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Israël (lynchage médiatique)

Amnesty International évoque des "crimes de guerre" [israéliens]
24/04/2002

• LE MONDE | 24.04.02 | 11h48

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International s'est dite "consternée" par le refus du gouvernement israélien d'autoriser la mission des Nations unies à se rendre à Jénine, alors même qu'Israël affirme n'avoir "rien à cacher".

Dans un communiqué distribué au siège de l'ONU, à New York, mardi 23 avril, Amnesty estime que l'attitude du gouvernement israélien "est un déni flagrant du désir exprimé par la communauté internationale d'établir les faits sur ce qui s'est passé à Jénine".

"SÉRIEUSES VIOLATIONS"

La veille, dans un communiqué, Amnesty avait indiqué que, selon les premières conclusions de ses délégués, qui ont terminé une mission dans le camp, l'armée israélienne a commis "de sérieuses violations des droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des crimes de guerre. Cependant seule une commission d'enquête internationale indépendante peut établir la totalité des faits et l'échelle de ces violations", avait ajouté Amnesty, dont les délégués ont rencontré des témoins, des représentants officiels, y compris de l'armée israélienne et se sont rendus dans le village de Roumaneh, où se sont réfugiés de nombreux habitants, ainsi que dans la ville de Jénine, à l'hôpital et dans le camp de réfugiés.

Amnesty énumère un certain nombre de preuves "crédibles de telles violations", dont le fait de ne pas avoir "prévenu" les civils, ou de "ne pas leur avoir donné le temps d'évacuer le camp (...) avant que les hélicoptères Apache lancent leurs premières attaques" ; le fait de "ne pas avoir protégé les habitants", en infraction à la quatrième convention de Genève et d'avoir empêché "pendant treize jours l'accès de l'assistance humanitaire à la population (...)" et d'avoir "privé les blessés d'assistance médicale et délibérément visé les ambulances".

Par ailleurs, le porte-parole d'une délégation parlementaire européenne en visite en Cisjordanie, Francis Wurtz (gauche unitaire, GUE), a estimé mardi que l'intervention de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine "relevait selon toutes les apparences d'un crime de guerre". La délégation comprenait des députés de neuf groupes parlementaires venant de dix pays. "La communauté internationale ne pourra pas l'accepter, au risque de se décrédibiliser", a-t-il ajouté.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25.04.02
www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,9750,3218--272897,00.html

[Merci à Nathalie de nous avoir transmis cette information.]