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Israël (Société - mentalités)
Israël (politique intérieure)

Le Likoud : un parti dans l'expectative (A7)

22/01/2004
22/01/04

L'annonce du dépôt de l'acte d'accusation contre l'homme d'affaires David Appel, impliquant le Premier ministre Ariel Sharon et le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ehoud Olmert, a ravivé les esprits au Likoud. On s'y prépare déjà au jour qui suivra l'annonce de la démission du chef du gouvernement.

Bien que ce dernier ait bien clarifié, par l'intermédiaire de ses proches, qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner, les ministres et députés du Likoud préparent déjà le terrain pour le jour J+1.

Selon la législation israélienne, la démission du Premier ministre signifie la fin de son gouvernement. Dans ce cas, le Président de l'Etat se tournera vers le député qui a le plus de chances de mener à bien la constitution d'un nouveau cabinet.

Par contre, la législation du Likoud a prévu, dans le cas d'une démission du Premier ministre, que le Président du comité central le remplace, de manière temporaire, jusqu'à la tenue de primaires restreintes sous 90 jours. Le député Guidon Saar tente, depuis quelque temps, de changer la législation afin que des primaires ouvertes à tous les membres du Likoud soient organisées pendant cette période de flottement.

Le prétendant au titre reste encore, malgré son silence de ces derniers mois, le ministre des Finances Binyamin Netanyahou. Dans son entourage, on continue d'afficher un profil bas et l'on affirme que «ce n'est pas le moment de se lancer dans des spéculations : il faut, avant tout, encourager le Premier ministre».
Cependant, il est clair que des primaires où seront appelés à voter tous les membres du Likoud joueront en sa faveur.

Comme toutes ses démarches politiques, le silence de Netanyahou est calculé : ce n'est pas le moment de s'afficher comme celui qui complote derrière le dos d'un chef de gouvernement qui, somme toute, dirige encore le pays.

Autre candidat au poste : le ministre des Affaires étrangères, Sylvan Shalom. Celui-ci représente une certaine menace pour Binyamin Netanyahou, étant donné les excellentes relations qu'il entretient avec les membres du comité central du Likoud.

En ce qui concerne Ehoud Olmert, ses chances de réussir à conquérir le poste de chef du gouvernement semblent plus minces. En effet, non seulement il est impliqué dans l'affaire de l'île grecque, mais, en plus, il est quasiment inconnu des membres tout-puissants du comité central.

Le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, ne peut aspirer au poste puisqu'il n'est pas député. Quant à Limor Livnat et Tsahi Hanegbi, on ne s'attend pas à les voir se mesurer à Binyamin Netanyahou.

© aroutz7.com en français

Mis en ligne le 23 janvier 2004 sur le site www.upjf.org