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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu'au 15 novembre 2007

Les déclarations d'officiels israéliens contribueront-elles à faire éclater la vérité dans l'affaire Enderlin-France 2 ?
11/01/2007

Mis en ligne le 10 janvier 2007







Le 19 octobre 2006, nous avons été condamné pour diffamation à l'encontre de France 2 et de Charles Enderlin, malgré les réquisitions du procureur qui avait demandé notre relaxe.

Nous avons bien évidemment fait appel de ce « jugement ».

Dans son jugement, le Président Joël Boyer avait écrit, puis répété, que l'argument qui plaidait en faveur de France 2 était que jusqu'à présent, aucune autorité officielle n'avait jamais demandé à voir les images ou contesté le reportage de France 2.


Cette affirmation était inexacte, comme de nombreuses autres contenues dans ce jugement. Ainsi, Raanan Gissin, alors qu'il était le porte-parole d'Ariel Sharon, avait demandé en mai 2005 les 27 minutes d'images de France 2. Pour lire la lettre officielle de Raanan Gissin, cliquez ici. Charles Enderlin avait, sans justification, refusé de lui remettre les images.


Voici maintenant que certaines autorités officielles commencent à s'exprimer publiquement au sujet de l'équipe constituée du caméraman, Talal Abou Rahma, du commentateur Charles Enderlin, et du diffuseur, France 2.

C'est ainsi que nous vous invitons à découvrir le reportage « LA FIN D'UN MYTHE » sur la chaîne de télévision en ligne Infolive.tv.

Le nouveau rebondissement de l'affaire Enderlin –France 2 est présenté comme suit :

« L'affaire Al-Doura refait surface et six ans après les faits, les langues se délient. De hauts responsables israéliens dénoncent en exclusivité devant les caméras d'Infolive.tv une manipulation médiatique qui avait fait beaucoup de tort à Israël. »


Pour voir le reportage en français, cliquez ici.

Pour voir le reportage en anglais, dont le sous-titrage est plus précis, cliquez ici.


Ce reportage a été réalisé lors de la conférence d'Herzliya, le 18 décembre 2006. Lors de cet événement, Philippe Karsenty, président de Media-Ratings, a présenté l'affaire Enderlin – France 2 aux officiels israéliens.

Dans ce reportage, vous pourrez notamment voir Daniel Seaman, directeur du Bureau de Presse Gouvernemental israélien, s'exprimer ainsi :

« Cette histoire de Mohamed Al Doura ne repose sur aucun des critères requis en journalisme professionnel. Les seules balles que l'on voit dans le film partent dans la direction opposée à celle où se trouvent les soldats. »

Les images ne corroborent pas ce que le journaliste français [Charles Enderlin] dit. C'est-à-dire qu'on ne voit pas de soldat israélien tirer dans la direction de l'enfant.

Plus grave encore, le journaliste français ne se trouvait pas physiquement sur les lieux où se seraient déroulés les actes qu'il impute à l'Etat d'Israël. Il a fondé toutes ses informations sur les propos de son caméraman Talal Abou Rahma alors que nous disposons d'assez d'informations pour dire que cet homme est un menteur, qu'il a trafiqué les images et que son unique but était de diffamer l'Etat d'Israël.

Dans leurs images, on voit des séquences mises bout à bout par Talal Abou Rahma dans lesquelles on voit des palestiniens se faire soi-disant blesser par des soldats de Tsahal.

Ensuite, dans une autre image, on voit la famille Al Doura [Mohamed et Jamal Al Doura] qui patiente avant d'entrer en spectacle, et j'insiste sur le mot spectacle qu'a mis en scène Talal Abou Rahma pour accuser les forces de Tsahal.

Il y avait sur places des images, des rushes pris par l'Associated Press et Reuters qui sont très intéressantes. Leurs journalistes étaient sur place et personne n'a vu cet événement. Un événement où se serait déroulé une scène aussi tragique, ils ne l'auraient pas vu. Aucun autre caméraman ne l'a vue.

Si c'est sur cela que la télévision française construit son reportage, elle est criminelle.


Avant de poursuivre :

« Il y a quelques années, Charles Enderlin a exigé que nous nous rétractions et que je me rétracte personnellement et que je retire les propos que j'avais tenus dans Libération. Il a même demandé pourquoi l'Etat d'Israël ne l'avait pas poursuivi. »

Il a menacé que si l'Etat d'Israël ne faisait pas quelque chose à ce sujet, il me poursuivrait.

Nous nous sommes réunis avec les conseillers juridiques du bureau du Premier ministre et nous sommes arrivés à la conclusion qu'il ne valait pas la peine que le gouvernement poursuive un média.

Mais nous avons décidé que nous ne nous rétracterions pas. Et si Charles Enderlin se sent blessé, il peut prendre les recours juridiques qui lui semblent bons. C'est-à-dire que s'il souhaite poursuivre l'Etat d'Israël, qu'il en fasse ainsi.

Mais nous ne reviendrons pas sur le fait que l'histoire de Mohamed Al Doura n'est pas exacte comme elle a été présentée par les médias et France 2.


L'ancien porte-parole d'Ariel Sharon, Raanan Gissin, s'exprime aussi dans ce reportage :

« Si le gouvernement israélien exige que les rushes de la chaîne française lui soient transmis, alors il va s'agir d'une autre histoire. »

Maintenant, on ne peut pas modifier le « mythe Mohamed Al Doura ». Mais au moins, nous rétablirons la vérité qui a été détournée depuis 2002.



Parallèlement à ces déclarations, certains officiels israéliens, bien représentés en France, continuent leur travail de soutenir Charles Enderlin. Mais de nombreux scandales, de corruptions notamment, émaillent la vie politique israélienne actuelle. Il semblerait donc que les « protecteurs » de l'envoyé spécial de France 2 ne resteront plus très longtemps en fonction.

C'est pourquoi, lors du procès en appel qui se déroulera le 12 septembre 2007, les juges d'appel devront imaginer d'autres arguments, s'ils veulent confirmer notre nous condamnation face à France 2, tandis que Jacques Chirac et ses collaborateurs qui soutiennent Charles Enderlin, ne seront probablement plus en poste.