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A-Dura / France-2 (développements récents)

Al-Dura: Enderlin promu par France 2 pour ses bons et loyaux services en cette affaire

28/11/2007
La nouvelle nous est aimablement signalée par Pierre Lurçat (Israël), que nous remercions ici. (Menahem Macina)

27/11/07

Dans un communiqué exclusif, la Ména révèle que la chaîne publique France 2 vient d’accorder à Charles Enderlin

« la "Promotion Filière", et de faire passer Enderlin au niveau professionnel 4 – le plus élevé – des journalistes qu’elle emploie... »

Et Stéphane Juffa de préciser:

« Les partisans de la démocratie et de l’ontologie [sic !] journalistique n’apprécieront que fort modérément cet avancement, qui survient précisément au moment où la justice française se penche sur ce qui fut la plus grande imposture de l’histoire de l’audiovisuel. »

L’information est intéressante, en effet, et révélatrice de l’arrogance de la chaîne qui fait ainsi un bras d’honneur à celles et ceux - officiels israéliens et juges inclus - qui osent remettre en cause la véracité du reportage de leur journaliste concernant l’affaire al-Dura.

Mais il est dommage que la Ména se croie obligée de conclure sa dépêche par la phrase suivante:

"A la Mena, nous avions détesté la remise du Prix Goebbels de la désinformation à Enderlin, et nous méprisons, avec tout autant de vigueur et de détermination, la promotion du même personnage dans les circonstances que nous connaissons."

Rappelons que cette manifestation a eu lieu le 2 octobre 2002, devant le siège de France 2, et que, comme chacun peut le constater en jetant un coup d’œil sur les deux clichés ci-dessous (calicots et diplôme), s’il s’agissait bien de la remise (sarcastique) d’un "Prix de la désinformation", le nom de l’ignoble Goebbels ne  figure sur aucun des calicots brandis par les manifestants, ni même sur le "diplôme" remis à France2 et à Charles Enderlin.

 
Photo Irène Elster 2 oct. 2002 (reproduction interdite sans autorisation)
 
 
Photo Irène Elster 2 oct. 2002 (reproduction interdite sans autorisation
 
Il est regrettable que la Ména, qui a tant contribué à faire connaitre la mise en scène - découverte par le physicien israélien, Nahum Shahaf et remarquablement déconstruite par le psychanalyste Gérard Huber, dans son livre "Contre-expertise d’une mise en scène" (2003) -, reprenne à son compte ce ragot - hélas inlassablement ressassé par une presse peu regardante sur la fiabilité des sources, dont elle relaye les informations sans les vérifier, au moins dans ce cas d’espèce.
 

Pour mémoire :

Dans mon article, intitulé "La Ména se fâche… pour rien. On lui répond… pour quelque chose", du 1er octobre 2002, j’écrivais :

« Si Stéphane Juffa (SJ) avait été plus attentif, il aurait remarqué que les récents communiqués (les seuls qui font foi), émis par le Collectif pour la Désinformation pour annoncer la manifestation, ne portent pas la mention «Prix Goebbels de la désinformation», mais bien «Prix de la désinformation». L’expression avait été envisagée par certains organisateur (il en était encore question, dans le mail de l’un d’entre eux... en date du 13 septembre, mais il n’apparaît pas dans les communiqués). (Voir le communiqué transmis, le 24 septembre, à reinfo-israel, par le Collectif contre la désinformation (France 2 et Enderlin, prix de la désinformation). »

Cette négligence est d’autant plus étonnante, que, dans son article du 17 janvier 2002, intitulé "Les tribunaux de la Charlemagne", Stéphane Juffa lui-même faisait référence au « communiqué émis par notre rédaction le 1er octobre 2002 », en rappelant :

« Nous y rejetons le lynchage par la rue d’un journaliste fortement soupçonné d’imposture dans l’exercice de son métier et de fauter [sic] des guerres, en expliquant qu’il appartient à l’enquête, au débat et à la justice de juger les hommes. Nous y condamnons la manifestation populaire qui, à ces motifs [sic], se préparait devant France Télévisions afin de remettre à Enderlin un "Prix de la désinformation" [remarquez l’absence de Goebbels]. Ce, en dépit du fait que c’était notre agence qui avait révélé les soupçons de corruption de l’information par l’intéressé et la chaîne qui l’emploie. »

De son côté, le 26 janvier 2007, Philippe Karsenty mettait en ligne, sur le Blogue France2-Al Doura, une "Mise au point nécessaire suite aux contrevérités diffusées, de façon répétitive, par la MENA", dans laquelle on peut lire :

« A trois jours de notre procès, pourquoi la MENA a-t-elle fait référence à un pseudo « Prix Goebbels » qui aurait été remis à Charles Enderlin et à France 2 ? Stéphane Juffa sait pertinemment que cela est faux (voir la photo au bas de la perle) et que ce prix s’appelait le « Prix de la désinformation ». Il sait aussi que c’est un faux argument que France 2 utilise pour diaboliser ses contradicteurs. Etonnamment, une fois que notre procès était passé, la MENA s’est souvenue de la correcte dénomination de ce prix.  »

Mis en ligne le 28 novembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org