Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
A-Dura/France-2/Karsenty: depuis l'arrêt de la Cour d'appel du 21 mai 2008

Circling the Wagons around Charles: Le Nouvel Obs calls for Solidarity with their colleague
06/06/2008

06/06/08

Circling the Wagons around Charles:
Le Nouvel Obs calls for Solidarity with their colleague under attack

Sur le site du prof. Richard Landes Augean Stables

 

I put up the following astonishing “public letter of support” for Charles, that paragon of journalistic virtue who is inexplicably allowed to be the target of criticism from people who are not part of the clique. It’s classic ad hominem with no regard for the evidence. In the future, these cosigners will be part of a list of ignominy, the in-crowd that kept the al Durah affair from seeing the light of day for so long. Amazing.

Text in French followed by English translation (mine, subject to correction), followed by the names of signatories.

Comments welcome.

APPEL
Pour Charles Enderlin

NOUVELOBS.COM | 04.06.2008 | 15:39

Sept ans. Voilà sept ans qu’une campagne obstinée et haineuse s’efforce de salir la dignité professionnelle de notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jerusalem. Voilà sept ans que les mêmes individus tentent de présenter comme une “supercherie” et une “série de scènes jouées” , son reportage montrant la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs venus de la position israélienne, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, lors d’un affrontement entre l’armée israélienne et des éléments armés palestiniens.

Le 19 octobre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé le principal animateur de cette campagne, Philippe Karsenty, coupable de diffamation.

L’arrêt rendu le 21 mai par la cour d’appel de Paris, saisie par Philippe Karsenty reconnaît que les propos tenus par ce dernier portaient “incontestablement atteinte à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information” mais admet, curieusement, la “bonne foi” de Philippe Karsenty qui “a exercé son droit de libre critique” et “n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression”. Cet arrêt qui relaxe Philippe Karsenty nous surprend et nous inquiète.

Il nous surprend, car il accorde la même crédibilité à un journaliste connu pour le sérieux et la rigueur de son travail, qui fait son métier dans des conditions parfois difficiles et à ses détracteurs, engagés dans une campagne de négation et de discrédit, qui ignorent tout des réalités du terrain et n’ont aucune expérience du journalisme dans une zone de conflit.

Il nous inquiète, car il laisse entendre qu’il existerait désormais à l’encontre des journalistes une “permission de diffamer” qui permettrait à chacun, au nom de la “bonne foi”, du “droit de libre critique” et de la “liberté d’expression” de porter atteinte impunément “à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information”.

Au moment où la liberté d’action des journalistes est l’objet d’attaques répétées, nous rappelons notre attachement à ce principe fondamental, pilier de la démocratie et nous renouvelons à Charles Enderlin notre soutien et notre solidarité.

Paris, 27 mai 2008

English Translation:

APPEAL
For Charles Enderlin
NOUVELOBS.COM | 04.06.2008 | 15:39

Seven years. It’s now seven years that a obstinate and hateful campaign has tried to tarnish the professional dignity of our colleague Charels Enderlin, correspondent for France2 in Jerusalem. For seven years the same individuals have attempted to present as a “hoax” and a “series of staged scenes” his report showing the death of Mohammed al-Doura, 12 years old, killed by fire coming from the Israeli position on the 30 of September 2000 in the Gaza Strip during a confrontation between the Israeli army and armed Palestinians.

On the 19 of October 2006, the correctional tribunal of Paris had judged the principle animator of this campagne, Philippe Karsenty, guilty of defamation.

The decision rendered on the 21 of May by the appeals court of Paris, invoked by Philippe Karsenty recognizes that the claims made by him “unquestionably struck at the honor and professional reputations of the information professionnels” but admits, curiously, that the “good faith” of Philippe Karsenty, who “exercised his right to free criticism” and “did not transgress the limits of free speech.” This decision which exonerates Philippe Karsenty both surprises and worries us.

We are surprised, because it grants the same credibility to a journalist known for the seriousness and rigor of his work, who exercises his profession in sometimes difficult conditions, and to his detractors, engaged in a campaign of negation and discrediting, who ignore all the realities of the terrain and have no experience of reporting from a conflict zone.

It worries us, because it gives permission in the future for a “permission to defame” journalists, which would permit anyone, in the name of “good faith” and “the right of free criticism,” to strike with impunity at the “honor and reputation of information professionals.”

At a time when the freedom of action of journalists is the object of repeated attacks, we invoke our attachment to this fundamental principle, pillar of democracy and we renew our support and solidarity with Charles Enderlin.

Paris, 27 of May 2008

Pour soutenir cet appel, cliquer ici

Les premiers signataires

Farid Aïchoune (Le Nouvel Observateur), Josette Alia (Le Nouvel Observateur), Claude Angeli (Le Canard Enchaîné), Max Armanet (Libération), Association du Prix Albert Londres, Claude Askolovitch (Le Nouvel Observateur), René Backmann (Le Nouvel Observateur), Luc de Barochez (Le Figaro), Frédéric Barreyre (France Inter), Nebia Bendjebbour (Le Nouvel Observateur), Michel Bôle-Richard (Le Monde), Christophe Boltanski (Le Nouvel Observateur), Nicolas Brimo (Le Canard Enchaîné), Hervé Chabalier (Capa), Alain de Chalvron (France 2), Patrice Claude (Le Monde), Sylvain Cypel (Le Monde), Olivier Da Lage (RFI), Jean Daniel (Fondateur du Nouvel Observateur, écrivain), Sara Daniel (Le Nouvel Observateur), Christian Dauriac (FR3), Gilles Delafon (Le Journal du Dimanche), Grégoire Deniau (France 24), Jack Dion (Marianne), Mireille Duteil (Le Point), Kathleen Evin (France Inter), Didier François (Europe 1), Pierre Ganz (RFI), Alain Girard (Ouest France), Martine Gozlan (Marianne), Gérard Grizbec (France2), Jean-Claude Guillebaud (Journaliste et éditeur), Henri Guirchoun (Le Nouvel Observateur), Gilles Grandpierre (L’Union de Reims) Vincent Hugeux (L’Express), Jean-Marc Illouz (France 2), Erwan Jourand (AFP), Jacques Julliard (Le Nouvel Observateur), Sammy Ketz (AFP), Serge Kovacs (France 3), Michel Labro (Le Nouvel Observateur), Jean Lacouture (Ecrivain), Serge Lafaurie (Le Nouvel Observateur), Loïc Lemoigne (France 3), Gwenaëlle Lenoir ( France 3), Manon Loizeau, Alain Louyot (L’Expansion), Guillaume Malaurie (Le Nouvel Observateur), Jean-Paul Mari (Le Nouvel Observateur), Robert Ménard (Reporters sans frontières), Agnès Molinier (Présidente de la Société des journalistes de France 2), Denis Olivennes (Le Nouvel Observateur), Claude Perdriel (Le Nouvel Observateur), Pierre Prier (Le Figaro), Jonathan Randal (Washington Post), Philippe Rochot (France 2), SCAM (Société civile des auteurs multimédia), Société des Journalistes de France 2, Syndicat SNJ-CGT de France Télévisions, Maurice Szafran (Marianne), Marcel Trillat (Journaliste), Pierre Weill (France Inter), Franck Weill Rabaud (RFI), Wiaz (Le Nouvel Observateur).

• Théo Klein (Avocat, ancien président du CRIF), Régis Debray (Ecrivain, directeur de la revue Medium), Hubert Vedrine, (a.ncien ministre des affaires étrangères), Guillaume Weill-Raynal (avocat) soutiennent cet appel de journalistes.

 

© Augean Stables

 

Mis en ligne le 6 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org