4 décembre 2007
Texte anglais : "Shurat HaDin Petitions High Court to Revoke France 2 Television’s Press Credentials".
Sur le site de IMRA. http://www.imra.org.il/
Traduction française : Menahem Macina.
Le Cabinet d’avocats, Shurat HaDin, en Israël, a déposé aujourd’hui une requête auprès de la Haute Cour de Justice à Jérusalem, pour demander que le Bureau de Presse du Gouvernement soit contraint de révoquer les accréditations de l’équipe de télévision de France 2 et de son Chef de Bureau, Mr Charles Enderlin, suite aux actions judiciaires dans l’affaire Mohammed al-Dura.
Le 30 septembre 2000, deux jours après le début de la Seconde Intifada, la [chaîne de] Télévision [nationale] française diffusait dans le monde entier une séquence filmée montrant l’enfant palestinien, Mohammed al-Dura recroquevillé derrière son père. La séquence présentait al-Dura et son père comme cherchant à se mettre à l’abri durant un échange de tirs près du carrefour de Netzarim. Dans la séquence, Enderlin attribuait à Tsahal la mort de al-Dura, en dépit du fait qu’il n’était pas sur les lieux.
Les images que l’on pouvait voir dans cette diffusion, ajoutées au commentaire oral d’Enderlin, causèrent un grand choc dans le monde entier, une vague de condamnations de l’Etat d’Israël et un accroissement de la violence anti-israélienne en Israël. La Commission Or, nommée pour enquêter sur les « événements d’octobre 2000 », établit que la mort de al-Dura a causé des violences anti-israéliennes massives dans la communauté israélo-arabe et a eu un impact énorme sur le début des « événements d’octobre 2000 » et leurs dimensions.
Cependant, à mesure que le temps passait, il devint évident que la séquence filmée par Talal Abu Rahma, le caméraman palestinien de la chaîne [française], avaient été mise en scène à des fins de propagande palestinienne. Il était clair que les tirs en direction de al-Dura et de son père, ne pouvaient pas provenir de la position de Tsahal.
De plus, Enderlin induit les téléspectateurs en erreur, en prétendant que al-Dura a été assassiné par Tsahal, malgré les résultats indiscutables de nombreuses enquêtes indépendantes en cette affaire, y compris celle de la commission d’enquête officielle de Tsahal. Jusqu’à ce jour, Enderlin et la chaîne française campent toujours sur leurs positions.
En février 2007, Shurat HaDin adressa une lettre d’avertissement au directeur du Bureau de Presse d’Israël, Daniel Seaman, lui demandant de révoquer les accréditations de France 2, y compris celle d’Enderlin, jusqu’à ce que la chaîne française et Enderlin rétractent leurs allégations à l’encontre d’Israël, précisent que Mohammed al-Dura n’a pas été tué par Tsahal, et présentent leurs excuses à l’Etat d’Israël et à ses citoyens pour les énormes dégâts causés par les actes de la chaîne française et son équipe. Le directeur du Bureau de Presse, Daniel Seaman, répondit par une reconnaissance formelle du fait que Talal Abu Rahma avait bien mis en scène la séquence infâme de al-Dura. Seaman déclara que cette vidéo était une véritable accusation calomnieuse de crime de sang [blood libel] à l’encontre de Tsahal, et reconnut que la chaîne nationale était responsable de la vague sans précédent de violences anti-israéliennes et anti-juives.
Il faut noter que la lettre de Seaman constitue la première confirmation, par l’Etat d’Israël, qu’une fraude journalistique a été commise, au détriment de Tsahal, par France 2 Télévision. Toutefois, malgré ses conclusions, Seaman affirme qu’il n’est pas autorisé à révoquer les accréditations de presse de France 2.
Selon la directrice de Shurat HaDin, Nitsana Darshan-Leitner :
« Cette accusation calomnieuse moderne de crime de sang [blood libel] a eu pour résultat direct la mort de centaines de Juifs et d’Arabes, et a provoqué un incendie de haine envers Israël. Les images-vidéo de al-Dura ont été exhibées dans des manifestations anti-israéliennes jusqu’à ce jour, en Iran, dans le monde arabe, en Europe de l’Ouest, et dans les campus d’universités américaines, dans le seul but de faire monter la cote de France 2. C’est probablement la plus grande tromperie journalistique qui ait été perpétrée dans les dernières centaines d’années. Nous demandons que ceux qui sont responsables de ce délit, s’en excusent, ou assument les conséquences de leurs actes, pour que soient évitée, à l’avenir, la répétition de tels incidents, et surtout pour qu’il soit mis un terme à cette accusation calomnieuse de crime de sang, une fois pour toutes. Le Bureau de Presse du Gouvernement doit sauvegarder, dans cette affaire, un intérêt israélien manifeste. Il ne peut prétendre qu’il est habilité à accorder des accréditations de presse, mais pas à les révoquer. Nous espérons sincèrement que les juges de la Cour suprême tiendront uniquement compte des intérêts israéliens et obligeront le Bureau de Presse du Gouvernement à révoquer les accréditations de France 2. »
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Mis en ligne le 4 décembre 2007, par M.