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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu'au 15 novembre 2007

La Ména se fâche… pour rien. On lui répond… pour quelque chose, Macina
01/10/2002

[Ci-après le communiqué qu'avec d'autres, nous avons reçu, de Metula News Agency (familièrement appelée 'Ména'). Il faut savoir que, depuis quelques jours, et à l'initiative de cette dernière, une controverse fait rage autour de la manifestation du 2 octobre, organisée par le Collectif contre la Désinformation. Le coup de semonce a été tiré par Gérard Huber, correspondant de cette Agence de Presse à Paris, qui a publié, sans avertissement préalable, une chronique sévèrement critique de cette initiative. J'y ai répondu à ma manière (Demandez à Zola...). Le procédé était déjà, en soi, peu confraternel, mais cette récidive, de la part du rédacteur en chef de la Ména, cette fois, m'apparaît comme navrante et intolérable.
Réservant à un prochain éditorial l'expression de mon opinion personnelle à propos de ce nouvel avatar de la "guerre entre Juifs", je me contenterai ici de réfuter, dans ce communiqué, ce qui me paraît digne de l'être et de rétablir la vérité des faits.
On lira d'abord le communiqué de la Ména (la numérotation des alinéas est de mon fait), puis mes remarques. Enfin, je mentionnerai la liste - exhaustive à ce jour – des organisations et associations qui ont manifesté par écrit leur intention de participer ou de s'associer à la protestation que traduira, demain, la remise symbolique à France 2 et à Charles Enderlin, du prix de la désinformation.]



I. Communiqué de la Rédaction de Metula News Agency, mardi 1er octobre 2002

[1] Les organisateurs de la manifestation de la remise du Prix Goebbels de la Désinformation, demain, mercredi 2 octobre à France 2 et à Charles Enderlin, mentionnent dans leur appel que la Metula News Agency, la Ména ou la Métula News (sic) participent à l'organisation de cet événement.
[2] Il s'agit d'une imposture. La Ména n'a jamais participé d'aucune manière à l'organisation voire à l'appel à participer à cet événement. Pour le surplus, nos correspondants à Paris ont vivement protesté auprès des organisateurs contre cette usurpation d'autorité mais en vain. Lesdits organisateurs passent outre et continuent de publier notre nom sur leurs manifestes, au mépris de tous les usages.
[3] Au-delà de cette pratique scandaleuse, la rédaction de la Ména tient à faire savoir qu'elle ne conçoit son activité qu'en tant qu'agence de presse et que cette conception déontologique exclut que la Ména appelle jamais à participer à des entreprises militantes, de quelque sorte qu'elles soient, d'ailleurs.
[4] Au fond, maintenant, et en tant qu'observatrice des événements uniquement, la Ména:
[5] - trouve l'intitulé de la manifestation très malheureux, jugeant qu'aucun organisme ne dispose de l'autorité nécessaire pour décerner un prix de la désinformation et pour le nommer Prix Goebbels, de surplus.
[6] - est d'avis, que si, comme elle le pense, Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves dans l'affaire A-Dura, il convient de les démontrer publiquement et qu'aucune stigmatisation publique ne saurait faire l'économie de cette démonstration ou se substituer à icelle.
[7] - reconnaît le droit fondamental des citoyens à manifester lorsqu'ils jugent que leurs droits sont bafoués ou qu'une institution agit en contradiction avec la loi ou avec les principes de l'exercice des droits démocratiques.
[8] - affirme qu'elle a tenté, de la manière la plus civile et courtoise, d'engager la chaîne de télévision France 2 à ouvrir un débat public sur les circonstances de son reportage sur l'affaire Mohammad A-Dura.
[9] - affirme que de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de Fr2 dans la diffusion d'éléments et d'affirmations qui lui paraissent hautement contestables. Que ces éléments sont de nature à ternir indûment l'image de l'un des belligérants et à favoriser de ce fait les sentiments populaires de haine ethnique et raciste envers les Israéliens et les israélites.
[10] - considère les refus successifs de Fr2 face à ses propositions comme autant d'obstructions brutales et inacceptables dans la recherche et dans la démonstration de la vérité.
[11] - apprécie que si le but déclaré de la manifestation de demain avait été de demander l'ouverture d'un débat contradictoire sur le rôle de Fr2 dans l'affaire A-Dura, en conformité avec le principe d'honnêteté de l'information figurant dans la charte d'éthique de France Télévisions, la Ména aurait considéré ledit but comme parfaitement justifiable et d'intérêt public !
[12] - que les informations contenues dans le film de madame Shapira sont largement dépassées par les révélations plus récentes sur l'affaire.
[13] - Que la Ména s'emploie activement à réunir et à mettre en forme les éléments exhaustifs et à jour des événements de l'affaire, afin de les faire connaître du public dans un avenir proche.

Pour le Comité de Rédaction de la Ména,

Stéphane Juffa
Rédacteur en chef

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II. Commentaires de Menahem Macina


[1] Si Stéphane Juffa (ci-après : SJ) avait été plus attentif, il aurait remarqué que les récents communiqués (les seuls qui font foi), émis par le Collectif pour la Désinformation pour annoncer la manifestation, ne portent pas la mention «Prix Goebbels de la désinformation», mais bien «Prix de la désinformation». L'expression avait été envisagée (il en était encore question, dans le mail d'un des organisateurs, adressé à N. Lipszyc, le 13 septembre, mais il n'apparaît pas dans les communiqués). SJ eût également pu constater que la Ména n'est aucunement citée comme faisant partie des associations ayant donné leur accord pour que leur nom figure dans l'appel controversé (Voir le communiqué transmis, le 24 septembre, à reinfo-israel, par le Collectif contre la désinformation (France 2 et Enderlin, prix de la désinformation).

[2] «Il s'agit d'une imposture», clame SJ. Si imposture il devait y avoir, ce serait que la Mena continue de prétendre que «les organisateurs passent outre et continuent de publier notre nom sur leurs manifestes, au mépris de tous les usages.» Il se peut que des personnes sans mandat des organisateurs aient publié un tel communiqué (personnellement, je n'en ai pas eu connaissance), mais la moindre des corrections eût été de contrôler l'origine de cette fausse information et de s'en tenir à ce qui est publié par le Collectif lui-même.

[5] Pour ce qui est de la mention « Goebbels », la précision a été apportée plus haut (Commentaire [1]). L'affirmation selon laquelle la Mena «juge qu'aucun organisme ne dispose de l'autorité nécessaire pour décerner un prix de la désinformation», m'apparaît comme une marque de manque total de sens de l'humour et de perception de propos "au second degré". Je signale au distingué rédacteur en chef de la Ména qu'il existe quantité de prix humoristiques de ce genre. Tel le «Prix Citron», décerné à une personnalité ayant fait preuve d'une propension caractérisée à la mauvaise humeur et à l'agressivité. Je propose qu'on attribue à l'irascible Ména le prochain prix de cette catégorie…

[6] Qu'est-ce qui fait croire à SJ que les organisateurs et les supporters de la manifestation organisée par le Collectif pour la désinformation «font l'économie de la démonstration» des erreurs d'Enderlin», et que la manifestation «se substitue à icelle» ? C'est pour le moins un jugement téméraire, et le recours à la forme pronominale vieillie et, pour tout dire obsolète, «icelle», qu'affectionne Juffa - et qu'on peut lire dans plusieurs de ses chroniques, surtout sous la forme 'iceux' – n'y changera rien. A moins que cet archaïsme soit une preuve d'humour, qui en l'occurrence, serait la seule dont SJ soit capable. On lit, en effet, dans le Petit Robert : « Le mot s'emploie encore par plaisanterie : "C'était un triporteur. Mais un triporteur décédé… La tige de selle portait le deuil d'icelle" (Fallet)».

[8] Il n'y a pas que la Ména qui ait «tenté, de la manière la plus civile et courtoise, d'engager la chaîne de télévision France 2 à ouvrir un débat public sur les circonstances de son reportage sur l'affaire Mohammad A-Dura». Plusieurs des membres des organisations organisatrices de la manifestation, ou qui s'y sont ralliés, ont mené de vaines négociations avant d'en venir à la conviction que seule une prise à témoin du grand public avait des chances d'ébranler la morgue de A2 et la bonne conscience affichée de son journaliste. Mais le vrai but de cette remarque de SJ est de faire savoir à qui veut l'entendre que, "A la Ména", on n'est pas resté inactif, à propos de cette affaire, loin de là... mais qu'on s'y est pris d'une tout autre manière que ces agitateurs du Collectif contre la désinformation...

[11] «Si, affirme SJ, le but déclaré de la manifestation de demain avait été de demander l'ouverture d'un débat contradictoire sur le rôle de Fr2 dans l'affaire A-Dura […] la Ména aurait considéré ledit [lire : le dit] but comme parfaitement justifiable et d'intérêt public !». DEMANDER ? Mais cela fait deux ans que l'on demande… en vain. Aujourd'hui, nous exigeons. Cette discrétion et cette humilité soudaines me rappellent les minauderies pacifistes de ceux qui, par peur des répercussions d'une guerre sur leur tranquillité égoïste, veulent éviter à l'Iraq la correction que son régime mérite, pour avoir par cent fois trompé l'ONU et bafoué les décisions de l'Organisation internationale. Celles et ceux qui, comme moi, lisent les dépêches de la Ména depuis que cette dernière (pardon «icelle» - je peux, puisque c'est une plaisanterie !) est sortie de l'œuf, ont pu juger à quel point ce que la Ména prêche aux autres, elle se garde bien de le pratiquer elle-même. En effet, la sentencieuse Metula News Agency, qui pose au parangon de toutes les vertus journalistiques, s'avère curieusement comminatoire et agressive quand elle a quelqu'un dans le nez…

[12] Selon SJ, «les informations contenues dans le film de madame Shapira sont largement dépassées par les révélations plus récentes sur l'affaire». Ce genre de réaction est typique d'une attitude familière à la Ména. Ceux qui la connaissent bien, surtout s'ils ont eu droit à des tentatives de la même eau en vue de discréditer leur action, savent d'expérience, que s'il est une chose que ne supportent pas les dirigeants de cette Agence de Presse, c'est l'idée même que quelqu'un d'autre que les petits génies - qu'à l'évidence, ils sont persuadés d'être – puisse être en mesure de rendre compte d'un événement aussi bien qu'eux (je ne dis pas 'mieux qu'eux', car ce serait une impossibilité scientifique !). Las! les éclats de la Ména ayant, au fil des mois, égratigné pas mal de loyaux serviteurs de la cause juive et israélienne, et la fatuité 'hénaurme' de certains de ses rédacteurs - qui les pousse à distribuer des notes (généralement éliminatoires) à leurs 'concurrents', ou du moins ceux qu'ils considèrent tels -, ont été cause qu'à la fin, les langues ont commencé à se délier. Les procédés inamicaux – et souvent arrogants – de certains journalistes de la Ména ont eu pour résultat qu'ils se sont trouvés eux-mêmes mis sous la loupe. Jusqu'à la chronique de Gérard Huber, à laquelle j'ai répondu vertement, nous nous taisions et ne parlions de ces comportements choquants qu'à mots couverts, entre initiés. Notre crainte était qu'en les fustigeant publiquement, nous ne contribuions à discréditer ce qu'il y a de valable dans leur action – et qui n'est pas négligeable. Mais le présent communiqué de Serge Juffa est la goutte d'eau (lourde) qui fait déborder le vase et exploser la controverse. N'ayant aucune raison d'avoir l'héroïsme prôné par Jésus, et las d'être frappé sur une joue, nous n'avons pas tendu l'autre, et prévenons les bailleurs de soufflets qu'ils s'exposent désormais, si ce n'est au même traitement, du moins à des réactions verbales tout aussi cuisantes. Première salve : Messieurs, vous êtes des prétentieux : le reportage de Madame Shapira est en tous points digne d'éloges. Faites-en seulement autant ! Votre remarque désobligeante concernant le travail d'une consoeur qui vous avantage me fait penser à la sortie rageuse du renard de la fable, qui, ne pouvant atteindre des raisins trop haut perchés, s'exclamait : « Ils sont trop verts et bons pour des goujats [ = goinfres] ! ».

[13] «La Ména», dites-vous, «s'emploie activement à réunir et à mettre en forme les éléments exhaustifs et à jour des événements de l'affaire afin de les faire connaître du public dans un avenir proche.» J'en accepte l'augure. Sachez seulement que, puisque vous vous êtes permis de dénigrer, sans motif valable, moi-même et d'autres vous attendons de pied ferme, et vous jugerons comme vous avez jugé - l'injustice et le mépris en moins.

Menahem Macina, 1er octobre 2002

© 2002 www.reinfo-israel.com et Menahem Macina


III. Liste des organisations et associations qui s'associent à la manifestation (communiquée par le Collectif contre la désinformation)


1. ABSI Keren Or
2. AJGE
3. AMITIE JUDEO CHRETIENNE DE BOULOGNE
4. AMITIE JUDEO CHRETIENNE 44
5. ASSOCIATION FRANCE ISRAEL
6. AVOCATS SANS FRONTIERE
7. CENTRE SIMON WIESENTHAL
8. CERCLE D'ETUDES HEBRAIQUES DE LOIRE ATLANTIQUE
9. CHRETIENS ET JUIFS POUR UN ENSEIGNEMENT DE L'ESTIME (As. Internationale)
10. CIMO (COMITE INFORMATION MOYEN ORIENT)
11. COMITE MONDIAL POUR LA JUSTICE ET PAIX
12. COORDINATION OFFSHORE DES ENFANTS JUIFS DE LA SHOAH AYANT VECU EN FRANCE
13. FORUM CITOYEN JUIF
14. G2PI
15. HEVEL (As. Internationale d'aide aux victimes de la Violence)
16. LIGUE DE DEFENSE JUIVE
17. MACCABI INTER CRETEIL
18. MACCABI SARCELLES
19. MOUVEMENT MONDIAL POUR LA JUSTICE ET POUR LA PAIX
20. MIGDAL
21. SASSOUN (as. d'amitié du peuple arménien avec le peuple juif)
22. SIONA
23. TASK FORCE
24. UPJF