Hasard ou réminiscence ? Le pas de l’oie versions palestinienne et hezbollienne, M. Macina
15/05/2006
Le salut de membres de la police palestiniennne, bras levé et main tendue,
au cours d’une cérémonie de collation de grades à Jénine (Cisjordanie), le 9 mai 2006.
Moi : Ce n’est donc pas un salut nazi ?
Mon voisin palestinophile : Bien sûr que non ! D’ailleurs les enfants des mouvements de jeunesse du Hezbollah ont le même.

Moi (sarcastique) : En effet, les chers petits ! Qu’ont-ils à voir avec des brutes nazies !
Lui : Les jeunes volontaires iraniens utilisent le même symbole.

- Moi (goguenard) : Vous me rassurez
Et je solilogue intérieurement : Cette belle âme sait-elle que le bandeau qu’arborent ces jeunes est celui des volontaires au suicide (pardon, au "martyre") pour Allah, avec pour cible privilégiée des civils, parmi lesquels ils s’engagent à semer mort et mutilation ? Autrement dit, est-il incroyablement naïf, indécrottablement bête, ou perversement cynique ?
Je sais qu’il ne faut pas trop pousser les analogies, surtout en matière de symboles militaires. Mais, tout de même, à voir défiler les troupes palestiniennes dans un lancer alternatif de jambe presque à l’horizontale, on ne peut s’empêcher de se souvenir d’un certain « pas de l’oie »...

et de sentir un drôle de frisson mémorial vous parcourir l’échine
Il est des "hasards" qui ont le mauvais goût d’éveiller de tragiques réminiscences...
Menahem Macina
Mis en ligne le 15 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org