Al-Dura victime de Palestiniens, pas d’un complot journalistique
27/11/2004
Mise à jour 03/12/04
Il est pratiquement impossible de traiter de l’affaire Al-Dura sans être obligé de parler des accusations qu’échangent France 2 et les sites qui l’ont prise violemment et publiquement à partie. Toutefois, L’UPJF m’ayant demandé de cesser, sur son site, toute polémique avec Metula News Agency et ses séides, et de ne pas répondre aux messages à ce sujet, j’ai dû supprimer du site des textes importants pour comprendre la situation, mais qui avaient l’inconvénient d’être trop polémiques au goût de l’UPJF. Je m’en explique dans le document suivant
"Les ravages du «meyssanisme» juif"; on voudra bien s’y reporter.
Le présent texte tente une démarche d’apaisement dans la polémique entre France 2 et certains sites juifs (relayés par d’autres qui ne le sont pas et récemment par un syndicat de presse: SNPCA), qui enfle et atteint des niveaux insupportables. Mon analyse débute par une première traduction française d’un large extrait d’un article de David Kupelian, consacré majoritairement à la mort du jeune Palestinien Mohammed Al-Dura, et que WorldNetDaily avait mis en ligne sur son site dès le 4 décembre 2000, soit deux mois après le drame. Il y a longtemps que ce texte avait attiré mon attention, au point que je l’avais mis en ligne, le 25 septembre 2001, sur mon site
chretiens-et-juifs.org. Il a l’avantage, par rapport à la plupart des très nombreux articles consacrés à cette affaire embrouillée et difficile, de fournir un compte rendu assez détaillé de la première investigation sur cette affaire, alors confiée par Tsahal à un ingénieur, ancien tireur d’élite, du nom de Joseph Doriel. Je ne cache pas que j’ai un faible pour les conclusions de cette investigation, dont Tsahal, hélas! n’a pas repriss à son compte l’intégralité. C’est sans doute pour cette raison que très peu de journalistes y font allusion, et qu’aucun, sauf erreur, à l’exception de Kupelian n’en donne le contenu. En traduisant, pour les non anglophones, l’essentiel de cette remarquable enquête, je veux réparer cette injustice – qui est aussi, me semble-t-il, une omission dommageable, dont les conséquences indirectes apparaissent aujourd’hui, à l’occasion de "l’affaire" d’accusation publique, aussi bruyante qu’arbitraire, dont France Télévision et son chef de bureau de presse à Jérusalem, Charles Enderlin, sont la cible. La thèse de Joseph Doriel me paraît infiniment plus pertinente et crédible que celles des enquêteurs qui lui ont succédé (Shahaf, en Israël, et Huber, en France, en particulier). Je l’ai faite mienne, comme on pourra le lire dans la deuxième partie de ce document. Je ne saurais trop conseiller à nos internautes d’examiner attentivement le contenu de cette enquête et de peser ses conclusions. A mon sens, Doriel a raison, et je suis intimement persuadé que, si l’on avait admis et diffusé sa vision du drame de Netzarim, nous n’en serions pas venus aux excès médiatiques actuels. En effet, j’assiste, navré jusqu’au fond de l’âme, à un déchaînement d’accusations qui, chez certains, me paraissent procéder de la certitude présomptueuse d’avoir raison, mêlée au ressentiment envers une chaîne nationale française que l’on veut, par la même occasion ’punir’ de son empathie (réelle) avec la cause palestinienne et de son antipathie – réelle ou supposée – envers l’Etat d’Israël et ses citoyens et citoyennes qui refusent la vision franco-européenne d’un Etat juif spécifique dans une région à majorité arabe et musulmane écrasante. Il reste que tout n’est pas irrecevable dans les flots de colère qui s’expriment sur certains sites, et que France Télévision n’est pas exempte de toute responsabilité dans l’envenimement de la polémique. Je m’y attarderai vers la fin de la deuxième partie de cet article, et je proposerai modestement une sortie de crise qui me paraît négociable. A nos internautes d’en juger.
Menahem Macina
1. Qui a tué Mohammed Al-Dura, Palestinien de 12 ans,
’fait martyr’ par son propre peuple, disent des enquêteurs israéliens
Original anglais : "Who killed Mohammed Al-Dura? 12-year-old Palestinian boy likely ’martyred’ by his own people, say Israeli investigators"
www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=18774
Traduction française : Menahem Macina
… La possibilité que Mohammed al-Dura ait été tué par un Palestinien fanatique, prêt à envoyer le garçon vers une vie glorieuse dans le ciel, pour le récompenser d’avoir promu la glorieuse cause palestinienne ici-bas, est-elle tellement inimaginable? Beaucoup ne le pensent pas.
Le 23 octobre [2000], Joseph Doriel, un ingénieur israélien, dirigea une enquête de Tsahal et une reconstitution de la mort, par balles, de Mohammed al-Dura, qui tentait de faire la preuve que le garçon, alors âgé de 12 ans, ne pouvait pas avoir été abattu par des soldats de Tsahal - mais plutôt qu’il avait été victime d’une machination cruelle ourdie par des tireurs d’élite et un caméraman palestiniens (1).
À portée de l’une des positions de tir situées au sud, les protagonistes de cette reconstitution empilèrent des blocs de ciment pour représenter le mur où le garçon et son père étaient recroquevillés. Un fût de béton fut placé à cet endroit, pour représenter celui derrière lequel le père et le fils étaient tapis.
"Les soldats désignés pour ce tir à distance, par le commandant de Tsahal pour la zone sud, le Major Général Yom Tov Samia, prirent position sur un remblai de terre et tirèrent des projectiles contre le mur et le fût, en utilisant une série d’armes diverses", rapportait alors le quotidien israélien
Ha’aretz.
Doriel, ancien tireur d’élite de Tsahal, avait quelques raisons de suspecter que ce n’étaient pas les Israéliens qui avaient tiré sur le garçon :
"Une chose est sûre, le garçon et son père se cachaient derrière et à gauche d’un fût qui se trouvait entre eux et les forces israéliennes", a-t-il dit à IsraelNationalNews.com…
Cliché 1. Jamal A-Dura, le père de l’enfant regarde et agite le bras dans la direction de l’angle du carrefour [de Netzarim, où se trouvait le fortin israélien, Magen 3, attaqué de toutes parts par des tirs palestiniens]
Cliché 2. Le père tente de protéger son fils.
Cliché 3. Le père regarde de l’autre côté de la rue, droit en direction du caméraman de presse, Talal Abu Rahma, qui filme l’événement.
Cliché 4. La caméra sort du champ, apparemment au moment du tir fatal.
Cliché 5. Le père et le fils, tous deux atteints [par les tirs], mortellement pour ce qui est du fils.
"Dans la vidéo, on distingue, à côté d’eux, quatre trous nets de balles. Elles n’ont pas été tirées par les Israéliens – ce sont des trous ’propres’, nets, et non de simples éraflures qu’auraient causées des tirs israéliens provenant d’un angle de 30 degrés -, mais plutôt par des Palestiniens (postés plus directement devant le père et le fils) pour s’assurer que l’un et l’autre resteraient dans leur position.
"Soudain, vous voyez le garçon qui gît, allongé sur les genoux de son père, alors qu’un autre impact de balle est visible dans le mur, juste derrière lui – là aussi, ce tir ne pouvait pas provenir de la position de Tsahal, qui se trouvait au-delà du fût et sur le côté, mais uniquement de la position palestinienne, qui faisait plus directement face au père et au fils. C’est cette balle qui lui a traversé le ventre et est ressortie par son dos. [Pour illustrer cette affirmation de manière topographique, il est utile d’examiner cette] photo aérienne du carrefour de Netzarim et des positions israéliennes et palestiniennes qui y sont repérées."
[Traduction des légendes : En haut au centre :] "L’échange de tirs au carrefour Netzarin et la mort de l’enfant palestinien". [A gauche, dans un cercle :] "Emplacement du père palestinien et de son fils (agrandissement)". [Un peu plus bas à droite, au centre du cliché :] "Position palestinienne d’où partaient des tirs vers le fortin israélien". [A l’extrémité droite du cliché :] "Tirs palestinien". [Plus bas :] "Fortin israélien". [Plus bas à gauche :] "Tirs palestiniens".
À ce stade de la vidéo, dit Doriel, "on peut entendre la salve - mais la position israélienne était très éloignée! [On peut donc en déduire que] ce qui s’est produit, c’est qu’un Palestinien s’est avancé jusqu’à un endroit très proche du caméraman, et a tiré la rafale mortelle. On peut noter également qu’au moment des tirs mortels, le caméraman a ’sursauté’ et que l’image est devenue floue – ce qui indique que les tirs provenaient d’un endroit proche de lui."
Une équipe de CBS était sur place pour filmer la reconstitution pour l’émission "60 minutes"… [Son verdict :] les résultats sont peu concluants.
Mais, [le général] Samia, [l’ingénieur Doriel] et beaucoup d’autres qui ont examiné les preuves n’ont guère de doutes quant à l’identité des responsables de la mort de Mohammed al-Dura.
"Les forces palestiniennes ont mis en scène l’événement", affirme Doriel avec emphase (1 - rappel). "Les Israéliens tiraient, bien sûr - mais la salve mortelle n’a pas été tirée par eux : elle venait de la position palestinienne qui faisait face au garçon, derrière le cameraman".
…………………
WorldNetDaily a pu se procurer une copie du rapport de Doriel sur le tir au carrefour de Netzarim (2). Observant que les rushes du tir ont "déclenché une propagande anti-israélienne et anti-juive, conformément au standard bien connu de TSW - TV-Supported-Warfare" [guerre télévisée] - Doriel émet les remarques suivantes:
"LES FAITS INCONTESTÉS:
• Confirmé par tous : Des soldats israéliens étaient confinés dans un avant-poste situé en travers du carrefour, à une distance de 110m de la victime et dans un angle de 30 degrés par rapport au mur de parpaings, où le garçon et son père s’étaient réfugiés derrière un fût de ciment. A cette époque, des avant-postes palestiniens étaient disséminés dans tout le secteur - devant et derrière la victime.
• Confirmé par le représentant officiel de l’autorité palestinienne sur la deuxième chaîne israélienne – 31 oct. 2000 : Le garçon a été tué par une balle, qui lui est entrée dans le corps par devant et en est ressortie par le dos (c’est pourquoi aucune balle n’a été trouvée dans le corps du garçon).
• Le cameraman est retourné sur les lieux de l’événement, le lendemain, et a confirmé: le fût derrière lequel le garçon s’est abrité était en béton (et non en métal), donc, aucune balle de fusil ne pouvait le percer de part en part (journal Ha’aretz, 7 novembre 2000).

• Le film tourné par le cameraman palestinien a révélé [l’existence], sur le mur, du seul trou [laissé par] la balle qui a pénétré dans le corps du garçon."
"CONCLUSIONS:
• "Le trou qui apparaissait sur le mur de parpaings, derrière le corps du garçon, après qu’il soit tombé sur le trottoir, est la seule évidence montrant qu’une balle a pénétré son corps, comme l’a avoué le représentant de l’Autorité palestinienne.
• La localisation du trou fait par la balle meurtrière, se trouve bien à l’intérieur de l’espace protégé contre un tireur d’élite de l’avant-poste israélien, par le fût de béton."
(Ci-après, le croquis de Doriel).
http://www.worldnetdaily.com/images/20001204_xndku_map.gif
[Traduction du texte anglais :]
Analyse de l’enregistrement télévisé de la tragédie du 30 septembre 2000 au carrefour de Netzarim
Description de l’espace caché d’un possible tir israélien – derrière le fût de béton
Sur ce croquis schématique… on suggère que le fût de béton fait 70 centimètres de diamètre.
Au cas où le diamètre aurait été plus large, l’espace caché serait accru.
Espace caché à un tir de Tsahal
Trou de la balle
Mur de parpaings
Fils – Père – Fût
[Texte en diagonale :] Limites d’un possible impact de balles de Tsahal
[suivi d’un autre texte dans une diagonale inverse :] Direction de l’avant-poste de Tsahal
[2 textes à la verticale :] Direction de la balle qui a laissé l’impact d’un trou derrière le dos l’enfant [suivis d’un texte à l’horizontale :] Direction de l’avant-poste palestinien.
• "Le trou de la balle mortelle peut avoir été causé uniquement par un tireur isolé se postant face au garçon (à l’abri des buissons qui se trouvent derrière le caméraman), et le bruit enregistré par le caméraman avant que le garçon apparaisse mort provient d’une arme toute proche et émettant un bruit tout à fait différent du tir entendu auparavant [qui provenait des avant-postes distants].
• Les avant-postes armés situés face au garçon et devant lui étaient tenus uniquement par des Palestiniens. Par conséquent, eux seuls peuvent avoir tué le garçon. Il en va de même pour les balles qui ont blessé le père du garçon: il était tellement recroquevillé dans l’angle formé par le mur et le fût – que seules des balles tirées de face pouvaient l’atteindre, et elles ne pouvaient en aucun cas provenir de la position israélienne qui se situait dans un angle de 30 degrés par rapport au mur. Même avec un angle de 43 degrés, c’eût été impossible."
Par la suite, le 27 novembre [2000], le général Samia rendit publics les résultats de l’enquête officielle de Tsahal - qui s’inspiraient des résultats de l’enquête balistique de Doriel, mais ne soufflaient mot du fait, révélé par l’examen des impacts de balles et des clichés de la vidéo, selon lequell le tir meurtrier avait été exécuté de derrière le caméraman, et donc face aux victimes.
"Une enquête approfondie réalisée ces dernières semaines, jette des doutes sérieux sur le fait que le garçon ait été victime d’un tir israélien", déclarait-il. "Il est tout à fait plausible que le garçon ait été atteint par des balles palestiniennes au cours de l’échange de tirs qui a eu lieu dans le secteur."
David Kupelian
© WorldNetDaily.com pour l’original anglais et upjf.org pour la version française.
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2. Y a-t-il eu machination palestinienne, et si oui,
avec ou sans la complicité des journalistes de France 2 ?
Avant de tenter de répondre, avec le plus d’honnêteté possible, à cette double question, voici un petit rappel.
Ne tirez pas! Ne tirez pas!
Ce cri de désespoir [que j’imagine], le père du petit Mohammed le pousse en regardant en direction du caméraman palestinien qui lui fait face.
Or, on sait, par le rapport Doriel - dont les précisions topographiques ont été reprises, et donc entérinées par ceux qui ont enquêté sur cette difficile affaire -, que la position qui se trouvait à l’arrière du preneur d’images était palestinienne. On sait également, puisqu’on en a des agrandissements photographiques fiables, que les trous laissés par les balles dans le mur de parpaings auquel étaient adossées les deux victimes palestiniennes, sont parfaitement droits et témoignent de ce que les tirs ont été effectués de face, c’est-à-dire de derrière le caméraman.
Mais les deux éléments les plus frappants sont :
1. la violence sonore des dernières rafales, qu’il est facile de distinguer de celles de l’échange de tirs entre le fortin de Tsahal et les positions palestiniennes (pour ceux qui ont accès à la vidéo sonorisée) ;
2. Le haut-le-corps et l’expression de stupeur, mêlée de terreur, du père, quand il réalise qu’on tire sur son fils et sur lui… d’en face ! De là où il sait bien qu’il n’y a pas d’Israéliens.
Peut-être même Jamal Al-Dura a-t-il vu les agresseurs qui ont assassiné son fils et tenté de lui faire subir le même sort…
Que nul ne s’étonne qu’il n’ait pas dévoilé cela et qu’il ait même fait de la surenchère depuis qu’il a échappé à la mort de la main de ses concitoyens, en accusant les Israéliens, contre toute vraisemblance. Que peut-il faire d’autre ? Il est bien placé pour savoir comment l’Autorité Palestinienne traite les ’collaborateurs’…
Reste l’hypothèse du complot, que certains tentent d’accréditer (3). On me permettra d’émettre ma propre hypothèse.
Il est peu probable qu’il y ait eu machination, et encore moins collusion entre les Palestiniens qui ont tiré sur les Al-Dura, le caméraman palestinien, Talal abu-Rahma, et le journaliste Charles Enderlin.
Voilà ce qui a pu se passer. Des Palestiniens en armes, qui n’avaient pas manqué de repérer le père et son enfant, pris sous les tirs croisés et qui s’abritaient le long d’un mur derrière un fût de ciment, ont décidé de profiter de la situation. Ils ont quitté leur position (située - rappelons-le – face au lieu du drame), pour se poster carrément en face de leurs victimes, un peu en arrière du caméraman palestinien, et vider un ou plusieurs chargeurs de leurs armes automatiques en direction de ces malheureux.
Deux personnes savent, semble-t-il, que ce crime a été commis par des hommes armés palestiniens : le père du petit Al-Dura, sûrement, et le caméraman de Ch. Enderlin, peut-être. Il est probable que ni l’un ni l’autre n’ont vu distinctement les meurtriers (surtout pas le caméraman, qui leur tournait le dos),
mais il me semble douteux qu’ils ignorent que ce coup de main meurtrier ait été le fait de Palestiniens. J’ai dit plus haut pourquoi ils persisteront à accréditer la version qui accuse les soldats israéliens.
Prétendre qu’il y a eu machination est hasardeux, téméraire, et, de toute manière, impossible à prouver.
A tort ou à raison, j’estime qu’accuser des journalistes et les responsables d’une chaîne de Télévision d’en être les acteurs ou les complices, en se basant sur des préventions et des convictions personnelles, est une accusation meurtrière, qui ne devrait pas franchir les lèvres de quiconque veut servir la cause de la vérité, et encore moins celles de Juifs, dont tant d’ancêtres ont payé de leur vie, de la spoliation de leurs biens, de l’exil, ou de la honte, les conséquences d’accusations malignes ou irresponsables, depuis l’empoisonnement des puits jusqu’au meurtre d’enfants chrétiens, prétendument saignés pour mêler leur sang à des pains azymes ou des pâtisseries (4).
Enfin, on peut se demander comment on en est venu à de telles extrémités. Daniel Schneidermann nous fournit une clé d’interprétation intéressante (5):
"Si des centaines de milliers de personnes ont acheté un livre expliquant qu’aucun Boeing ne s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001, si donc le marché existe, alors pourquoi ne pas tenter de lancer sur le marché la rumeur de la mise en scène de la mort de Mohammed ?"
Mais conscient lui-même de l’insuffisance de cette explication, il termine son article par cette phrase, qui me semble très pertinente :
"Cernés par l’«hénaurme», les médias semblent impuissants. France 2 peut bien porter plainte, et retourner filmer quatre ans plus tard les blessures du père de Mohammed, qui correspondent à celles que l’on voit sur la séquence : on pressent, hélas, que cela ne fera pas taire le cyber-ricanement. Guère d’autre solution, pourtant. Il est vrai que ces mêmes médias semblent parfois, par leurs silences ou leurs autocensures, s’ingénier à préparer les rumeurs de demain".
Même si l’on peut comprendre que les responsables de France 2 aient gardé un souvenir amer – sans doute assorti de rancune - d’une certaine remise du «Prix de la désinformation» à la chaîne, ce fut une erreur, de la part de ses responsables, que de faire preuve d’indifférence et d’insensibilité envers la blessure profondément douloureuse et le sentiment aigu d’injustice qu’a causés aux Juifs soucieux de l’honneur de l’Etat d’Israël et de Tsahal, son armée, la diffusion mondiale du clip télévisé montrant la mort en direct d’un enfant palestinien, en l’imputant, sans autre, à des soldats israéliens.
Malgré le fait que je me sois désolidarisé des accusations extrêmes proférées à l’encontre de la chaîne et que j’aie cru devoir mettre en cause publiquement les auteurs de ces libelles, en des termes, parfois très vifs - dont je les prie de ne pas me tenir rigueur -, je leur rends témoignage qu’
ils ont raison de reprocher à France Télévision d’avoir toujours refusé de revenir sur la déclaration de Charles Enderlin, ou de la nuancer, et de décider arbitrairement de ne pas diffuser l’un ou l’autre documentaire ou reportage, présentant une thèse différente sur les circonstances de ce drame, en le faisant suivre d’un débat.
Le résultat de cette position intraitable, nous le voyons aujourd’hui:
la frustration et l’exaspération qu’a engendrées cette attitude chez beaucoup de Juifs ont atteint un niveau explosif. Leurs porte-parole n’ont pas tort d’affirmer que des Israéliens ont payé de leur vie ou de leur intégrité physique cette séquence télévisée, devenue emblématique du combat palestinien, diabolisante et pourvoyeuse de haine anti-israélienne et anti-juive. Il eût fallu savoir entendre cette douleur et comprendre qu’elle s’accompagne d’une certaine violence (uniquement verbale - faut-il y insister ? - à la différence des mœurs de certains terroristes du camp d’en face !).
Par ailleurs, la partie juive concernée doit se garder d’appliquer au déni de justice dont elle s’estime victime, un remède pire que le mal, en l’espèce d’une
criminalisation parallèle de la partie palestinienne.
On n’a sans doute pas suffisamment mesuré l’impact désastreux qu’aurait, sur l’opinion palestinienne et sur les chances de paix entre les deux peuples, la diffusion mondiale d’une accusation - qui n’est pas moins diabolisante que celle que l’on porte contre les Israéliens -, à savoir : que les Palestiniens sont prêts à tout, dans leur guerre de propagande contre Israël, y compris à massacrer leurs propres enfants (6).
Je crois que c’est la raison profonde de la réserve systématiquement observée, en cette affaire, depuis 4 ans, par les autorités israéliennes. A mon avis, elles ont fait montre de sagesse en sachant faire taire leur intime conviction, et en s’en tenant à la version ’diplomatique’, telle qu’elle a été, en son temps, rendue publique le 27 novembre 2000 par le général Samia. Je la rappelle ici :
"Une enquête approfondie, réalisée ces dernières semaines, jette des doutes sérieux sur le fait que le garçon ait été victime d’un tir israélien. Il est tout à fait plausible que le garçon ait été atteint par des balles palestiniennes au cours de l’échange de tirs qui a eu lieu dans le secteur."
Rappelons qu’elle avait été précédée d’une déclaration, faite le 2 octobre 2000, par le chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne, le général Moshe Yaalon, qui avait reconnu (ce qui lui fut amèrement reproché par la suite) que ses hommes pouvaient être responsables de la mort du petit Mohamed [7]. Dans ces conditions, il semble injuste, rétrospectivement, de reprocher à Charles Enderlin d’avoir imputé à Tsahal le tir mortel, dans son commentaire des prises de vues de son caméraman.
Qu’il me soit permis, bien que je n’aie aucun titre à le faire (j’ai, en effet, moi-même vertement, et à maintes reprises, critiqué la couverture médiatique du conflit palestino-israélien par les chaînes de France Télévision) de demander à Madame Arlette Chabot de ne pas régler ce différend douloureux devant les tribunaux. Ces derniers - l’excellente et intelligente personne qu’est la directrice de l’Information de France 2, le sait aussi bien que moi -, ne se prononcent pratiquement jamais sur le fond, en de telles matières, mais sur la forme. Il est donc possible que la plainte en diffamation lancée par France Télévision soit recevable et que les auteurs et les propagateurs de ces accusations soient condamnés. Mais, à tort ou à raison, je crains que ce ne soit une victoire à la Pyrrhus, et que l’exaspération qui en découlera n’enflamme encore davantage les esprits.
J’ai peur également, que malgré l’invraisemblance des accusations, une bonne partie de l’opinion publique - qui a toujours tendance à prendre le parti du faible et de l’opprimé contre le pouvoir, ou du citoyen en lutte contre le système – ne soit scandalisée du traitement infligé à des gens qui, après tout, ne demandent que l’ouverture d’un débat sur une question qu’ils estiment, à juste titre, arbitrairement tranchée aux torts exclusifs d’Israël – ce qui les meurtrit et les exaspère. D’autant que – l’avenir dira si j’ai prophétisé en vain -, je suis persuadé que, tôt ou tard, il y aura une couverture du différend dans la presse écrite, voire qu’une chaîne de télévision acceptera de programmer, dans le cadre d’un débat équilibré, par exemple le documentaire objectif de Madame Esther Shapira, qui ne développe pas une théorie du complot, mais penche pour l’hypothèse d’un tir d’origine palestinienne.
Alors pourquoi ne pas prendre les devants, apaisant ainsi les esprits et évitant d’envenimer des plaies qui, déjà, suppurent ? Si cet article obtient ce résultat, la peine qu’il m’en a pris pour l’écrire n’aura pas été vaine.
Menahem Macina
© upjf.org
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Notes de la Rédaction d’upjf.org
(1) Cette affirmation de collusion entre les tireurs et le caméraman palestiniens semble être l’intime conviction de l’auteur de l’article. Le fait est qu’elle ne figure pas dans le rapport officiel de Doriel (cité, ci-après, n. 2).
(2) L’intégralité du rapport (en anglais) peut être consultée sur notre site (voir :
"Summary of a Professional Investigation Regarding the Killing of a 12 Year Old Boy At Netzarim Junction and Policy Recommandations Deriving From It".
(3) Trois nouveaux fronts viennent d’ailleurs de s’ouvrir récemment. C’est, tout d’abord, le Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel (SNPCA) qui, le 24 novembre, diffusait un long texte polémique, intitulé
"20 minutes pour convaincre. Information relative à l’affaire Al Dura", dans lequel il soutient ardemment la campagne d’un "contribuable… épris d’un souci de vérité" et d’"une agence de presse", et stigmatise la chaîne France 2 et sa responsable de l’information, Madame Arlette Chabot. C’est, ensuite, un site, du nom de Media-Ratings, qui non seulement reprend à son compte les accusations, désormais galvaudées, à l’encontre de France Télévision, mais propose ce qui suit:
"Nous verserions 10 000 € à une ONG choisie par France 2 si la chaîne parvenait à nous démontrer ainsi qu’à un collège d’experts indépendants que le reportage diffusé le 30 septembre 2000 montrant la mort d’un enfant palestinien dans les bras de son père n’est pas un faux." (Voir :
" ’A. Chabot et C. Enderlin (Fr2) doivent être démis de leurs fonctions’ "). C’est, enfin, un article de Stéphane Juffa, qui a été publié, en anglais, le 26 novembre, par le
Wall Street Journal Europe, sous le titre
The Mythical Martyr.
(4) Notons que cette accusation médiévale ressurgit, de nos jours, dans certains pays arabes. Voir
"Du sang d’adolescents dans les pâtisseries de Pourim". Et si l’on m’objecte que l’accusation d’avoir tué le petit Al-Dura est précisément de cette nature, je répondrai que nous ne devons pas nous ravaler au niveau de nos ennemis.
(5) Daniel Schneidermann,
"L’âge d’or de l’«hénaurme»".
(6) Et qu’on ne m’objecte pas que j’amène moi-même de l’eau au moulin de cette criminalisation des Palestiniens, en émettant, comme je l’ai fait plus haut, la supposition que des tireurs palestiniens sont les auteurs du meurtre de Mohammed Al-Dura. En désignant des coupables non identifiés, je ne fais qu’exercer mon droit à émettre des hypothèses vraisemblables, et je n’insinue, en aucun cas, que TOUS les Palestiniens se comportent de la sorte. Il serait trop long de rappeler ici les nombreux cas de mises en scène et d’accusations sans fondement, relayées dans l’opinion palestinienne et mondiale (par ex. pour prendre le plus récent: la thèse de l’empoisonnement d’Arafat par les services secrets israéliens), qui prouvent que l’intoxication et le mensonge sont utilisés en permanence par l’aile dure des Palestiniens dans la guerre médiatique qu’ils mènent sans relâche contre Israël. Ce qu’on peut reprocher, par contre, à la précédente direction politique palestinienne sous l’autorité de Yasser Arafat, c’est non seulement de n’avoir mené aucune enquête sérieuse à propos de la mort d’Al-Dura et d’avoir refusé toute investigation externe factuelle (autopsie du jeune défunt, examen médical approfondi et impartial des blessures du père, etc.), mais surtout d’avoir utilisé à satiété la vidéo du mitraillage de l’enfant et ses photos, pour en faire autant d’emblèmes du caractère criminel de l’Etat hébreu et de ses soldats. Il est indéniable que la partie israélienne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour établir la vérité des faits, et qu’elle a émis des conclusions modérées. A l’inverse, la partie palestinienne a considéré, d’entrée de jeu, et a maintenu jusqu’à ce jour, la thèse de tirs israéliens volontaires en direction des deux victimes palestiniennes retranchées derrière un fût de béton, et finalement celle de ’l’assassinat’ de l’enfant par un soldat israélien. Et tout cela sans avoir procédé à la moindre investigation digne de ce nom, à laquelle auraient pu participer des observateurs extérieurs et des experts non inféodés politiquement ni à l’une ni à l’autre parties.
[7] "L’armée israélienne ne tire pas sciemment sur des enfants, mais je peux garantir que de telles choses ne se reproduiront pas dans l’avenir", avait indiqué le général. Cité d’après l’article de Daniel Psenny,
"Accusée de mise en scène, France 2 porte plainte",
Le Monde du 19.11.04.
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----- Original Message -----
From: F.F.
To:
m.macina@skynet.be
Sent: Sunday, November 28, 2004 8:23 AM
Subject: Le jour où…
…les juifs mettront autant de hargne à combattre leurs adversaires - et je ne dis pas leurs ennemis – [qu’]à s’entretuer
ALORS l’avenir d’ISRAËL et de notre Peuple sera radieux.
Ce qui est ENORME c’est que, pendant plus d’un mois, FRANCE 2 a affirmé d’une manière péremptoire que Mohamed AL DURA a été tué VOLONTAIREMENT - je tire sur lui pendant 45 minutes, si ce n’est pas intentionnellement, alors je n’y comprends plus rien. PASSAGE en BOUCLE DISTRIBUTION AU MONDE ENTIER
GRATUITEMENT.
Voila ce qui est énorme et voilà ce que j’aurais aimé que vous écrivassiez à Monsieur SCHNEDERMANN - remarquable d’équilibre au demeurant.
Je ne suis pas responsable de ce qu’écrit Daniel Schneidermann, et je n’ai même pas son e-mail personnel. Mais je souscris à ce que cet internaute reproche à France 2. Cette chaîne devait incontestablement une réparation au moins morale aux Juifs sur lesquels retombe, jusqu’à aujourd’hui, l’opprobre infligé à Israël et à ses soldats. Je sais gré à mon interlocuteur de n’avoir pas prétendu, comme tant d’autres, que France 2 n’a cessé, durant 4 ans, d’affirmer la culpabilité d’Israël en cette affaire. Le mal commis alors – à mon avis plus par légèreté et irresponsabilité que par malice – par le journaliste Charles Enderlin, est irréparable. Persuadé de la véracité des dires de son caméraman, et peut-être incapable, de résister à l’appât d’un ’scoop’ de cette taille, il s’est hâté de diffuser ce document incendiaire, sans même l’assortir de l’expression d’un doute méthodique, en attendant les résultats d’une enquête dont il ne devait pas ignorer qu’elle aurait lieu. C’est pourquoi j’ai écrit, à plusieurs reprises, et j’y reviens aujourd’hui en détail, que la faute de France 2 a été de refuser toute mise en cause et même d’accorder aux Juifs bafoués la programmation d’un documentaire exprimant un point de vue différent, sans pour autant accuser les journalistes de France 2 de complicité.
Menahem Macina
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----- Original Message -----
From: A. B.
To:
m.macina@skynet.be
Sent: Sunday, November 28, 2004 11:37 AM
Pour info :
Regardant il y a une dizaine de jours la télévision algérienne sur "Canal satellite", j’ai vu un chanteur algérien, présentant une de ses nouvelles oeuvres, avec un clip montrant en arrière-plan (mais très distinctement) la mort du petit Mohammed Al-Durah....
Ce n’est, hélas ! ni la première ni la dernière fois que ce genre de procédé est employé dans le monde arabe.
Dont acte donc.
Menahem Macina
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----- Original Message -----
From: M.B.
To: Macina
Sent: Monday, November 29, 2004 9:48 PM
Subject: Re: Al-Dura victime de Palestiniens, pas d’un complot journalistique (mise au point).
Cher Monsieur,
J’ai lu votre article en objet qui m’a intéressé. L’aspect technique de cette affaire m’échappe et je ne peux par voie de conséquence me prononcer sur la culpabilité de telle ou telle partie.
Mais qu’importe. Ce qui m’a choqué dans cette affaire, au-delà, bien entendu, de la mort d’un enfant est l’écho que lui a donné France 2, sans attendre une quelconque vérification des faits annoncés. Ceci vient, de surcroît, en sus de positions partisanes élaborées à partir d’un discours où les mots ont perdu leur sens originel pour induire systématiquement la culpabilité d’Israël.
Mais je voudrais revenir sur une partie de votre proposition. Vous dites : "Par ailleurs, la partie juive concernée doit se garder d’appliquer au déni de justice dont elle s’estime victime, un remède pire que le mal, en l’espèce d’une
criminalisation parallèle de la partie palestinienne.
On n’a sans doute pas suffisamment mesuré l’impact désastreux qu’aurait, sur l’opinion palestinienne et sur les chances de paix entre les deux peuples, la diffusion mondiale d’une accusation - qui n’est pas moins diabolisante que celle que l’on porte contre les Israéliens -, à savoir : que les Palestiniens sont prêts à tout, dans leur guerre de propagande contre Israël, y compris à massacrer leurs propres enfants."
Croyez-moi, M. Macina, l’opinion palestinienne est faite sur ce sujet. Quel est le Palestinien qui, aujourd’hui, ne sait pas que ses dirigeants ont envoyé sciemment à la mort des enfants et des jeunes femmes au nom de leur cause ? Ils lisent la presse comme vous et moi, et il est inutile de leur rappeler les cas où leurs enfants ont été utilisés au risque de leur vie. Les Palestiniens savent également qu’à l’exception de quelques gogos ou d’idéologues dépassés, en manque de conflit colonial, le monde entier se doute de ce qui s’est effectivement passé.
Je crois qu’il est trop tard pour essayer de ménager qui que ce soit dans ce conflit. Il faut que la vérité surgisse. Si des journalistes ont oublié un moment leur devoir et leur intégrité professionnelle au profit de l’impérieuse nécessité de manifester leur engagement idéologique, ceci doit se savoir et sans ambiguïté.
En ce qui me concerne, toujours méfiant des situations unanimes, je ne peux m’empêcher d’émettre un doute quant à l’intégrité de France 2 car, comme la majorité des chaînes publiques ou privées, elle a pris position dans ce conflit à l’unisson du Quai d’Orsay. Alors, Enderlin n’a peut être pas comploté avec les Palestiniens sur l’affaire Al Dura, mais il a diffusé des informations certainement attendues..
Cordialement
M.B.
Il faut rappeler que, dès le 2 octobre 2000, le chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne, le général Moshe Yaalon, avait reconnu (ce qui lui fut amèrement reproché par la suite) que ses hommes pouvaient être responsables de la mort du petit Mohamed. "L’armée israélienne ne tire pas sciemment sur des enfants, mais je peux garantir que de telles choses ne se reproduiront pas dans l’avenir", avait indiqué le général. Ce n’est que le 27 novembre 2000 que le général Samia, rendit public le premier déni de l’origine israélienne des tirs, en ces termes : "Une enquête approfondie, réalisée ces dernières semaines, jette des doutes sérieux sur le fait que le garçon ait été victime d’un tir israélien. Il est tout à fait plausible que le garçon ait été atteint par des balles palestiniennes au cours de l’échange de tirs qui a eu lieu dans le secteur." Dans ces conditions, il semble injuste, rétrospectivement, de reprocher à Charles Enderlin d’avoir imputé à Tsahal le tir mortel, dans son commentaire des prises de vues de son caméraman. Il n’a fait que répercuter l’opinion de l’armée, qui - il faut le rappeler - a tout de même prévalu durant plus de deux mois.
Menahem Macina
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----- Original Message -----
From: M. Schwartzmann
To:
m.macina@skynet.be
Sent: Monday, December 06, 2004 8:45 PM
Subject: Mohamed-Al-Dura
Fidèle visiteuse du site de l’UPJF, je vous écrit pour vous dire que je suis effectivement consternée des développements de l’affaire Al-Dura.
Si on peut s’indigner de l’exploitation faite de cette image et de l’absence de réserves sur la provenance des tirs, nier la réalité des faits me semble le résultat d’un processus de déni du réel de plus en plus délirant. On se souvient que le film "Décryptage" montrait simplement que, des positions israéliennes, on ne voyait pas le lieu des impacts, et donc qu’il n’y avait rien d’intentionnel du côté israélien, ce qui rendait odieuse la comparaison avec l’enfant de Varsovie.
On peut penser que c’est le caractère insupportable de cette image pour les juifs eux-mêmes qui conduit certains à préférer penser qu’il n’y a là rien de vrai.
Mais il est navrant que, cherchant à dépasser la désinformation, on ait l’impression de passer d’une désinformation à une autre. Sans parler du tort ainsi fait aux autres tentatives de lutte contre la désinformation.
Monique Schwartzmann
Professeur de philosophie
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Mise à jour du 03/12/04