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Les palmes académiques pour Paul Delmotte, ami juré des Palestiniens, Sion Dubois

12/11/2006

12/11/06 

 

 

 

Quand la Palestine aura cessé de tirer des roquettes et réhabilité la culture du palmier, ses universitaires pourront en cueillir les palmes et les décerner, à titre académique, à leur ami juré, Paul Delmotte, ci-devant chargé de cours de politique internationale à l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales (IHECS), de Bruxelles.

Ce parangon du droit-de-l’hommisme palestinien, signait, on ne sait trop quand, de son titre, aussi pompeux qu’autoproclamé, de "Journaliste spécialisé sur [sic] le Proche-Orient et le Monde arabe", un long brouet insipide sur le thème éculé du "Péché originel d’Israël", popularisé par l’ouvrage du même nom.

 

…Mais je m’aperçois que j’ai oublié de vous dire où l’on sert, jusqu’à aujourd’hui, cette soupe populaire aux relents rancis d’israélophobie. Tout simplement, sur un site au-dessus de tout soupçon, puisqu’il s’appelle "Al-Naqba" (La Catastrophe – équivalent arabe de l’hébreu Shoah, sauf qu’il s’agit, bien sûr, de la Nakba palestinienne).

 

S’inspirant de la compil’ politique du quartet Bennilantomavi (Benny Morris, Ilan Pappé, Tom Segev, Avi Shlaïm), les "nouvozistoriens" (1), et leur célèbre hit au titre de mauvais goût - "Ils n’avaient pas le choa", en défense d’un nombre indéfiniment extensible de "Palestiniens-chassés-de-leur-terre-par-les-Juifs-en-1948", thème repris et adapté par tous les groupes Mani (2), dont surtout l’afro-français "C’est-blanc-ou-c’est-noir », Paul Delmotte inflige à ses lecteurs improbables 10 indigestes pages (au format 21x27) de sa régurgitation écoeurante du mythe de l’arbre de la connaissance du Bien (palestinien) et du Mal (israélien). (3).

 

Comme chacun sait, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. A ce jeu du gavage d’oies blanches françaises à la Ferme palestinienne, notre pédant journaliste "spécialisé SUR le Proche-Orient" gagne à tous les coups. L’entonnoir à la main, faisant ingurgitant à son cyber-public d’ignorants, anxieux de savoir "kikator" et "ki-ki-fo-condamner", Paul Delmotte peut, sans crainte d’être rappelé à la raison, entonner l’antienne consensuelle : "Célafotaisraël, célafotaisraël !…

 

Le galimatias géopolitique a de beaux jours devant lui : Paul Delmotte, n’a nul besoin de connaître la partition originale du conflit moyen-oriental, ni ses variantes tribales, il lui suffit de pontifier en play-back, pour donner l’illusion d’une connaissance de première main (4). Tout internaute qui débarque, par hasard ou volontairement sur la page, du site susnommé, ne peut que voir le long enregistrement à quatre voix (Benny Morris, Ilan Pappé, Tom Segev, Avi Shlaïm), qu’il a réalisé, de la "voix de s[es] maître[s]".

 

 

 

Il n’a pas besoin de connaître la musique : ses auditeurs l’ignorent aussi, mais - allez savoir pourquoi - ils se fient à l’"interprétation" du petit maître-répétiteur. Inutile donc de tenter de leur suggérer qu’il existe une autre version, tout aussi plausible de ce drame moyen-oriental. En effet, elle souffre d’une tare rédhibitoire, insurmontable même : ELLE EST JUIVE !

 

 

 

 

Sion Dubois *

 

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* Comme nos lecteurs l’auront immédiatement compris, l’auteur de ce billet impertinent, Sion Dubois, est un juif israélo-français.

 

(1) Voir l’article "Postsionisme" du site Wikipedia. 

(2) Du nom de Mani célèbre sectaire du IIIe siècle de notre ère, dont la vision du monde sous la forme d’un combat éternel entre le Bien et le Mal, passa à la postérité sous le nom de manichéisme. L’encyclopédie Wikipedia a raison de déplorer :  "C’est à tort qu’on qualifie aujourd’hui de manichéenne une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste". Toutefois c’est bien ce sens qui est sous-jacent au nom que se sont donné les groupes musicaux Mani.

(3) Voir l’article  de cet auteur : "A propos d’une faute originelle".

(3) Paul Delmotte a choisi son camp. Une recherche Google sur la séquence "paul delmotte" palestine, renvoie plus de deux cents résultats, dont la plupart attestent de la militance convaincue et pugnace de cet homme, qui semble avoir voué sa vie à la cause palestinienne, ce qui est son droit. Ce qui est moins acceptable, c’est son parti pris systématique et sa mauvaise foi à l’égard d’Israël, que ses textes contribuent régulièrement à diaboliser.