[Affaire al-Dura – Enderlin – France 2] "Les zigzags de Charles Enderlin", Victor Perez
24/09/2008
Je mets en ligne le texte ci-dessous, dans le cadre de mon activité de documentation de l’affaire al-Dura, initiée début 2001 et que je poursuis jusqu’à ce jour. Ceci pour dire que je ne partage guère les éléments de ce texte, auquel je reproche, entre autres, son caractère polémique et ad hominem. Soucieux de respecter l’original, je n’ai pas voulu en corriger les fautes en tous genres. Je me suis contenté de les démarquer par des [sic]. Pour ce qui est du fond, nos internautes se feront leur opinion, sans que j’aie besoin d’y surajouter la mienne, qui, au demeurant, est bien connue de ceux qui suivent cette affaire de près. (Menahem Macina).
24 septembre 2008
Sur le blog de l’auteur.
L’Affaire
Charles Enderlin
est, à n’en pas douter, au début de son épilogue. La
Commission Patrick Gaubert, du nom du Président de la
LICRA, aura pour vocation de juger si les accusations portées depuis prés [sic] de huit années contre le travail de l’envoyé permanent en Israël et France 2 ont une base réelle et solide ou, au contraire, ne sont que balivernes et destinées à réduire à [sic] peau de chagrin la réputation de celui-ci et de son employeur.
Mais au-delà du verdict [! sic] que devront rendre les experts sur la "mort" de
Mohamed
[
sic
]
Al-Dura ou sur sa mise en scène, il est des questions que tout quidam surfant sur le
blog de Scoopy ne peut éviter de se poser quant à son honnêteté intellectuel[le]. Ainsi, par exemple, l’on peut s’apercevoir lors de sa lecture, que les textes publiés y sont quelquefois modifiés. Il en est ainsi du texte intitulé «
Le Crif et Michaeli » où le dernier paragraphe a été tout simplement retiré. Il serait assez intéressant d’en connaître la raison. La
nouvelle version conserve cependant les commentaires des internautes y faisant référence. Aberrant.
D’autres incohérences peuvent y être notées.
Charles Enderlin
affirme haut et fort à qui veut l’entendre qu’il est pour une commission d’experts sur le sujet qui le fâche avec tant de monde depuis tant d’années. Il l’écrit aussi sur son blog.
«
Je ne suis pas habilité à nommer une commission... Si une telle commission voit le jour et si elle a les garanties de sérieux, d’indépendance et de professionnalisme France 2 et moi-même y apporteront toute l’aide nécessaire
».
Le vendredi 19 septembre 2008 à 11:00,
Charles Enderlin
, lors d’une
réponse à un internaute l’interrogeant sur la création de la commission décidée par
Patrick de Carolis confirme :
«
Je suis pour, des deux mains ».
Pourtant, il fut un temps, pas si éloigné que cela, où ce dernier affirmait, toujours sur son blog et dans un article intitulé «
Le dessin de Plantu » :
Mardi 1 juillet 2008 à 11:53 par
Charles Enderlin
:
«
Ni France 2 ni moi[-]même ne pouvons nommer de commission d’enquête
» (sic !).
A quel moment faut-il le croire ? Est il si perdu pour changer d’avis de mois en mois !!! Ou faut[-]il enregistrer un récent lâchage de la part de la direction générale de
France Télévisions à l’encontre [sic] de ce journaliste pourtant qualifié de chevronné par ses pairs si empressés, alors, à signer une pétition en sa faveur ?
Il est par ailleurs intéressant de noter que la commission cré[é]e aura, forcément «
les garanties de sérieux, d’indépendance et de professionnalisme » (
France Télévisions ne pourra faire moins) que
Charles Enderlin
réclame [sic] et qu’il lui sera donc difficile de contester ses conclusions.
Loin de vouloir établir une liste exhaustive de ses zigzags, un dernier point important est à relever. Depuis septembre 2000 les "blessures" de
Jamal Al-Dura ont été filmé[es] sous tous les angles par les soins du caméraman de
France 2, puis diffusé[e]s librement sur les ondes hertziennes de la chaîne. Mais pas seulement. Un médecin israélien, de par ce fait [sic], a décidé de participer au débat en y rajoutant [sic] le dossier médical de
Jamal Al-Dura lorsqu’il [sic] fut son patient lors de [sic] l’année 1992. Un ajout primordial [sic] qui ne peut que confirmer ou infirmer l’authenticité de ces blessures. Ce qui n’a pas l’air de plaire à
Charles Enderlin
si l’on se fie à ce qu’il écrit sur son blog.
«
Il faut souligner que le médecin israélien en question n’a jamais contacté Jamal a Dura pour lui demander l’autorisation de lever le secret médical et publier son dossier. (…) Visiblement, pour lui le secret médical n’existe pas lorsqu’il s’agit d’un palestinien
».
On mentionnera, outre le fait que semble[-]t-il le secret médical ne doit agir [sic] qu’à l’encontre des opposants à la ligne d’Enderlin, qu’un racisme anti-palestinien -dixit ce dernier- estampille [! sic] forcément le médecin israélien.
Comme on peut le voir par cette petite analyse, l’envoyé de
France 2 en terre sainte ne sait plus vraiment quel doit être son axe de défense. Il louvoie tellement que l’on peut affirmer sans se tromper qu’il est en proie à un véritable stress quant à l’issue de cette affaire.
© Victor Perez
Mis en ligne le 23 septembre 2008, par
M. Macina
, sur le site upjf.org