre sur le compte d'un simple désir d'assimilation au milieu ambiant, ou d'un désintérêt à l'égard de leur héritage juif, ni d'une indifférence pour l'histoire de leur peuple, avec pour conséquence qu'ils s'exclueraient eux-mêmes du destin d'Israël. Bien au contraire, les Juifs antisémites sont intensément concernés par leurs racines et ils en font un usage habile. Leur judéité leur sert d'alibi pour développer leurs thèses traîtresses. Dans des cas-limite, ils coopèrent même avec des néo-nazis, des terroristes islamistes et des négationnistes.

L'antisémitisme juif était autrefois considéré comme une excentricité. On en parlait avec précaution dans un film émouvant de 1947, « Gentlemen Agreement », et la Communauté juive organisée l'a longtemps considéré comme un désordre psychique marginal. Les sionistes contemporains espéraient qu'avec la création de l'Etat d'Israël, cette « névrose de la Diaspora » se dissiperait. On s'attendait qu'avec la disparition de l'insécurité, cette pathologie s'estomperait. En d'autres termes, on pensait qu'un Etat juif fier et puissant pouvait protéger ces Juifs de leur vulnérabilité et leur donner la force de rejeter leur auto-dénigrement. Hélas! L'histoire a plus d'un tour dans son sac. Le développement d'un Israël fort et déterminé, engagé à ne plus laisser les Juifs redevenir des victimes, a permis à certains parmi les pires Juifs antisémites, tapis dans les franges radicales de la gauche, dans les universités et l'« intelligentsia », de s'épanouir sous le parapluie de Tsahal (3).

Le Professeur Shlomo Sand, un communiste pur et dur de la faculté d'histoire, à l'Université de Tel Aviv, est l'un des promoteurs les plus virulents de la mythologie antisémite. Il a publié un livre l'an dernier [2009] chez un éditeur gauchiste anti-israélien, dasn lequel il s'efforce de prouver que les Juifs ne sont pas et n'ont jamais été un peuple. Reprenant à son compte des mythes qui circulent sur les sites web néo-nazis, l'entièreté du livre de Sand est une espèce de « Protocoles des Sages de Sion », une pseudo-analyse qui prétend que tous les juifs contemporains ne seraient pas Juifs, mais descendants des Khazars, jadis convertis au judaïsme. Selon ce professeur "érudit", les Juifs véritables ne seraient autres que les Palestiniens, devenus musulmans lors de l'invasion de l'Islam. N'étant pas vraiment Juifs, les faux Juifs n'ont donc pas droit à la terre d'Israël… Financé par l'Université de Tel Aviv, cet homme parcourt la terre entière, pour promouvoir sa thèse, vendre son livre, et recommander l'élimination d'Israël. Un autre professeur, retraité aujourd'hui, le dépasse en antisémitisme ; il s'agit d'Ariel Toaff, qui prétend avoir la preuve que les Juifs utilisent du sang non juif dans un rituel religieux, calomnie classique de l'antisémitisme ordinaire, aujourd'hui adoptée par un Juif antisémite. Le concept d'ironie n'est pas assez vaste pour englober un tel développement (4).

Il est difficile d'expliquer ce qui motive ces Juifs antisémites. Une des rares personnes à avoir un peu approfondi ce sujet est Kenneth Levin, psychiatre à Harvard, et journaliste occasionnel dans ce site. Il pense que l'une des raisons de cet antisémitisme, c'est le désir de certains Juifs d'être reconnus sur le plan social dans un environnement hostile aux Juifs (5). Il le comprend aussi comme une tentative infantile de neutraliser une situation menaçante par une auto-accusation, attitude que l'on trouve chez les jeunes enfants qui ont été violés. Enfin, il donne aussi une autre explication, en considérant ce phénomène comme étant, en quelque sorte, le cousin germain du fameux « syndrome de Stockholm », qui pousse les victimes à adopter le point de vue et les arguments de leuragresseur (6).

 

Aujourd'hui, l'antisémitisme est le dénominateur commun qui unit la gauche radicale et la droite néo-nazie, aux Etats-Unis et en Europe. Les Juifs antisémites fleurissent dans les zones d'ombre, aux franges du paysage politique. Dans l'ultra-gauche américaine, beaucoup sont des journalistes du magazine extrémiste du Web, “Counterpunch”, publié par des ex-britanniques, Alexander et Andrew Cockburn, dignes fils de leur père stalinien, Claude Cockburn, ennemi juré de George Orwell. Counterpunch  est ouvertement antisémite et appelle à l'élimination d'Israël. Il soutient les théories de conspiration, comme la théorie imbécile selon laquelle « des Juifs seraient derrière les attentats du 11/9 », et publie de plus en plus d'articles de négateurs de l'Holocauste. Certains de ses journalistes sont de mèche avec des organisations et des sites internet néo-nazis. Tout Juif lettré antisémite écrit dans ce site web…. (Voir, en note 7, ci-dessous, la suite des cas notoires américains d'antisémitisme juif)

La psychose de cet antisémitisme juif n'a aucun équivalent dans quelque pays que ce soit, ce qui en fait un cas unique pour un thérapeute. Cette pathologie non seulement démontre l'absence de normalité dans le judaïsme du 21ème siècle, mais elle met en danger la survie de l'Etat d'Israël et des Communautés juives dans le monde entier. C'est une activité en fort développement et elle imprime un sceau pervers d'approbation sur les projets génocidaires de tout groupe terroriste en quête de la gloire et de l'aura de ceux qui assassinent des Juifs.

 

© Steven Plaut

 

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Notes


(1) Chansonnier réputé http://www.jackiemason.com/

(2) Clubs culturels et philanthropiques juifs.

(3) Forces armées de Défense d'Israël.

(4) voir www.isracampus.org.il

(5) Cette attitude est consciente dans la plupart des cas.

(6) Ici, l'environnement hostile aux Juifs.

(7) Dans les pages de Counterpunch, les Juifs antisémites acclament le djihad et approuvent le terrorisme. Il est presque impossible d'y trouver des auteurs juifs qui n'y fassent pas de comparaison entre Israël et l'Allemagne nazie. Par exemple, Jennifer Loewenstein, de l'Université du Wisconsin, a publié « l'Holocauste de Gaza », dans lequel elle écrit: « Israël et son maître américain résident depuis longtemps au plus bas de l'enfer, trahissant le nom de l'humanité ». Elle ajoute qu'Israël traite les Palestiniens comme des sous-hommes, employant le terme allemand « Untermenschen » pour rappeler le traitement infligé aux Juifs par les Allemands. Puis, dans un passage que n'aurait pas renié le journal nazi Der Sturmer des années 30, elle ajoute: « Les nouveaux maîtres juifs et leurs alliés aux Etats-Unis […] n'ont pas l'intention de faire la paix avec les formes inférieures [de population] qui vivent en leur sein ». Pour Loewenstein, dans sa vision de la réalité, si Israël pratique le terrorisme d'Etat, c'est qu'il a entraîné le gouvernement américain dans une « cabale » où il dicterait la politique à suivre. Une remise en circulation de vieux poncifs et stéréotypes du Juif qui manigance.

Un autre antisémite qui sévit à Counterpunch est Richard Falk, professeur retraité de Princeton, connu pour avoir été membre de la Commission de l'Onu qui a condamné Israël pour « crimes de guerre et génocide », bien avant d'avoir commencé à enquêter sur les opérations d'Israël à Gaza. Falk n'est pas seulement l'un des pires promoteurs de la guerre universitaire contre les Juifs, il est aussi le principal agent américain dans l'inversion orwellienne de la réalité, dans laquelle Israël est l'agresseur terroriste, alors que les agresseurs arabes sont d'innocentes victimes et des gens de progrès, amoureux de la paix. Pour lui, Israël est un pays de type nazi cherchant à tuer, alors que les islamo-fascistes du Hamas et ceux qui les soutiennent sont simplement des résistants qui protestent contre l'inégalité sociale au sein d'Israël. Selon lui, l'agression terroriste contre les Juifs est une « recherche de la paix », alors que l'auto-défense d'Israël est « un génocide ». En 2007, Falk a publié « En route vers un holocauste palestinien », où il prétend qu'il « n'est pas exagéré d'assimiler le traitement subi par les Palestiniens à l'extermination des Juifs par les nazis ». Il écrit: « Les développements récents à Gaza sont très inquiétants, car ils expriment d'une manière éclatante l'intention délibérée d'Israël et de ses alliés de soumettre toute une communauté, dans des conditions les plus cruelles, en mettant la vie de ses membres en danger de mort. Si ce modèle de conduite est comparé à un holocauste en préparation, c'est qu'il s'agit d'un appel désespéré pour attirer l'attention des gouvernements du monde et de l'opinion publique internationale pour agir d'urgence, et empêcher ces tendances génocidaires de se transformer en une tragédie collective ».

Un autre individu contribue au site Counterpunch, l'ex-Israélien Gilad Atzmon, musicien saxophoniste vivant en Angleterre et étroitement lié à des groupes néo-nazis en Europe. Actif dans des organisations pro-terroristes, Atzmon est si ouvertement antisémite que même certains groupes anti-israéliens refusent d'avoir des liens avec lui. L'écrivain anglais connu, Oliver Kamm, l'a dénoncé comme un négationniste de l'Holocauste. Atzmon a appelé à la destruction d'Israël et à l'incendie des synagogues. Il dirige, en Italie, une petite clique de néo-nazis dont il est le gourou. Il répète fréquemment que les « Protocoles des Sages de Sion » sont un document historique témoignant des crimes du peuple juif.

Paul Eisen, un autre juif extrémiste anti-Israël au Royaume Uni est aussi un négateur affirmé de l'Holocauste. Il a diffusé un essai intitulé « Les guerres de l'Holocauste », dans lequel il soutient les négationnistes et affirme, entre autres, que les chambres à gaz d'Auschwitz n'ont pas pu fonctionner comme on le dit. Ses sources sont David Irving et le fanatique néo-nazi, Ernst Zundel, chassé du Canada, et aujourd'hui en prison en Allemagne.

De nombreux antisémites juifs se sont lancés dans l'aventure de nier l'Holocauste, au sein d'un étrange forum appelé « Alef », créé sous les auspices de l'Université de Haïfa, où l'on débat sans fin de la question de savoir si Hitler était vraiment coupable de quoi que ce soit, avec la conclusion qu'il ne l'était pas. Shraga Elam, un ex-Israélien habitant en Suisse et membre de ce forum, a publié une lettre flagorneuse, qualifiant le négationniste David Irving de « brillant chercheur ».

Israel Shamir est le plus venimeux négateur de l'Holocauste. Juif de naissance, il a émigré en Israël d'Union soviétique, puis s'est installé en Suède, a changé son nom en celui d'Adam Ermash, et s'est converti au christianisme. Vulgaire "bouffeur" de Juifs, il suit de près toutes les conférences où l'on nie l'Holocauste pour apporter sa contribution. Dans une interview avec l'islamiste Mohammed Omar, en août 2009, il lança son venin, en ces termes : « Je pense qu'il est du devoir de tout musulman et de tout chrétien de nier l'Holocauste, de rejeter cette croyance, tout comme Abraham et Moïse ont rejeté l'idolâtrie. Toute personne qui a foi en Dieu devrait nier l'Holocauste. Je pense qu'il est plus sérieux que les gens dénigrent Dieu, non ? »

En Israël l'un des juifs le plus ouvertement antisémite est le Professeur Israel Shahak, qui a enseigné la chimie pendant des décennies à l'Université Hébraïque. Il affirmait que le judaïsme enseignait l'adoration de Satan et à se liguer contre les non-juifs pour les tuer. Il y a peu de temps encore, il parlait de « l'utilisation de sang non juif pour des besoins rituels ». Il affirme que le Talmud est rempli d'appels au meurtre de non-Juifs, qualifiés de sous-hommes. Il a coopéré avec les néo-nazis partout dans le monde. Bien entendu, il veut qu'Israël soit rapidement détruit, et il a été un des premiers à coopérer avec les terroristes palestiniens, bien avant le processus de paix d'Oslo. Beaucoup d'autres l'ont imité depuis. Commentant une analyse de Shahak, l'écrivain anglais, Paul Bogdanor écrit: « Selon Shahak, les Juifs ne pensent qu'à faire de l'argent au bénéfice de l'Etat juif[…]  ils complotent pour dominer le monde, à travers un empire qui irait du Maroc, à l'occident, jusqu'en Chine, à l'orient [….] Ils facilitent la dissémination du vice, pour asservir les masses par la drogue qui les rendrait apathiques […] ».

Sans oublier Noam Chomsky, un anti-américain extrémiste notoire, professeur de linguistique au MIT. Fils d'un enseignant au College Gratz de Philadelphie, Chomsky déteste Israël presqu'autant qu'il hait l'Amérique. Il considère ces deux pays comme pires que l'Allemagne nazie. Il a fait campagne au profit du négationniste français Robert Faurisson et d'autres néo-nazis européens. Sous prétexte de liberté de parole, il soutient des propos nazis, se fait publier par des éditeurs nazis, et collabore à un journal néo-nazi qui fait la promotion de ses livres en même temps que celle de la pensée de Joseph Goebbels. C'est le phénomène Chomsky…

Norman Finkelstein est moins ouvertement antisémite, marginalement seulement. Professeur à l'Université DePaul, il a été licencié il y a 3 ans et il est resté sans emploi.  Il a édifié sa carrière sur des mensonges et de la fraude. Il a pris le parti de la terreur islamo-fasciste contre sa patrie. Son site personnel est un cloaque de quolibets infantiles et antisémites. Il prétend que les sionistes ont exagéré les dimensions de la Shoah pour soutirer de l'argent à l'Allemagne. Il s'est rendu en pèlerinage auprès du Hezbollah. Son livre, « L'industrie de l'Holocauste » est devenu un classique à l'usage des négationnistes et des néo-nazis. Il a fait l'éloge de David Irving, qu'il présente comme un grand historien fiable… Pseudo universitaire, fraudeur, considéré comme un cinglé par les historiens sérieux, il est pourtant célébré par tous les antisémites, tel Neve Gordon, un extrémiste qui enseigne les sciences politiques à l'Université Ben Gourion, et qui a consacré toute sa carrière à célébrer Finkelstein et ses "idées". Quand il ne dénonce pas Israël comme un pays fasciste terroriste pratiquant l'apartheid, qui doit être détruit, Gordon compare son héros Finkelstein aux prophètes de la Bible…

 

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© de la traduction française : www.nuitdorient.com par le groupe boaz, reproduction autorisée sous réserve de la mention du site.