[*] "Al-Dura : Ph. Karsenty fera-t-il les frais du prochain «Jeudi Investigation» de Canal+ ?"; Voir aussi : "Les investigateurs de l’Affaire Al-Dura, sur la liste des "faussaires de la Toile", sur Canal+"; [**] Elisabeth Lévy et Gil Mihaely, "Mohammed AlDoura et le parti des médias. Image de guerre ou guerre des images ?", sur le blogue d’E. Lévy, reproduit sur le site de l’Upjf, avec mes commentaires; [***] (Commentaire de raffoul 18.04.08): « Co-responsables du magazine Jeudi Investigation, nous avons le plaisir de vous alerter sur l’enquête que nous diffusons jeudi prochain sur Canal plus rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’info. Et surtout le plaisir de pouvoir ainsi répondre à un certain nombre de vos interrogations. NOUS AVONS FAIT L’ENQUETE. L’enquête terrain réclamée par Billy Boy sur votre site. Nous vous invitons donc volontiers à visionner notre enquête et vous pourrez ainsi constater par vous même que le petit Mohamed est bien mort, tué par balles, le 30 septembre 2000. Confraternellement, Emilie Raffoul et Stéphane Haumant ».
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Le texte qui suit est celui d’une vidéo - vraisemblablement, l’enregistrement intégral de l’émission « Jeudi Investigation », de Canal Plus -, mise en ligne sur le site Dailymotion.
Nota : Les passages en rouge visent à souligner les propos significatifs ou exorbitants. Je n’ai pas le temps de les commenter.
Narrateur
A la fin de l’année 2000, sur le Web, il [Enderlin] va se faire traiter de tous les noms : menteur, nazi. La campagne menée contre le journaliste est d’une rare virulence. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est un de ses scoops, diffusé le 30 septembre 2000.
Journal de France 2 du 30 septembre 2000 [extrait]
L’embrasement a gagné toute la Cisjordanie et la bande de Gaza
Narrateur
Ce jour-là, Enderlin a envoyé à Gaza Talal Abu Rahma, l’un de ses caméramans. Soudain une fusillade éclate entre milices palestiniennes et soldats israéliens. Un père et son fils sont pris entre les deux feux.
Voix d’Enderlin :
« Ici Jamal et son fils, Mohammed, sont la cible de tirs venus de la position israélienne. Mohammed a douze ans. Son père tente de le protéger. Il fait des signes, mais une nouvelle rafale : Mohammed est mort et son père gravement blessé. »
Narrateur
C’est la première fois qu’une caméra filme les derniers instants d’un enfant palestinien, victime collatérale du conflit. Prises dans les débuts de la seconde Intifada, ces images vont choquer l’opinion mondiale. Le petit Mohammed Al-Dura devient un symbole, utilisé par la propagande palestinienne. Un symbole insupportable aux yeux de certains radicaux pro-israéliens. Grâce au Web, ils vont réussir à mettre en doute l’authenticité du reportage du journaliste de France 2. Mohammed al-Dura ne serait pas mort, son père n’aurait pas été blessé, Mohammed serait vivant. A leurs yeux, Charles Enderlin serait un falsificateur de l’actualité.
Direction Jérusalem. En poste dans la Ville sainte depuis 30 ans : Charles Enderlin [qui apparaît à l’écran, au volant de sa voiture]. La levée de boucliers contre son reportage a bouleversé sa vie et celle de ses proches.
Enderlin
Ç’a été pour la famille assez difficile. Pendant la première année, nous avons reçu des menaces de mort, et sur les conseils de la police de Jérusalem, nous avons fait appel à une société de gardiennage qui, la nuit surtout, a surveillé les abords de notre domicile. Après ç’a été les campagnes de téléphone, de courriels, de haine.
Narrateur
Un homme sous pression depuis 7 ans. Aujourd’hui poursuivi par la rumeur de bidonnage, le journaliste de France 2 s’en tient au témoignage de son caméraman et à sa propre enquête.
Enderlin :
Dans les jours qui ont suivi, j’ai regardé la cassette originale, lorsque je l’ai reçue à Jérusalem ; image par image ; j’ai rappelé encore une fois Talal [Abu Rahma, le caméraman de France 2] ; j’ai fait une tournée du côté de Netzarim, et effectivement, pour moi y’avait pas photo : tout correspondait à la version qui m’était donnée par Talal ET par d’autres journalistes palestiniens qui étaient sur place.
Narrateur
Ce n’est pas ce que pense Richard Landes, un historien américain, spécialiste du Moyen-Âge. Son blog, "Second Draft", est l’un des fers de lance de l’offensive menée contre le journaliste. Dans un film, intitulé "Palliwood", contraction de Palestine et Hollywood, l’historien affirme que la mort du petit al-Dura serait une mise en scène. Il va plus loin. Selon lui, la majorité des images du conflit seraient scénarisées : fausses émeutes, faux blessés, des fictions qui seraient conçues par des Palestiniens, avec la complicité des médias occidentaux ; objectif : diaboliser Israël. Richard Landes n’a jamais été sur le terrain, et pourtant, il est catégorique.
Landes
Pallywood, pour la plupart, c’est des scènes
c’est du jazz [sic]. Tu vois, moi je suis là, et je fais : « Ahhhhh
» et je tombe par terre. Il y a des gens qui arrivent et qui m’emmènent en ambulance. Et voilà une saynète.
Narrateur
L’objectif politique de Pallywood, c’est quoi ?
Landes
C’est de
to frame, de cadrer l’histoire du Proche-Orient avec un Goliath israélien et un David palestinien. C’est les Palestiniens qui sont les braves victimes, qui essaient de confronter [lire : affronter] les Israéliens avec leurs petites pierres, et les Israéliens, avec leurs chars, qui tirent sur des enfants, et qui sont cruels, aussi cruels que les nazis.
Narrateur
Au cur de sa démonstration, la mort d’al-Dura. L’historien l’a décortiquée image par image. Pour lui, tout indiquerait que c’est une manip.
Landes [en anglais, traduit]
Si l’enfant a saigné d’une blessure à l’estomac [en fait : au ventre], pendant plus de 20 minutes, comme le prétend le rapport de l’hôpital, pourquoi, dans les images du caméraman, on ne voit aucune trace massive de sang ?
Narrateur
Autre sujet de suspicion : les dernières images tournées de l’enfant. Alors que les tirs mortels l’ont déjà atteint, on y voit le petit Mohammed lever lentement son bras droit. Selon le blogueur [le prof. Landes], il jetterait même un regard de connivence au caméraman.
Landes
Si on se dit : ou il est touché parce qu’il a été atteint par une balle, ou il est touché parce qu’on lui a dit de se coucher comme s’il était atteint par une balle. La deuxième hypothèse est de loin la plus probable.
Narrateur
A l’entendre, le petit Mohammed al-Dura ne serait donc pas mort. Pour en avoir le cur net, direction Gaza, à deux heures de route de Jérusalem. Un corridor de béton : l’accès à la bande de Gaza est sous étroite surveillance de l’armée israélienne, qui redoute les attentats-suicide du Hamas. Entrées et sorties se font au compte-gouttes et à pied. Mohammed al-Dura est mort à quelques kilomètres d’ici, au carrefour de Netzarim. Sur place, plus aucune trace du mur où s’abritaient le père et son fils. Vue du fortin où se trouvaient les soldats israéliens. Tout a été rasé par l’armée israélienne, quelques jours après la fusillade.
Mohammed Kadra est brancardier. C’est lui qui, le 30 septembre 2000, a ramassé le petit al-Dura. Sa description des événements ne colle pas vraiment avec l’idée d’une mise en scène de cinéma.
Mohammed Kadra, brancardier
Nous étions à peu près une vingtaine d’ambulances. On a vu un enfant avec son père au milieu de la fusillade, et aucun d’entre nous ne pouvait intervenir. J’ai finalement décidé d’y aller ; ça tirait dans tous les sens, les balles ricochaient par terre, ça projetait des cailloux sur nos visages.
Narrateur
Au cours de l’échange de tirs, plusieurs Palestiniens vont être tués. Coup du destin : l’enfant et son père, qui revenaient du marché, sont pris entre les deux feux pendant près de 45 minutes. Quand le brancardier va les chercher, le père est grièvement blessé ; pour l’enfant, il est trop tard.
Mohammed Kadra, brancardier
L’enfant gisait par terre, face contre le sol. Je l’ai retourné, et j’ai vu que ses intestins étaient à l’extérieur de son ventre, alors je l’ai pris et je l’ai mis dans l’ambulance.
L’intervieweur [en arabe]
L’enfant était mort ou vivant ?
Mohammed Kadra
Le garçon était mort ; tous ses intestins étaient répandus sur le trottoir.
Narrateur
Quelques minutes plus tard, le brancardier va emmener l’enfant à l’hôpital Shiffa. Dans la salle des archives de l’établissement, nous avons pu avoir accès au certificat médical de décès, daté du 30 septembre 2000, de Mohammed al-Dura. [La caméra montre le document, rédigé en arabe, mais quasiment illisible, puis, la mention, mise en exergue : "Fils de Jamal al-Dura"].
Le médecin [jeune adulte, arborant une barbe soigneusement taillée, façon militant du Hamas, n’est pas identifié ; ce qui est sûr c’est qu’il diffère du tout au tout de celui – largement plus âgé - qui figurait dans des extraits de vidéos antérieures].
L’enfant est arrivé mort. Il avait été touché au ventre par des balles. D’après le rapport du médecin légiste, les intestins étaient sortis du ventre.
Narrateur
Transféré, après son arrivée, à la morgue, voici, montrées pour la première fois [en fait, on les a vues, à plusieurs reprises, sur des vidéos antérieures], les photos, faites lors de l’examen post mortem. [La première montre la partie supérieure du corps de l’enfant, y compris son visage ; la seconde, très floue, montre le ventre horriblement ouvert d’un enfant - dont on ne voit pas le visage, nous devons donc croire qu’il s’agit du même ; la troisième montre le même enfant en vue plongeante, on distingue des plaies qui ressemblent vaguement à celles de la prise vues précédentes, mais qui sont rendues indéchiffrables en raison d’étranges zones noires – un cliché visiblement trafiqué ; le tout ressemble davantage à un corps qu’on vient d’ouvrir aux fin d’autopsie, qu’à celui d’une victime de blessures par balles.] Pour les médecins, Mohammed a reçu plusieurs balles d’armes automatiques, à la poitrine et à l’abdomen.
L’autre victime, c’est Jamal al-Dura, le père de Mohammed. Il vit dans un camp de réfugiés, situé à Gaza City. Dans son grand salon, le père vit dans le culte de son fils disparu. Affiches, timbres : le monde arabe a su habilement exploiter la mort du petit Mohammed. Sur Internet, on prétend que le père n’a jamais été blessé en 2000 ; et pourtant
Jamal al-Dura
Tout mon corps est couvert de cicatrices, de traces d’impacts. [il se déshabille et exhibe ses cicatrices devant la caméra].
Narrateur
Le père a reçu plusieurs balles, notamment au bras, ainsi que de multiples éclats aux jambes. Mais pas seulement.
Jamal al-Dura
La plus grande blessure, c’est là [il baisse son pantalon et montre une grande et très impressionnante cicatrice à l’aine droite]. La balle est sortie par derrière : tous les os du bassin ont été brisés.
Narrateur
Retour à Jérusalem. Nous nous rendons dans les bureaux de B’tselem, une organisation juive de défense des droits de l’homme. B’tselem recense les victimes de chaque camp. Pour eux, Mohammed al-Dura fait bien partie des morts répertoriés par l’organisation. Et c’est loin d’être le seul enfant. Depuis 2000, 863 mineurs palestiniens ont été tués au cours du conflit.
Jessica Montell, directrice de B’tselem
Vous avez toutes sortes de cas. Des enfants en train de lire chez eux et qui sont tués par un missile. Vous avez des enfants qui jettent des pierres et qui prennent part aux émeutes en jetant des cocktails Molotov, ou qui transportent des armes. Certains enfants participaient aux hostilités, mais la grande majorité n’étaient pas impliqués quand ils ont été tués.
Narrateur
Les tentatives de déboulonnage du symbole al-Dura n’ont rien d’étonnant, aux yeux de l’organisation israélienne.
Jessica Montell
Mohammed al-Dura est un symbole très puissant dans cette guerre de propagande. Alors, ça ne me surprend pas qu’Israël, ou des supporters d’Israël, puissent essayer de neutraliser le pouvoir de cette image.
Narrateur
Aujourd’hui, les autorités israéliennes ne souhaitent pas s’exprimer sur la polémique. Au lendemain de la fusillade, l’armée avait admis la mort du petit enfant, tout en rejetant la faute sur les Palestiniens.
Olivier Rafovitch, Porte-parole de Tsahal [au lendemain des faits¤
Les événements vont trop vite [???] Nous avons ouvert une enquête, hier soir, afin de vérifier ce qui s’est passé durant cet incident. Et permettez-moi ajouter que les Palestiniens ont été les premiers à ouvrir le feu, à engendrer la violence, et malheureusement, c’est le prix de la violence.
Narrateur
Le petit Mohammed est bel et bien mort, mais qu’importe : la rumeur de bidonnage, relayée par le Web est aujourd’hui de plus en plus populaire. [On aperçoit les conférenciers d’un symposium organisé par ???]
Nous sommes à Paris, en décembre dernier [2007] ; le blogueur Richard Landes est invité par une association culturelle juive. Très écouté, celui qui réécrit l’histoire présente l’épisode al-Dura comme un faux et même comme une résurrection du mythe antisémite du Juif tueur d’enfants.
Landes
Le petit Mohammed est devenu martyr uniquement par le fait d’avoir été tué par les Juifs.
Narrateur
Soudain, les organisateurs nous demandent d’arrêter de filmer : notre caméra gêne. Après discussion, nous sommes autorisés à filmer les conférenciers, mais pas le public : la méfiance est de mise.
Voix de femme
Moi je ne veux pas, à titre individuel, apparaître dans votre film, ni sur votre chaîne.
Autre femme
Moi, j’étais abonnée à Canal plus, je me suis désabonnée, parce qu’il y avait [inaudible] c’est à cause de leur [bip prolongé pour couvrir les propos émis]
Narrateur
Apparemment, ici, tous les médias sont suspectés de vouloir nuire à la communauté juive. Certains participants vont pourtant accepter de répondre à nos questions. Leur conviction est faite : Enderlin les aurait dupés.
Une assistante [à visage découvert]
Mohammed al-Dura, c’est une des plus grandes escroqueries de ce siècle. Et en France, on est en train de faire comme en Union Soviétique : on falsifie la réalité, on travestit les faits dans des buts de propagande.
Un participant [à visage découvert]
Mais oui, bien sûr, alors là, c’est un bidonnage plus que cent pour cent. Alors, petit à petit, je me suis fait une idée, et petit à petit, j’ai une espèce de haine contre Enderlin
Enderlin [dans son bureau de Jérusalem]
Le doute existe ; le doute a été semé ; et c’est ça qu’on n’arrivera jamais à lever, parce que personne n’ira jamais au fond des choses ; c’est le but de ces campagnes sur Internet.
Narrateur
Derrière la rumeur, il n’y a pas qu’un, mais tout un réseau de blogueurs. Parmi eux, un certain Philippe Karsenty. Cet homme d’affaires, conseiller financier, est l’un des chefs de file de la croisade menée contre Charles Enderlin.
Ph. Karsenty [l’un des orateurs invités au symposium dont on voit des images]
La communauté juive est en danger. Elle a été mise en danger par ces images : il est temps que les choses soient rectifiés et que nous n’ayons pas des ennemis de l’intérieur qui nous abattent.
Narrateur
Derrière les supposés « ennemis de l’intérieur », Philippe Karsenty vise clairement Charles Enderlin et ses soutiens. Karsenty orchestre ses attaques depuis Media-Ratings, un site Internet qu’il a créé et avec lequel il prétend analyser et noter, en toute impartialité, le travail des médias. Au nom de la soi-disant supercherie d’al-Dura, Karsenty va jusqu’à réclamer la tête d’Enderlin et celle de la directrice de l’information de France 2.
Face aux rumeurs du Net, Charles Enderlin n’a trouvé qu’une seule défense : les tribunaux. Celui qu’il poursuit pour diffamation, ce jour-là [vues prises au Palais de Justice], c’est Philippe Karsenty. Condamné, une première fois, en 2006, à verser mille euros d’amende, Karsenty fait aujourd’hui appel de cette décision. L’Américain Richard Landes est à ses côtés, ainsi qu’un troisième homme : un certain Stéphane Juffa [on voit ce dernier se frayant un chemin dans la foule de l’antichambre de la Salle d’audience de la Cour d’Appel de Paris]. Son agence de presse en ligne, la Ména, alimente les blogueurs en infos, documents, vidéos, qui répandent la rumeur du bidonnage. A défaut de fournir des preuves tangibles de ses accusations, Karsenty déplace le débat sur le terrain politique.
Philippe Karsenty [interviewé dans une salle des pas perdus de la Cour d’Appel de Paris]
Il faut vous dire une chose, c’est que l’Intifada a commencé sur cette image, le 11 septembre, c’est un an après. Donc les musulmans ont été totalement hantés par ces images, il est temps de la corriger
On peut lui accorder [à Enderlin] le bénéfice du doute que les images qui lui ont été envoyées, il ne s’est pas rendu compte qu’elles étaient mises en scène ; il les a montées pour en faire un reportage d’actualités, et ensuite, quand les premières critiques sont arrivées, il n’a pas voulu revenir sur ses propos précédents.
Narrateur
Pour mettre hors-jeu le journaliste de France 2, tous les coups semblent permis. Dans une interview, donnée récemment à un hebdomadaire de la droite dure et pure israélienne [Maqor Rishon], Philippe Karsenty n’hésite pas à déclarer [à l’écran défile le texte hébraïque dont le présentateur donne la traduction] :
« Les radios de la communauté juive n’ont pas voulu m’inviter, parce qu’il n’y avait pas Enderlin pour répondre. Donc j’ai dit : D’accord, vous avez besoin d’un débat équilibré : cinq minutes pour les Juifs, cinq minutes pour Hitler. »
Enderlin [toujours dans son bureau de Jérusalem]
C’est insupportable. Vous l’avez dit : je suis Juif, je suis Français, je suis Israélien ; je vis ici depuis bientôt 40 ans ; j’élève mes enfants dans le judaïsme, et des gens en France me traitent d’antisémite.
Narrateur
Enderlin, accusé d’être l’ennemi numéro un d’Israël et du peuple juif : un comble ! Mais il n’est pas le seul à être la cible de ces militants radicaux. Tous les journalistes qui ne couvrent pas le conflit palestino-israélien comme l’entendent ces activistes, sont attaqués sur le Web ; ce dont témoigne François Clémenceau, ex-correspondant d’Europe 1 à Jérusalem.
François Clémenceau, Journaliste d’Europe 1
On s’est rendu compte que ce n’était pas seulement Enderlin qui était visé, ce sont tous ceux qui, de près ou de loin, suivant les affaires du Proche-Orient, à Jérusalem, ils étaient pris en chasse par des amis de Karsenty et qui ne se sont jamais cachés d’être ses amis. Comme si on était non pas sous [l’il d’]une agence de notation de médias, ce qu’il a créé par la suite [ils s’agit de Média-Ratings], mais sous un filtre, une censure presque, qui nous obligeait soit à faire de l’autocensure, soit à nous dénoncer les uns les autres, ce qui était ignoble.
© Canal Plus
[Merci à Véronique Chemla, de Guysen International News, qui m’a aimablement informé de l’existence de cette vidéo.]
Mis en ligne le 18 mai 2008, par M.