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Dans son audience du 19 septembre 2007, confirmée par un arrêt du 3 octobre, la 11ème chambre de la Cour d’Appel de Paris demandait à France 2 de lui communiquer l’intégralité des images filmées le 30 septembre 2000, à Netzarim, par son caméraman, Talal Abou Rahma.
Peu avant, le 10 septembre 2007, le porte-parole de Tsahal adressait à France Télévision un courrier qui énonçait toutes les raisons « techniques » dégageant la responsabilité de l’armée israélienne dans la « mort » du jeune Al Dura.
Conscient de « tentatives de mises en scène médiatisées », il demandait, une nouvelle fois, une copie complète non montée du reportage de T.A. Rahma, « afin de découvrir la vérité ».
Cette lettre de Tsahal allait inciter la Cour d’Appel, qui siégeait quelques jours plus tard, à exiger de France 2 qu’elle lui remette ce que le Tribunal de 1ère Instance s’était gardé de lui demander en septembre 2006.
Et le 14 novembre prochain, soit 7 ans après les « faits », la Cour visionnera enfin (?) ces fameux rushs de 27 minutes qui, peut-être, diront la vérité cachée sur ce qui s’appelle désormais l’ « Affaire Al Dura » et laveront Ph. Karsenty de l’accusation d’avoir diffamé France 2.
Après Tsahal, c’était au tour de Daniel Seaman, directeur du bureau de presse du gouvernement israélien, de rendre publique, le 1er octobre, une lettre, avalisée par le département juridique du Premier ministre [*], qui qualifie de mise en scène le reportage de T.A. Rahma sur le meurtre, de sang froid, par l’armée d’Israël, le 30 septembre 2000, d’un enfant de 12 ans répondant au nom de Mohammed Al Dura.
Un patronyme qui allait devenir la réponse choisie d’Arafat, encouragé dans son intransigeance suicidaire par certaine excellence élyséenne, aux offres généreuses d’Ehud Barak.
Et une France 2 bénévole allait offrir une reconnaissance et une légitimité planétaires à cette réponse.
Un patronyme qui allait ainsi devenir l’étendard « moral » et le cri de ralliement haineux d’une guerre délibérément et cyniquement provoquée.
Un long calvaire qui allait faire plus de 5 000 morts dont un millier d’Israéliens.
Voilà pour des faits qu’un Israël, finalement plus pugnace, et un « climat » moins hostile en France, grâce à l’élection du nouveau Président de la République, permettront peut-être enfin de clarifier et dire, le cas échéant, si « Al Dura lex, semper lex ? », si « la Loi d’Al Dura est toujours la Loi ».
Une histoire suspecte
Mais sans attendre davantage, il faut interroger la répulsion des médias traditionnels à seulement évoquer cette affaire dans ses développements récents et risquer ainsi de déranger les mythes et les légendes qu’elle aura fécondés.
Questionner aussi leur indulgence trouble pour rester sourds à tous les doutes qui l’accompagnent depuis sa genèse, et leur inclination à diaboliser ceux qui les rapportaient et plaidaient pour un examen plus attentif et moins partial de cette controverse.
Comme si, à l’instar « des hommes qui croient ce qu’ils désirent » (Jules César), les médias avaient, eux aussi, envie de croire une histoire dont l’expérience régionale enseigne pourtant qu’elle risquait beaucoup, comme tant d’autres avant et après elle, d’être suspecte.
Il faut alors sonder leur cécité à soupçonner une possible imposture mort-née sans cette infirmité volontaire, et creuser leur besoin irrépressible d’instruire un pogrom médiatique permanent contre Israël.
Questionner leur désir compulsif de frapper d’illégitimité un Israël accusé, dans cette affaire, de commettre une forme nouvelle de crime rituel, et sevré de tribune pour s’en défendre.
Fouiller leur obsession morbide de répudier l’Etat juif de la famille des nations, comme hier des plumes haineuses répudiaient le Juif de la communauté des hommes.
Contester leur contribution criminelle à enfermer les Palestiniens dans le malheur des peuples exemptés du devoir de répondre de leur verbe et de leurs actes.
Leur rappeler aussi que « Celui qui porte aide aux méchants finit par le regretter » (Phèdre) et interroger enfin l’indignité d’une cause qui ne sait toujours pas marcher sans les béquilles de ses mensonges.
S’il ressortait un jour que la mort du petit Al Dura était une autre de ces misérables supercheries, les centaines d’enfants réellement morts de cette guerre ne rachèteraient pas l’imposture qui allait aider à « vendre » la « révolte » palestinienne à une opinion publique décervelée.
Le choix de la vérité, même par obligation
Un possible mensonge, gobé avec gourmandise par la communauté internationale, sans lequel il n’y aurait pas eu de guerre qui, hélas, mais tellement moins ici que dans tous les ailleurs dont personne ne se soucie, tue vraiment des enfants.
Parce qu’on ne bâtit pas la paix sur la tromperie et la calomnie, surtout celles qui construisent de son ennemi l’image déformée d’un monstre tuant et humiliant par plaisir, le devoir des Palestiniens est de choisir la vérité. De la dire, d’y vivre, et de naître enfin à leurs responsabilités et à une dignité toujours injuriée par la mise en scène de la mort d’un enfant.
La charge de leurs vrais amis est de les aider à répondre de leur manière d’habiter le monde, et de les y contraindre, si nécessaire.
Parce que
« Personne n’est assez insensé pour préférer la guerre à la paix ; en temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères ; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils » (Hérodote).
Et pour qu’enfin, dans cette région martyrisée par les faux martyrs, on n’ait plus à craindre que,
« plus une calomnie est difficile à croire, plus, pour la retenir, les sots ont de la mémoire » (Casimir Delavigne).
Isaac Franco
© Primo
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Note de la Rédaction d’upjf.org
[*] A en croire des journalistes israéliens généralement bien informés, le directeur du GPO a pris cette initiative à titre personnel et sans en référer aux instances gouvernementales compétentes. Mais peut-être I. Franco a-t-il des informations dont nous ne disposons pas.
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Mis en ligne le 6 novembre 2007, par M.