Dans le
«Projet de loi des finances pour 2005. Affaires européennes», un tableau représente les soldes nets, en 2003, des pays qui constituaient l'Europe à cette date. Le
«solde net» représente la différence entre la contribution d'un pays au budget européen et ce qu'il reçoit en retour.
Ainsi, les pays suivants ont un solde net négatif :
- Allemagne
moins 8 566 M
- Royaume-Uni 3 755
- Pays-Bas 2 923
* France 1 725 - Italie 1 093
- Suède 1 047
- Autriche 359
- Danemark 283
Et les pays suivants ont un
solde net positif :
- Grèce
plus 3 322 M
- Portugal 3 476
* Espagne 8 455Le rapporteur précise :
«En revanche, l'Espagne, le Portugal, la Grèce et l'Irlande sont bénéficiaires nets en raison des fonds culturels dont ces pays bénéficient largement (sic)
».
Commentaires1°) L'Espagne est, de très loin, le plus important bénéficiaire net de toute l'Europe.
Dans ces conditions, l'ingratitude n'était pas de mise. Pourtant, 2 Espagnols sur 3 sont «ingrats» et parler du grand succès du «oui» est abusif.
2°) La contribution de chaque pays est fondée sur son PIB. En d'autres termes, nous retrouvons le principe qui régit notre économie : plus nous travaillons, plus nous produisons de richesses, plus il faut les redistribuer… Interrompons là le commentaire.
3°) Pour le moment, il est prévu une contribution supplémentaire de 4 milliards d'Euros pour les 2 prochains pays qui feront leur entrée [dans l'Europe], et 36 milliards pour la Turquie. Ce qui signifie que le solde net de la France ne peut qu'augmenter. Mais notre Président ne nous le dit pas.
© Gabriel LévyMis en ligne le 02 mars 2005 sur le site www.upjf.org.