1er janvier 2009
Texte repris du site de L’Express, qui l’a traduit du quotidien israélien, Haaretz.

Après un raid aérien israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Des avions de combat de Tsahal ont détruit deux ministères du Hamas dans la bande de Gaza ainsi que le parlement, aux premières heures de jeudi, peu après que les deux camps aient écarté les appels au cessez-le-feu, lancés par la communauté internationale.
(Reuters/Ibraheem Abu Mustafa)
Le quotidien Haaretz rapporte jeudi que l’armée israélienne a recommandé le lancement d’une vaste mais brève offensive terrestre. Des chars et des soldats de Tsahal sont massés le long de la frontière du territoire. Les fortes pluies de ces derniers jours ont toutefois rendu le terrain peu favorable à une telle opération.
"Ce n’est que le commencement", a prévenu le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, au micro de la radio militaire israélienne. "Nous opérons pour infliger au Hamas un sérieux revers. C’est exactement ce que nous avons dit dès le début, et rien n’a changé. Le Hamas a déjà été blessé", a-t-il ajouté.
Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères et tête de liste du parti centriste Kadima pour les législatives de février, sera reçue ce jeudi après-midi à Paris par Nicolas Sarkozy. Le président français se rendra ensuite dans la région en début de semaine prochaine.
Mais l’Etat juif, déterminé à mettre fin à la menace que constitue l’arsenal du Hamas, a jugé irréaliste la proposition française d’une trêve humanitaire de 48 heures, qui manque, à ses yeux, de garanties suffisantes concernant un arrêt des tirs de roquette des activistes islamistes.
Mercredi, des roquettes palestiniennes ont atteint la ville israélienne de Bersheeba, distante d’une quarantaine de kilomètres des limites de Gaza, sans faire de victime. D’autres projectiles ont atteint la ville d’Ashkelon, sur la côte méditerranéenne, et des dizaines de roquettes de courte portée ont visé des villes frontalières.
Selon un sondage publié jeudi par le quotidien Haaretz, 52% des Israéliens sont favorables à une poursuite des opérations. Ils sont 20% à réclamer un cessez-le-feu. 19% demandent le déclenchement d’une intervention terrestre.
Ismaïl Haniyeh, dirigeant du Hamas à Gaza, a déclaré, pour sa part, qu’aucune proposition de trêve ne pourrait être envisagée avant l’arrêt des frappes israéliennes, puis la fin du blocus du territoire palestinien.
"Après cela, on pourra parler de l’ensemble des problèmes sans exception", a-t-il dit, mercredi soir, dans un discours télévisé.
Au sixième jour de l’offensive aérienne israélienne, le bilan est d’au moins 396 morts dans les rangs palestiniens, dont un quart de civils. On compte également quelque 1.600 blessés. Les roquettes palestiniennes ont tué, elles, quatre Israéliens depuis samedi.
Version française Gregory Schwartz et Henri-Pierre André
© Haaretz
Mis en ligne le 1er janvier 2009, par