Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (lynchage médiatique)

Mensonges palestiniens, vérités israéliennes, M. Sherman *

13/12/2002
Reçu de Pierre Caïn, INFO’SION, Jérusalem-capitale, (Israël)


The Jerusalem Post, 29 novembre 2002

Auteur : Martin Sherman *

Traduction française pour INFO’SION, par Nicole Benattar

Le transfert de la souveraineté de la Judée et de la Samarie à un gouvernement arabe représenterait un danger tellement tangible, que le dernier des ministères des affaires étrangères devrait pouvoir faire comprendre au monde que la création d’un état palestinien constitue un risque inacceptable pour Israël.

Depuis l’époque de Goebbels (le père de la propagande nazie), on n’a jamais vu un cas où la répétition continuelle d’un mensonge ait porté autant de fruits. Parmi tous les mensonges palestiniens, il n’y en a pas de plus grand que celui qui demande la création d’un Etat palestinien séparé sur la rive Ouest du Jourdain.

(Extrait de "Mensonges palestiniens", par le professeur Amnon Rubinstein, ancien ministre de l’éducation, député du parti Meretz, paru dans Haaretz, en juillet 1976.)

_____________________

Un Etat Palestinien serait une menace mortelle pour Israël. Ceci n’est pas un slogan politique creux mais une vérité stratégique parfaitement établie. De ce fait, tout signe de soutien, voire de résignation, à la création d’un tel état est en contradiction avec la protection des intérêts vitaux d’Israël.

Toute ambivalence à ce sujet, toute politique autre que le rejet total de la notion d’un
Etat arabe à proximité de l’agglomération de Tel Aviv, qui aurait le contrôle topographique de l’expansion urbaine dans la plaine côtière et le contrôle hydrologique d’un tiers des ressources en eau du pays, serait une erreur stratégique grave.

La théorie qui veut qu’Israël ne rejette pas cette idée sous peine d’être taxé d’extrémisme par l’opinion mondiale, est fallacieuse. Cela équivaudrait à sacrifier des valeurs stratégiques à long terme à un opportunisme tactique à court terme.
Cela signifie faire passer les considérations de sécurité vitale après les convenances diplomatiques. Cela signifie faire passer le fardeau et la responsabilité de la protection de l’intérêt national des représentants diplomatiques vêtus de costumes impeccables dans des capitales étrangères vers les soldats de première ligne habillés de leurs treillis sales.

C’est une inversion totale, voire une perversion, de l’ordre normal des choses. Après tout, la diplomatie doit être un outil au service de la politique nationale et non une contrainte qui dicte cette politique.

A cet égard, il y a lieu de tancer sévèrement ceux qui ont géré la politique étrangère d’Israël au cours des dernières années. Si la Judée et la Samarie passaient sous administration arabe, Israël courrait des
dangers si graves, si tangibles et si évidents, qu’il semble inconcevable que le dernier des ministères des affaires étrangères ne puisse faire comprendre au monde que la création d’un état palestinien constituerait un risque déraisonnable et donc inacceptable pour Israël.

Tout pays qui souhaite survivre devrait approuver cette position, tout dirigeant qui ne peut repousser sa mise en oeuvre ne devrait pas continuer à gouverner le pays. Le fait que l’idée d’un Etat palestinien bénéficie d’un vaste soutien international ne prouve pas la valeur de l’idée ou du caractère inévitable de sa mise en pratique. Cela ne fait que rendre compte de la qualité médiocre de ceux qui sont chargés de promouvoir les intérêts d’Israël à l’étranger, et de la nécessité de les remplacer rapidement.

La création d’un Etat palestinien constituerait pour Israël une menace mortelle, à tous points de vue : largeur, longueur, hauteur et profondeur.
  • Largeur : il resterait à Israël moins que la largeur territoriale minimum nécessaire au déploiement d’un système de défense moderne pour protéger la plaine côtière, qui abrite 80% de la population et 80% de l’activité économique.
  • Longueur : Israël devra s’accommoder de la création d’une frontière définitive longue de centaines de kilomètres aux abords de la région du Dan et voisinant avec le principal centre urbain du pays.
  • Hauteur : depuis les hauteurs de Judée et de Samarie les Palestiniens disposeraient du contrôle topographique total de toute l’infrastructure (tant militaire que civile) située dans la plaine côtière.
  • Profondeur : les Palestiniens auraient le contrôle hydro-stratégique des sources d’eaux souterraines, cette situation affecterait la crise de l’eau en Israël, de grave mais néanmoins gérable, elle deviendrait une catastrophe insoluble.


Les détails de ces dangers dépassent de loin ce qu’on vient d’en dire. Toutefois, c’est
Shimon Peres qui en a saisi l’essence dans un avertissement sensé et précis (dans son livre Demain c’est maintenant) : "Si l’on crée un Etat palestinien, il sera armé jusqu’aux dents. Il abritera en son sein les bases des forces terroristes les plus extrêmes, armées de roquettes anti-tanks et de missiles anti-aériens, qui mettront en danger depuis le simple piéton jusqu’aux véhicules circulant sur les principaux axes de la route côtière."

Est-il possible que l’actuelle direction du Likoud ait oublié ce que l’ancienne direction de la Gauche savait ?

A cet égard, le «Camp National» ferait bien d’adopter la position fière et claire exposée dans le passé par le professeur Amnon Rubinstein, membre éminent de la Gauche. Dans un article paru en 1976, dans Haaretz,
Rubinstein, qui est expert en droit constitutionnel, disait : «Les Arabes israéliens qui réclament le droit de déterminer par eux-mêmes leur (système?) politique doivent être déboutés. Israël a le droit et le devoir d’affirmer sa propre position et de prendre les mesures pour la faire adopter.»

Ses mots étaient valables à l’époque. Ils le sont encore aujourd’hui.


© The Jerusalem Post

* L’auteur est chercheur au Centre interdisciplinaire de Herzlyiah.


Conception visuelle (soulignements) et choix thématique: INFO’SION.
Pour diffuser, prière de mentionner les sources.