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A-Dura/France-2/Karsenty: depuis l'arrêt de la Cour d'appel du 21 mai 2008

Non, le petit Mohammed al-Dura ne vend pas des tomates sur le marché de Khan Younes, Ch. Enderlin
08/07/2008

A l’occasion du ratissage profond que j’effectue sur le Web, pour détecter les dizaines de textes, encore inconnus du grand public, afférents à cette ténébreuse affaire, j’ai découvert l’article qui suit. Il date de début juin 2008. Il ne vaut pas grand-chose sur le plan documentaire, mais il en dit long sur la mentalité de son auteur ! (Menahem Macina).

 7 juin 2008

 

Texte repris du site France-Palestine

 

 

Le texte publié par Dominique Vidal, "Acharnement contre Charles Enderlin", a suscité de nombreux commentaires sur ce blog [Nouvelles d’Orient]. Charles Enderlin a souhaité apporter sa contribution.

 

Le procès est kafkaïen. Je dois prouver que l’absurde est faux. Que des rushes filmés par un cameraman sous le feu ne sont pas l’équivalent d’une caméra de surveillance, comme dans un supermarché…

Oui, Talal Abou Rahmeh, le correspondant de France 2 à Gaza, n’a filmé que ce que les circonstances permettaient.

Non, le petit Mohammed al-Dura ne vend pas des tomates sur le marché de Khan Younes. Il est enterré depuis le 30 septembre 2000 dans le cimetière du camp de réfugiés Al Boureij.

Son père, Jamal, excédé par la campagne de diffamation, est prêt à l’exhumer pour prouver qu’il est bien mort… Il a beau montrer ses cicatrices, ses dossiers médicaux de Gaza et de l’hôpital militaire d’Amman — où il a reçu la visite du roi Abdallah de Jordanie —, "on" l’accuse d’avoir, sourire aux lèvres, joué la comédie de la mort de son fils… "On", ce sont des "experts" en chambre, à Paris et ailleurs, qui n’ont jamais assisté à une scène d’Intifada. Sans avoir, à aucun moment, mis les pieds à Gaza, ils ont découvert ce que les services de renseignements israéliens ne soupçonnaient pas : des centaines de Palestiniens ont mis en scène le plus grand attentat médiatique de l’histoire, devant une position israélienne occupée par plus d’une douzaine de militaires…

Selon le Shin Beth, la sécurité intérieure israélienne, Talal n’est soupçonné d’aucune activité subversive.

Une enquête sérieuse sur la mort du petit Mohammed ? Elle est nécessaire. France 2 y est prêt — et le répète depuis sept ans —, à condition qu’elle soit réalisée selon les standards internationaux. Mais, visiblement, l’armée israélienne n’en veut pas. Elle a classé "secret défense" son rapport interne sur la mort de cet enfant palestinien, comme s’il s’agissait de l’arme atomique…

Un de mes accusateurs, m’a proposé le marché suivant :

« Tu peux encore t’en sortir en lâchant Talal. Je peux t’aider dans un scénario dont tu pourrais sortir meurtri, mais pas mort. Si tu choisis de persévérer dans l’erreur, je continuerai à faire en sorte que tu en crèves, professionnellement s’entend. »

C’est le véritable objectif de cette campagne : prouver que les Palestiniens tuent leurs propres enfants ou jouent la comédie. Dans le conflit au Proche-Orient, il n’y a que des assassins et des victimes.

 

© Charles Enderlin

 

Mis en ligne le 8 juillet 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org