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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu'au 15 novembre 2007

France 2 accusée dans la presse/sur les sites (Suite)
02/12/2004

02/12/04

I. Le site RadicalParty.org prend tacitement fait et cause pour la contestation de France 2

Il met en ligne, sans commentaire, la traduction française de l'article de Stéphane Juffa, paru en anglais dans The Wall Street Journal Le Martyr mythique".


II. Après le Wall Street Journal, c'est un autre allié américain de poids que se constitue Metula News Agency

En effet, Le site néo-conservateur américain FrontPageMagazine.com met en ligne la version anglaise du même article de Juffa, sous l'intitulé : "France 2's Deadly Defamation", By Metula News Agency [Translated by Llewellyn Brown] November 11, 2004.

On peut lire le texte original français de cet article sur le site LaVéritéMaintenant, de Serge Farnel.


III. Un autre journal américain emboîte le pas à la démarche contre la chaîne française

Le New York Sun a publié, le 27 novembre un article de Nidra Poller (qui collabore également, en français, au site de Primo-Europe), sous le titre French Public TV and the Perpetuation of a Scandal, extrait emprunté au site JihadWatch,avec l'introduction suivante :

Why won't France 2 come clean about the Muhammad Al-Dura episode? Was the whole notorious episode faked? From the magnificent Nidra Poller in the New York Sun, with thanks to Jerry Gordon:

It all started on September 30, 2000, at Netzarim Junction in the Gaza Strip... a Palestinian stringer working for French public TV channel France 2 just happened to capture the scoop of the Middle East conflict: the death in real time of a 12-year-old Palestinian boy, targeted by heartless Israeli soldiers who shot at him for 45 minutes until they managed to mangle his father and kill the boy. Mohamed Al Dura became the poster boy shahid, spurring an unprecedented wave of atrocities against Israeli civilians while an unhealthy swath of public opinion sat on the sidelines and applauded the brave Palestinian desperados....

Did it happen? Did Israeli soldiers fire for 45 minutes at a man and a boy crouched behind a concrete culvert? Where was the Israeli position? Were the man and boy in the range of Israeli gunfire? Was the boy shot dead and the man seriously wounded? What was happening that day at Netzarim junction? Are the witnesses reliable?...

Mr. Abu Rahmeh says he filmed the scene for 27 minutes. He says the boy bled for 15 or 20 minutes. Well, there's no blood on the victims, no blood on the ground. And the 27 minutes of footage turn out to be under three minutes.

These and a hundred other precise allegations are duly recorded and analyzed. I have studied massive documentation, screened dozens of hours of visuals. The conclusions of every single honest investigation of this case are the same: there is no convincing evidence that the incident took place. The eyewitness testimony is incoherent and unsubstantiated by verifiable evidence, the filmed "news report" does not show anything that could corroborate the drastic allegations.

Which leaves us with a news report of an incident that never happened.


L'article peut être lu dans sa totalité sur le site (payant) du New York Sun, à condition de s'inscrire : www.nysun.com/article/5385.


IV. Metula New Agency supporte mal le terme de "négationniste" qui stigmatise sa démarche accusatrice de France 2, et réplique en comparant la presse française à celle de l'Occupation

Dans un article pugnace, intitulé "Un kibboutz en Ardèche", première partie (info # 010212/4), Stéphane Juffa s'en prend à la presse française, qu'il accuse de jeter le discrédit sur la Mena, à seule fin de se dérober à un examen de ses arguments tendant à établir que le prétendu mitraillage du petit Al-Dura et de son père est un film mis en scène et que l'enfant n'est pas plus mort que son père n'est blessé.

Extrait :

« …plongeant corps et biens dans cette campagne de stigmatisation de la Ména, la presse française n'a pas seulement oublié ses règles, elle a aussi perdu la tête. Dans une thématique faisant de plus en plus souvent appel aux symboles et à la sémantique du national-socialisme - Schneidermann et Chabot n'ont-ils pas parlé de notre """négationnisme""" ? - cette presse, telle celle de l'occupation, dont c'était l'un des modus operandi privilégiés, a entrepris à notre encontre un formidable travail de subjectivisation. J'entends par là, qu'elle se désintéresse de l'objet : Savoir si le reportage A-Dura est authentique et si France 2 l'a traité dans les conditions de transparence et de prudence que nécessite l'accusation, portée par Talal Abou Rahma… La presse française a banni ce questionnement pour se focaliser, par des initiatives de stricte propagande, à tenter de décrédibiliser la Ména, pensant que si notre agence était marginalisée, jusqu'à paraître animée par de véritables satyres, personne n'apporterait plus aucun crédit aux raisonnements que nous pouvons produire. »



V. Sur son site www.laveritemaintenant.org, Serge Farnel fait flèche de tout bois

Tout d'abord, il met en ligne une très longue et très technique "Note en Délibéré", rédigée par son avocat et adressée aux président et conseillers du Conseil d'État, pour soutenir la recevabilité de sa plainte contre le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). On y lit notamment :

« À l'appui d'une requête enregistrée sous le numéro 263184 contre le Conseil supérieur de l'audiovisuel et visant à obtenir notamment la condamnation du Conseil Supérieur de l'audiovisuel de demander à la société France 3 la rectification d'une information qu'elle a émise dans son journal télévisé du 29 septembre 2002 et du 28 Septembre 2003, et qui a fait l'objet d'une audience publique en date du 18 novembre 2004. »


Nous apprenons qu'à « l'audience publique du 18 janvier 2004, M. le Commissaire du gouvernement a conclu au rejet de l'instance, au motif que M. Farnel n'aurait pas d'intérêt lui donnant qualité pour agir. »

La totalité de cette "Note en délibéré" développe nombre d'arguments visant à établir, au contraire, que S. Farnel a bien qualité pour agir en cette affaire.

Serge Farnel met également en ligne un substantiel "Plaidoyer pour une France juste", dans lequel, comme la Ména, il met en cause la presse Française.

Extraits :

« Pour beaucoup, je suis encore un inconnu. Mais on aurait dû me connaître depuis longtemps déjà, ou tout au moins connaître l'action citoyenne que je mène, si la presse avait fait son travail le plus élémentaire d'information et avait relayé mon action citoyenne. Quelle action ? Très simple ! J'ai saisi le Conseil d'État sur l'affaire Al Dura. Je vous entends déjà me dire : encore l'affaire Al Dura ? Et je vous répondrais : toujours l'affaire Al Dura, tant que la vérité n'aura pas éclaté… »


Il retrace ensuite les étapes de sa prise de conscience, sa décision d'agir et les péripéties de son parcours du combattant pour obtenir gain de cause. Il précise que « le Commissaire du Gouvernement a mis en cause son intérêt à agir contre le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel dans l'affaire Al Dura » lors de l'audience qui s'est tenue au Conseil d'État le Jeudi 18 novembre 2004…

Au passage, Farnel s'en prend durement à la magistrature et à la République elle-même, qu'il estime être "en danger" :

« …une démonstration éclatante, effrayante, insolente, a été faite devant nos yeux d'un système qui dit s'appeler République et qui est en mesure de diffuser le point de vue officiel de la direction de France Télévision sur une affaire et de bloquer entièrement la diffusion de la position de la fédération des syndicats de l'audiovisuel sur la même affaire. D'ailleurs, bloquer de cette manière la position officielle de la fédération des syndicats de l'audiovisuel sur l'affaire Al Dura n'est-il pas un criant aveu que l'on a quelque chose à cacher ? Mais dites-moi, n'est-on pas loin soudain de l'affaire Al Dura ? Il s'agit d'un autre problème. Notre démocratie aurait donc les moyens, et elle vient de nous le prouver, de museler la voix des syndicats quand elle le veut ? Mais c'est une dictature qui ne dit pas son nom. Notre république est réellement en danger. Au premier dictateur qui prend le pouvoir, notre système lui offre un appartement meublé pour qu'il s'y installe ! Mais je refuse que mon pays soit dans une situation de danger telle que celle que je suis amené à constater aujourd'hui. Et j'espère que les syndicats de l'audiovisuel et de la presse, ainsi que tous les syndicats vont au plus vite prendre conscience de leur responsabilité dans la défense de nos droits fondamentaux d'expression, droit que nous sommes en train de perdre… »


(À suivre…)

Textes compilés par Menahem Macina

© upjf.org


Mis en ligne le 03 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.