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Éditorialistes
Menahem Macina

La vulgarité c’est comme le mensonge: plus c’est gros, plus ça passe, M. Macina
27/01/2006

Ces journalistes haïssent Sharon. Ce n’est pas nouveau. Mais ils méprisent les gros et ne peuvent pas le cacher. A quand le délit d’"obésophobie" ? - Dernière minute un internaute réagit en adressant à la Rédaction de la "Libre Belgique", un courrier énergique, dont le texte est reproduit à la fin du présent article. Il est regrettable que si peu d’internautes soient aussi réactifs. Rappelons-nous l’aphorisme de Hillel : «’im ein ani li, mi li ?» - qui peut se traduire à peu près comme ceci : Si je ne prends pas en mains qui le fera pour moi? (Menahem Macina).
Update du 18/01/06 : Voir le texte de la réaction d’un internaute, en fin de document
 
16/01/06
 
Le mépris, la grossièreté et la haine. Deux journaux belges de sensibilités politiques diamétralement opposées, la catholique et francophone Libre Belgique et le libre-penseur nationaliste flamand, Knack, s’en donnent à cœur joie, en ces jours, aux dépens du vieux lion israélien, Ariel Sharon, inconscient sur son lit d’hôpital, après une grave hémorragie cérébrale.
 
Leur mauvais goût nauséabond exploite, sans vergogne, deux filons vendeurs : le sang et l’obésité.
 
 
Côté Flamands, le surpoids du Premier ministre israélien fascine, certes, mais c’est le « verseur de sang » palestinien que le caricaturiste du Knack illustre grossièrement (voir ci-contre).
 
 
 
(Cliquer pour voir un agrandissement du cliché.)
 
 
 
Côté Francophones, ce qui excite la verve du folliculaire de service, qui signe Juan D’Oultremont, c’est l’embonpoint d’Ariel Sharon. On se croirait dans une cour de récréation du primaire, avec des quolibets dans le style : "Eh ! Le gros plein de soupe, bouge ton c… !"
 

Petite anthologie (1):
 
« … Une attaque cérébrale, vous dites?! Si ça devait se confirmer, la riposte de Tsahal risque d’être impitoyable! Sûr que des maisons vont encore être détruites... Et si, comme le prétendent certains, il était sur le point de devenir une colombe, je ne vous dis pas la grandeur de la feuille de vigne nécessaire pour emballer le pigeon…
 
Dans son cas, il est difficile de dissocier sa corpulence de sa stature politique, d’où le vide abyssal que provoque sa soudaine sortie de scène… on est bien forcé de constater que l’appel d’air provoqué par son départ flanque le vertige à la planète tout entière… Un paradoxe adipeux qui fait que c’est la gauche israélienne qui le regrette le plus…
 
Au-delà de sa férocité et de sa roublardise… le vrai génie de Sharon c’est d’être devenu physiquement incontournable. Dans ce début de millénaire, il est peu de leader[s] dont l’excès pondéral ait incarné à ce point les sévices qu’il entendait faire subir à ceux qui se dressaient sur son chemin. Dans sa massivité et dans sa présence écoeurante, même le mur de sécurité semble avoir été fait de sa propre chair.
 
Et voilà qu’à l’heure où j’écris ce billet, cette immense quantité de cholestérol lutte contre la mort. En principe, c’est beau un vieux qui résiste, ça donne envie de croire en la possibilité d’une rédemption. Envie de croire qu’en fin de compte ce sont moins les Palestiniens qui ont subi ses sévices, que les amortisseurs de sa voiture blindée... Pourtant il faut bien admettre que s’il avait vécu en territoires occupés et dû subir les vexations des check points, son ambulance aurait mis trois heures avant d’arriver à l’hôpital... Le temps de transformer son hémorragie en tsunami fatal... »
 
Déjà, de la part du Knack, on ne pouvait s’attendre à une telle gnominie, mais de la part du quotidien catholique La Libre Belgique !...
 
Ce qui frappe dans ce concours de bassesse, ce n’est pas seulement la haine d’Israël, qui se dissimule sous celle du corpulent Ariel Sharon, c’est le dégoût obsédant des gros dont ne peut se départir le plumitif francophone.
 
Jugez-en, par le traitement qu’il inflige au comparse obèse (Carlier) du filiforme animateur (Fogiel) de l’émission de télévision "On ne peut pas plaire à tout le monde" :
 
«…on est bien forcé de constater que l’appel d’air provoqué par son départ [celui d’A. Sharon] flanque le vertige à la planète tout entière. Une sensation que doit connaître Marc-Olivier Fogiel au moment où Guy Carlier sort du bain. »
 
Si j’étais abonné à La Libre Belgique je me désabonnerais dans l’heure.
 
 
Menahem Macina
 
© upjf.org
 
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(1) "On ne se moque pas des gros", La Libre Belgique du 13 janvier 2005.
 
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Voici le courrier que nous avons reçu d’un internaute qui n’est pas resté passif devant cette ignominie.

-----Message d’origine-----
De : P.R. M.
Envoyé : mercredi 18 janvier 2006 10:37
À : contact@upjf.org

Objet : "On ne ne moque pas des gros"

Bonjour.
Suite à votre article dénonçant deux attaques particulièrement abjectes contre Ariel Sharon, j’ai envoyé le courrier suivant à "La Libre Belgique".

Bien cordialement.

P.R. M.

Alors qu’en Iran un président hitlérien se propose d’achever l’oeuvre qu’Adolf n’a pu terminer faute de temps (exterminer les Juif et détruire Israël), alors qu’un conflit nucléaire sans précédent menace d’embraser le Moyen-Orient et peut-être la planète, Juan d’Oultremont, votre folliculaire, joue au rigolo en joignant sa voix à celle du fanatique de Téhéran.
 
Dans ces circonstances dramatiques, prendre pour cible Ariel Sharon, Premier ministre d’Israël (réduit pour la circonstance - on appréciera la délicatesse - à une "immense quantité de cholestérol") est non seulement une preuve de mauvais goût, mais la manifestation d’un esprit d’abjection rarement atteint.
 
Danser sur un volcan, danser sur le ventre d’un agonisant, quelle différence ? Gai, gai, amusons-nous !
 
"Tout va très bien, madame la marquise", chantait-on en 1936. Septante ans plus tard, l’autodérision est devenue ignominie.
 
Juan d’Oultremont a dépassé les bornes, Juan d’Oultreborne a dépassé les monts. A passé les démons.
 
P.R. M.
 
Mis en ligne le 16 janvier 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org