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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu'au 15 novembre 2007

Al-Dura/Fr2: coupable d'intelligence avec l'ennemi (I)
07/02/2005

08/02/05

Des amis (il m'en reste encore, D.ieu merci), m'ont aimablement communiqué un acte d'accusation, signé Victor Perez, lequel, m'informent-ils, figure sur le forum du site de la Mena. Sans l'avertissement de mes amis, j'aurais tout ignoré de ce qui se tramait contre ma personne, car je ne visite plus depuis longtemps le site de la Mena. On lira donc, ci-après, une 'lettre' de V. Pérez, que ce dernier n'a pas cru devoir m'adresser et qui est toujours en ligne sur le forum de la Mena, comme j'ai pu le vérifier, il y a peu, grâce au lien qui m'a été indiqué par un ami. On voudra bien me pardonner la relative longueur de mes remarques. Je ne m'attendais pas à devoir remonter au créneau pour défendre mon honneur et mon intégrité, attaqués d'aussi basse manière, j'ai donc profité de cette circonstance malheureuse pour procéder, comme les bons dentistes, avant plombage, à un traitement de la racine du mal. Ce genre d'opération prend du temps. Il arrive aussi qu'elle fasse mal, mais c'est en vue de la guérison, la mienne, bien sûr, mais aussi celle de mes accusateurs, qui se chargent d'une lourde responsabilité en soutenant une thèse conspirationniste et en réservant leur colère et leur mépris à un coreligionnaire qui refuse de se laisser aller à de telles extrémités et exhorte celles et ceux dont la conscience est encore saine, à ne pas céder au discours de la haine. Toute haine, même celle des ennemis. Nous sommes des Juifs, pas des païens. Menahem Macina.

"Sombre Macination [1] (encore !)", par Victor Perez

Message posté le 31 janvier 2005 sur le site de la Mena.

Cher [2] Menahem,

À trop vouloir démonter - pour d'obscures raisons personnelles [3] - la Mena, vous nous démontrez le peu de sérieux de votre démarche.

Il n'a fallu que 27 minutes de visionnage aux journalistes Denis Jeambar et Daniel Leconte pour affirmer toute l'innocence de Tsahal et la culpabilité des ''Palestiniens'' dans ce ''meurtre'' ou cette ' ''fiction'. [4]

Plus de quatre années ont passé et, ni Enderlin ni France 2 ne sont revenus sur cette terrible accusation qui servit d'excuse à nos ennemis. [5]

Cette attitude ne vaut-elle pas, à elle seule, une équivalence au mépris affiché envers les Juifs à l'époque de l'affaire Dreyfus ? [6]

C'est cela que j'aurais aimé vous voir traiter et non pas l'opinion d'une agence qui a eu le mérite de faire innocenter définitivement Israël de cette forfaiture. [7] Opinion qui, par ailleurs, ne vous engage nullement sur le plan moral ni judiciaire. [8]

Il serait bon, en conséquence, que vous sortiez l'UPJF de cette affaire [9] et que vous laissiez la Metula News Agency mener dorénavant ses articles selon ses desiderata. [10]

À nous seuls, lecteurs, de nous faire une opinion sur ses écrits. [11]


© Victor Perez

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Remarques de Menahem Macina

[1] "Macination"… Passons sur le mauvais goût de ce jeu de mots qui s'en prend à mon patronyme pour en faire un objet de risée. Un tel comportement déshonore l'éthique juive, et M. Perez devrait s'en abstenir ne serait-ce qu'en souvenir des moqueries dont ont été victimes nos pères, nos grands et nos arrière grands-parents, affligés de noms yiddish ridicules jadis imposés par des goyim malveillants, lorsque notre état-civil dépendait de leur méchanceté grossière. Le plus grave est que ce jeu de mots permet à mon détracteur, de m'accuser de "machination". Que dois-je en conclure ? Qu'on me soupçonne « intelligence avec l'ennemi » (entendez : France 2), je suppose…

[2] J'ai toujours été choqué de ces messages ou de ces lettres, qui commencent par des « Cher… » et finissent même, parfois, par des « amicalement », ou autre urbanité du même tonneau, alors que celui ou celle qui vous les administrent ne vous portent pas, ou plus dans leur cœur. À quand des lettres d'ennemis honnêtes, qui commenceraient, par exemple, sur un : « Sale type… », et s'achèveraient sur un  : « Vous pouvez crever ! », ou autre salve aussi franche que létale ? Cela aurait au moins l'avantage d'éviter au "cher", si mal nommé, d'être saisi de nausée.

[3] Depuis le début de mon action (pour rallier les indécis à une attitude éthique en cette affaire), on n'a cessé de m'accuser d'agir par haine, jalousie et autres motivations qui semblent être les seules que puisse concevoir un esprit aussi tortueux que le mien. En me prêtant aussi généreusement ces sentiments peu honorables, mes détracteurs révèlent davantage le niveau de leurs préjugés, qu'ils n'éclairent les internautes sur mon état d'esprit personnel – dont ils n'ont cure d'ailleurs, l'essentiel n'étant pas de me dépeindre tel que je suis, ou tente d'être, mais tel qu'ils veulent que l'on me juge, c'est-à-dire éminemment méprisable. À les en croire, je ne puis être que malintentionné, ce qui les amène à m'intenter, précisément, un procès d'intention. Qu'ils me croient ou non, je leur affirme, d'un cœur tranquille, que je ne hais personne. Que je suis même congénitalement incapable de haïr qui que ce soit. Par contre, je ne me laisse pas accuser sans me défendre. Et il arrive que je fasse mal en rendant les coups que je reçois. Je ne suis pas un saint, et je ne tends pas la tête après qu'on me l'ait tranchée.

[4] « Il n'a fallu que 27 minutes de visionnage aux journalistes Denis Jeambar et Daniel Leconte… » Et moi, il m'a suffi de lire le contenu d'un bulletin réalisé par un ami d'alors - intitulé "Le Ghetto de verre" (N° 5, édition du 20 septembre 2001) -, pour être convaincu par son argumentation et le mettre en ligne sur mon site chretiens-et-juifs.org. Il était signé Paul Foster, et portait un titre prémonitoire "Dossier inédit et complet. L'affaire de l'assassinat de Mohamed Al Dura. Vers une nouvelle affaire Dreyfus ?". Oui, vous avez bien lu la date : 20 septembre 2001. À l'époque, la Mena n'avait pas de site. Et M. Perez n'avait rien écrit sur cette affaire. Par contre, moi, qu'il prend à partie aujourd'hui, je l'avais fait.

[5] « ni Enderlin ni France 2 ne sont revenus sur cette terrible accusation… » Ils étaient plusieurs milliers à le rappeler énergiquement à France 2, sous les fenêtres mêmes de la chaîne, au cours d'une manifestation pacifique. Monsieur Perez était-il du nombre ? Sait il qui, alors, a critiqué avec mépris celles et ceux qui avaient bravé la pluie pour battre la semelle sur le pavé parisien, ce 2 octobre 2002, et assister à une projection d'extraits du film d'Esther Shapira, dont l'UPJF avait acquis les droits, et que nous tentions en vain de convaincre France 2 de programmer sur sa chaîne, ne serait-ce que pour que les téléspectateurs voient et entendent, à deux ans de distance, une autre version des faits sur l'affaire Al-Dura ? Oui, qui, alors, nous a dénigrés ? Monsieur Gérard Huber, de la Mena. Extrait : « …Le travail que fait [la Mena], soit pour informer, soit pour déconstruire la désinformation et réinformer n'a rien à voir avec cette autre initiative dont je voudrais parler à présent et qui consiste à «donner le prix de la désinformation» à un journaliste. La Mena ne saurait se mêler à ce type de réaction passionnelle et partisane qui rappelle trop la tradition qui consiste à vouloir que des têtes tombent. » (Voir : M. Macina, "Demandez à Zola…".

[6] Aucun rapport avec l'affaire Dreyfus. Qui Monsieur Perez met-il, à la place de Dreyfus, dans le box des accusés ? Tsahal ? C'est ridicule !

[7] S'il est une chose qui m'agace prodigieusement en ce monde c'est la cote, éhontée autant qu'imméritée, dont bénéficient les violents. Ils ont une cohorte d'adulateurs, "idiots utiles", qui ne pensent que par procuration. Pas étonnant : les thèses des violents sont simples et dévastatrices. La foule les aime parce qu'ils leur jettent en pâture un ennemi désigné. Le vieil et vil instinct du lynch est resté vivace. Lynchons, lynchons, il en restera quelque chose ! Telle semble être la devise des déchaînés. Aussi, malheur au Juif comme moi, assez fou pour défendre nos ennemis quand ils sont injustement accusés : on le lynchera aussi, s'il le faut. Mais revenons à Mena qui, à en croire M. Perez, « a eu le mérite de faire innocenter définitivement Israël de cette forfaiture » (la mort de Mohammed Al-Dura). Mais la chronologie s'inscrit en faux avec cette thèse. En effet, c'est Joseph Doriel, l'un des experts israéliens commis, à titre privé, par le général Samia, qui, le premier, a formulé publiquement la terrible accusation qui, aujourd'hui est devenue la 'vulgate' de la Mena et des détracteurs de France 2 et de ses journalistes. Je cite ici un extrait de l'article d'Anat Cygielman, "L'enquête sur l'affaire Al-Dura ne convainc pas la presse" : « Cinq jours après la réunion avec Samia [le 23 octobre 2000], la première reconstitution fut effectuée à partir de l'emplacement de tir de Tsahal. Tandis que l'on reconstituait la scène, Doriel accordait une interview à l'équipe de télévision américaine [de CBS]. Il exposa sa thèse devant la caméra de [l'émission] "60 minutes". La mort d'Al-Dura a été mise en scène dans le but de produire une image qui deviendrait emblématique et entacherait la réputation d'Israël aux yeux du monde entier. Les acteurs de l'incident mis en scène comprenaient des Palestiniens armés, un cameraman français de télévision (qui avait reçu des  »"instructions de mise en scène"), et le père, Jamal Al Dura ("qui, apparemment, n'avait pas compris que l'opération s'achèverait par le meurtre de son fils")… Rappel, donc : cette interview remonte au 23 octobre 2000, et l'article de A. Cygielman – qui en rapporte des extraits - a été publié, le 7 novembre 2000, dans Haaretz. Où étaient, à l'époque, S. Juffa et ses collègues, où étaient Victor Perez et… Menahem Macina ? Vérité et modestie n'ont jamais tué personne, au contraire.

[8] « Opinion qui, par ailleurs, ne vous engage nullement sur le plan moral ni judiciaire… » Coup bas. Traduction de ce clin d'œil vers le public : M. Macina a soin de l'image de moraliste qu'il veut donner de lui-même, et - pourquoi le cacher ? – il appréhende les suites juridiques du ralliement (qu'il voudrait bien accomplir) à la vérité héroïquement défendue par la Mena, et dont, bien sûr, il est convaincu en son âme et conscience. Mais, il y a de la plainte contre X dans l'air… Alors, courageux, certes, mais pas téméraire, Macina prend ses précautions et aboie avec les loups (France 2 et son staff) !

[9] « Il serait bon… que vous sortiez l'UPJF de cette affaire… » Autre coup bas. M. Perez se souvient que l'UPJF m'avait demandé de ne plus polémiquer (entendez : répondre vigoureusement à ceux qui se réfèrent à moi de manière polémique, me calomnient et m'invectivent). J'avais déféré à cette demande et évité de mettre en cause directement la Mena, puisque, aussi bien, c'est à elle que j'avais porté les coups les plus rudes, en me défendant. M. Perez et - on le verra en son lieu -, un autre de mes détracteurs, ont cru que cela signifiait un arrêt total de mon combat contre la thèse du complot, qui met violemment et grossièrement en cause une institution et des personnes avec lesquelles pourtant, comme chacun sait, je ne file pas le parfait amour, et que j'ai même malmenées, durement parfois, quand j'estimais qu'elles le méritaient (voir, p. ex. et entre autres : "France Télévisions et l'information hostile à Israël et aux USA". Constatant que je persistais à m'exprimer sur l'affaire en osant prendre le contre-pied de la thèse du complot et que je m'obstinais à dire le contraire de leurs maîtres à penser, V. Perez et un autre détracteur qui, depuis, est venu à sa rescousse contre moi, ont estimé qu'il était temps d'en finir avec le traître que je suis. Et quoi de plus efficace que d'aller le dénoncer à ses mandants ? Car, après tout, pensent-ils sans doute, il se peut que les responsables de l'UPJF ne soient pas au courant, ou que, faute de temps, ils ne soient pas en mesure de contrôler les élucubrations de cet "électron libre", et des dégâts qu'il causedans la communauté juive. Alors, sonnons l'alarme, sensibilisons les autorités. Remontrons-leur que ce Macina profite de l'aura et du nom de leur organisation qui a pignon sur rue. Pour sûr, si cette dernière le lâche, il retombera dans son anonymat antérieur et tout le monde sera définitivement débarrassé de ce personnage problématique. Ce cas de figure, même si, à l'heure où j'écris ces lignes, il n'est pas d'actualité, n'est pas totalement impossible. Je l'ai envisagé. Mais j'ai une mauvaise nouvelle pour ceux qui spéculent sur ma mort médiatique. À supposer que le déchaînement de mes détracteurs ébranle la confiance que me font mes mandants et les amène à se passer de mes services, M. Perez - et d'autres qui rêvent de me réduire au silence - doivent savoir que je ne me tairai pas. Même si ce n'est pas à partir du site de l'UPJF, je continuerai à défendre mes idéaux et à servir, à ma manière et à mon modeste niveau, le peuple juif et l'État d'Israël, que ce soit pour le compte d'une autre entité, ou sur mon weblog (site personnel), qui est prêt à fonctionner ! Mais, encore une fois, on ne me fera pas taire. Je n'ai pas cédé aux messages d'insultes ni aux menaces de mort ou d'agression, reçus d'islamismes radicaux violemment irrités par les articles que je mets en ligne pour dénoncer leur stratégie de conquête, ce n'est pas pour trembler aujourd'hui face à de misérables tentatives d'intimidation, d'où qu'elles viennent.

[10] Me voici donc prié de « laisse[r] la Metula News Agency mener dorénavant ses articles selon ses desiderata. » Je passe sur la tournure étrange de cette phrase, puisque j'en comprends le sens. Il est comminatoire. En bref, il se traduit : « Fermez-la et laissez parler Metula. » Quelle dérision ! Comme si je voulais empêcher ces gens de "mener" [= écrire] leurs articles comme il le veulent ("leurs desiderata"). Il faudrait que je sois inconscient, ou stupidement vaniteux, pour m'imaginer, un instant, que je puisse, à moi seul, contenir la logorrhée haineuse des partisans de la théorie du complot de la mort (ou de la mise en scène) de l'exécution du petit Al-Dura, qui se déverse, depuis quelques mois, sur une petite dizaine de sites - majoritairement juifs, hélas ! Ces coreligionnaires enflammés d'une mauvaise colère font tort à l'éthique juive. Ils infligent à des gens - dont rien ne prouve qu'ils sont coupables de ce dont on les accuse – le déshonneur qu'ont subi tant de nos ancêtres soupçonnés des pires crimes, allant de l'empoisonnement des puits au meurtre d'enfants chrétiens, et j'en passe. Ceux qui en entraînent d'autres dans ces voies sans issue font preuve d'une irresponsabilité coupable.

[11] « À nous seuls, lecteurs, de nous faire une opinion sur les écrits [de la Mena]… » M. Perez énonce là une évidence. Mais en découle-t-il, pour autant, que nul n'a le droit de critiquer les articles et les actions des collaborateurs de cette entité ? Même les papes ont renoncé, de nos jours à des exigences aussi exorbitantes. Trêve d'enfantillages. Je comprends parfaitement que je gêne certains, mais de quel droit prétendent-ils me réduire au silence ? D.ieu nous délivre de telles gens ! S'ils étaient nos législateurs, ce serait le Goulag de l'esprit. Monsieur Perez et qui que ce soit d'autre ont parfaitement le droit de me critiquer, ils peuvent même m'invectiver, bien que ce ne soit pas à leur honneur, mais ils n'ont aucun titre à prétendre régenter mon droit à la critique et ma liberté d'expression. Quant à l'affaire Al-Dura, les critiques de M. Perez sont d'autant plus "décalées", que mon dernier texte à consonances polémiques, qui écorchait un peu la Mena, remonte à plus de trois mois, et que les articles que j'ai mis en ligne récemment, s'ils concernent bien l'affaire Al-Dura et le bras de fer France 2/Mena, ne constituent nullement une charge contre ce site, outre qu'ils ne sont pas de ma main.

© upjf.org, pour les commentaires.


Mis en ligne le 08 février 2005 sur le site www.upjf.org.