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Bibliographie

Vient de paraître: Être et exil. Philosophie de la nation juive, M. Bar-Zvi

12/06/2006
Michaël Bar-Zvi, Être et Exil. Philosophie de la nation juive
 
ISBN 2-912833-12-4
416 pages
26 euros
 
Diffusion Cerf
Contact : Olivier Véron : Tél. 04 74 80 56 37
lesprovinciales@numeo.fr
 
L’ouvrage peut-être commandé en ligne sur Amazon.
 
« Il s’inscrit dans la lignée de Herzl, de Gordon et de Jabotinsky, sachant manier la plume et la pioche, et parfois […] le fusil. C’est cela qui touche chez Bar-Zvi : le fait qu’il n’est pas qu’un homme de lettres, mais aussi de la glèbe, de la demeure et du front […] Le peuple juif témoigne d’une crise de l’être […] il est exil et c’est pourquoi il ne doit pas toujours être en exil. Il n’a pas que le texte pour patrie, il n’est pas le pionnier du nomadisme et de la mondialisation. Au contraire, son être comme exil, il ne peut le réaliser qu’en terre d’Israël, dans cette patrie de l’Unheimlichkeit [l’étrange]. Là, il montre que l’exil n’est pas spatial, mais existentiel, que ce n’est pas la fin de l’Histoire, mais le commencement de l’Attente.
 
Le paradoxe, de nos jours, tient à ce phénomène nouveau : un philosémitisme antisémite. On dit aimer le Juif, mais on déteste l’Israélien. Le devoir de mémoire produit une tolérance nivelante, qui rejette le Juif réel avec son élection.
 
Car comment nier qu’il soit le trouble-fête, l’irréductible de toute entreprise de totalisation ? « Toujours persécuté, et plus que tout autre résistant à l’usure des siècles ; hier, accusé de cosmopolitisme, aujourd’hui, de nationalisme ; naguère, homme de la diaspora et de l’émancipation, à présent, homme de la terre et de la foi ; brebis menée à l’abattoir à l’heure du militarisme sauvage, force armée à l’heure du pacifisme niais ; jadis, apolitique, lié aux métiers de l’argent, maintenant, rappelant le souci du politique contre l’invasion du marché ». (Fabrice Hadjadj, Art Press, mai-juin 2006).
 
Né en France en 1950, docteur en philosophie (Sorbonne) Michaël Bar-Zvi monte en Israël en 1975, où il devient Professeur de Philosophie à l’Institut Levinsky de Tel Aviv. Philosophe d’une grande rigueur, marqué par Emmanuel Levinas et Pierre Boutang, il a été directeur du Département de l’Éducation de l’Agence juive, et il en a gardé un sens pédagogique élevé et une grande force de persuasion. Détaché de l’Université israélienne, Michaël Bar-Zvi est, depuis 2002, Délégué général du Keren Kayemeth LeIsraël à Paris.
 
À partir d’analyses historiques rigoureuses, ses livres se sont principalement intéressés aux liens entre la pensée juive et la philosophie politique. Il a publié en français : Philosophie de l’antisémitisme, PUF, 1985 ; Histoire de l’Irgoun, Périple, 1987 ; et Le Sionisme, Les provinciales, 2002, (en collaboration avec Claude Franck, professeur à l’IEP de Paris), « Un livre qui répond, à l’évidence, à un sentiment de révolte à l’encontre des multiples tentatives de délégitimation de l’État d’Israël. Pour autant, jamais les auteurs, universitaires de leur état, ne se dispensent d’observer la rigueur qui sied à toute démonstration solide » (Yaël Simon, Tribune Juive).
 
Le philosophe pourra-t-il faire entendre sa difficile vérité ?
 
« Le nationalisme se fonde sur l’idée que ce qui nous semble premier et légitime possède une puissance telle que nous devons le préférer à toute autre réalité. Ainsi, le père est non seulement aimé comme tel, mais il devient mon préféré dans l’ordre du monde.  Vouloir garder cette préférence, c’est être nationaliste. »
 
À travers l’exploration des grands courants de la pensée juive de la nation et l’examen des principaux concepts à l’œuvre dans l’histoire juive (filiation, appartenance, exil, souci, noblesse ou royauté), Michaël Bar-Zvi entraîne dans l’aventure, à la fois personnelle et collective, du grand mouvement historique d’éveil et de rédemption : « Ni les tourments passagers ni les convulsions d’agonie d’un peuple mourant ne l’ont engendré, mais le malheur d’un destin ancien. »
 
 
Mis en ligne le 12 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org