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Éditorialistes

’Le nom d’Allah tu n’écriras sur une glace au chocolat’ Cas d’école d&

12/12/2005
Les cas d’intimidation islamiste ont tendance à se multiplier sous nos latitudes. Sans prétendre qu’il s’agit d’une stratégie organisée, on peut déplorer que d’aucuns recourent si vite à "l’apaisement du crocodile en espérant qu’il les mangera en dernier", comme l’a si bien dit Churchill. (Menahem Macina).
07/12/05
 
 
Le site Jihad Watch signale une initiative  humoristique intéressante, en Angleterre.
 
Lassés des courbettes et des aplatissements d’hommes politiques et de journalistes devant certaines arrogances islamiques, des sites et blogs indépendants ont créé un Prix du Dhimmi de l’année 2005.
 
Il sera décerné à la personne, à l’entreprise, ou à la collectivité - publique ou privée -, qui se seront distinguées, cette année, par leur obséquiosité et leur ardeur abjecte à satisfaire les exigences les plus extravagantes de certaines personnes ou institutions musulmanes, afin de se concilier l’ensemble des fidèles de cette religion.
 
Les internautes de ces sites sont invités à proposer des noms ; et déjà la liste s’annonce très fournie, au point que le comité organisateur ne sait plus où donner de la tête, tant sont nombreux ceux "qui se sont comportés de la manière la plus pusillanime, abjecte et/ou suicidaire, face au harcèlement et à l’intimidation islamiste – pacifique ou violente".
 
Parmi les nominés, se distingue la firme britannique de fast-food, Burger King, qui a ôté des rayons, dans tout le royaume, ses cônes de crème glacée BK, après qu’un citoyen musulman se soit plaint - devinez de quoi ! - de ce que les circonvolutions de crème chocolatée représentées sur l’emballage du cône de glace de la firme BK, dessinent – ô sacrilège ! - le nom d’Allah (1).
 
Pas besoin d’être spécialiste en langues orientales pour constater le "délit" (délirant !), grâce aux bons offices du Sun, qui a publié ce cliché comparatif, largement repris sur le Net.
 
Voyez plutôt :
 
 
On peut constater que, contrairement à la trajectoire fantaisiste de la coulée de chocolat sur la photo du cône de BK (cliché de gauche), sur le médaillon islamique (cliché de droite), la première lettre en partant de la droite (l’arabe, à l’instar de l’hébreu, se lit et s’écrit de droite à gauche), un alif (équivalent du ’a’ quand il est vocalisé ainsi avec une hamza instable), est, comme c’est l’usage invariable, en arabe, séparé des lettres qui le suivent (2).
 
Pour illustrer cette affirmation, voici quelques échantillons de graphies du nom d’Allah. Il y en a des milliers, et j’en ai examiné plus d’une centaine avant de recueillir celles qui suivent. Exemples.
 
 
Graphie simple (écriture manuelle, ou script) 
 
 
 
Même quand il n’est pas placé en tête du mot Allah, le alif n’est pas accolé à la lettre qui le suit.
Voici un échantillon de graphisme où le alif traverse le mot en son centre :
 
 
 
Même dans l’entrelacs savant qui suit on distingue nettement le alif séparé, comme toujours.
 
 
 
Il est également séparé dans les graphismes suivants : forme verticale stylisée pour le premier,
et en position transversale, pour le second.
 
 
Ce qui a déclenché les sarcasmes, ce n’est pas tant l’ineptie fanatique de cette plainte - qui en dit long sur l’état d’esprit psychotique du plaignant -, mais le fait que la firme se soit couchée de la plus belle manière.
 
Elle eût été mieux inspirée de laisser le harceleur aller en justice. Il est facile, en effet, de démontrer que ce alif, aux farouches habitudes d’indépendance, ridiculise celui qui voit, dans ce dessin sans malice, la graphie chocolatée - blasphématoire sur un tel support - du nom de Dieu en arabe.
 
Au lieu de cela, la firme anglaise, affolée à l’idée du boycott dont l’avait menacée cet homme, a préféré dépenser des sommes considérables à retirer son produit de tous les lieux de vente et à concevoir et réaliser un autre graphisme.
 
Ainsi vont les choses, désormais (3). Apaiser le crocodile, se le concilier en espérant qu’il vous mangera le dernier, comme disait Churchill, telle est la tendance dominante, de nos jours.
 
Mais jusqu’où descendra-t-on ?
 
Menahem Macina
 
© upjf.org
 
 
Notes
 
(1) Voir : "Burger King recalls ’sacrilegious’ desserts"; et "UK: Muslims Scream About Ice Cream".
 
(2) Après la rédaction de cet article, j’ai refait un tour sur la toile pour vérifier s’il n’y aurait pas d’autres articles à conseiller à nos internautes. Et là – ô surprise ! –, j’ai trouvé, sur un blogue original, une excellente analyse qui recoupe et développe avantageusement la mienne sur le alif. Je le recommande à celles et ceux qui lisent l’anglais : "Cone controversy".
 
(3) Mon ami, Albert Soued m’informe de ce qu’en Grande-Bretagne, les tirelires en forme de petit cochon percé d’une fente pour l’introduction de pièces de monnaie, que l’on trouvait, jusqu’à il y a peu, dans de très nombreux magasins, et dont la fonction était de recueillir les dons spontanés des clients au bénéfice de causes diverses, sont désormais interdites, pour ne pas blesser la sensibilité religieuse et culturelle des musulmans. On sait sans doute que l’élevage du porc et sa consommation sont rigoureusement interdits par l’islam. (Albert Soued est écrivain et dirige les excellents sites www.chez.com/soued et www.nuitdorient.com).
 
Mis en ligne le 07 décembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org