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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu'au 15 novembre 2007

A-Dura/Fr2: Un syndicat de l'Audiovisuel soutient S. Farnel
25/11/2004

Nous recevons de Serge Farnel l'e-mail suivant, par lequel il nous transmet un communiqué qui nous semble digne d'attention.

----- Original Message -----
From: petition
To: webmestre@laveritemaintenant.org
Sent: Wednesday, November 24, 2004 4:11 PM
Subject: Le Syndicat de l'Audiovisuel soutient la légitimité de mon action !

Car ce n'est pas un combat communautaire, et je le savais depuis le début.
Les medias de la "communauté" juive me l'ont d'ailleurs très bien signifié en refusant de m'entendre sur leurs ondes.
On ne me contacte toujours pas.
Notre secours va venir d'ailleurs : d'une des représentations du peuple français.
Car c'est une action CITOYENNE qui concerne tout le monde : juifs, catholiques, protestants, musulmans , bouddhistes, agnostiques, athées, etc.
Savourons les prémisses [lire : prémices] d'une victoire annoncée.
Continuez à me soutenir de toutes vos forces : j'ai besoin de vous !


Serge Farnel

_________________________


20 minutes pour convaincre par le Syndicat National des Personnels de la Communication et de l'Audiovisuel.
Information relative à l'affaire Al Dura, en date du 24 novembre 2004, par le Syndicat National des Personnels de la Communication et de l'Audiovisuel (SNPCA)


Dans le journal gratuit 20 minutes du 22/11/04, distribué à l'entrée des stations de métro, il y a, dans la rubrique "les coulisses TV" un curieux article : « France 2 s'attaque aux rumeurs de manipulation. »

De quoi s'agit-t-il donc et de quelle manipulation est-il question ? L'article du quotidien indique que « Arlette Chabot [directrice de l'info] a disséqué chacun des plans comparant les images du garçon et de sa dépouille, ainsi que celle du père et de ses cicatrices » (sic) La phrase suivante conclut « Reste à savoir si cela suffira à stopper la rumeur. »

Mais quelle est donc cette rumeur qu'il faut stopper ? Suffit-il de quelques lignes dans un quotidien gratuit pour, à son tour, affirmer ?

Puisqu'Arlette Chabot « a disséqué les images », en quoi ceci prouve-t-il cela ? Elle pourrait sûrement l'expliquer ! Mais sur ces "vérifications" il n'est donné aucune précision.

S'agissant maintenant de la conférence de presse organisée par l'intéressée, la semaine dernière, à la hâte, visant à "communiquer" sur le reportage diffusé par France 2 qui « montrait la mort en direct d'un jeune Palestinien, Mohamed A-Dura, tué, selon la chaîne, par des balles israéliennes dans les bras de son père blessé. » (sic 20 Minutes) : Il est étrange de constater qu'une chaîne, par la voix de sa directrice générale adjointe chargée de l'information, décide, dans le cadre d'une conférence de Presse, de déclarer certaines personnes non grata et donc refouler à l'entrée le, ou les indésirables, évitant ainsi la moindre question au sujet du dossier, concernant soit le fond, soit le respect de la charte de la chaîne publique.

Particulièrement, dans l'obligation de la chaîne publique de « donner aux téléspectateurs une bonne information donc une information vraie », ainsi que suivant la charte des devoirs des journalistes (consultable sur les sites web de France Télévisions), qui dispose clairement que « un journaliste digne de ce nom prend la responsabilité de ses écrits. Tient la calomnie, les accusations sans preuve, l'altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles. » Alors pourquoi, ne serait-ce que sur l'origine des tirs, sans aborder réellement l'affaire qui fera vraisemblablement l'objet d'une publication complémentaire, en fonction de son évolution, Arlette Chabot, responsable éditoriale, déclarait-elle sur Radio J « qu'on ne pouvait pas dire à 100% d'où venaient les tirs. »

C'est bien sur ce dernier point que le Conseil d'État a été saisi par un contribuable, lui aussi épris d'un souci de vérité – comme c'est son droit –, après avoir épuisé tous les autres recours et déjà soutenu dans sa démarche par plus de 2000 signataires, dans le cadre d'une pétition.

C'est probablement ce qui motivait également la question écrite que Roland Blum, député des Bouches du Rhône, s'apprêtait à poser au Gouvernement le 08/11/2004 [texte de la question obtenu sur le net] « attirant l'attention du ministre de la Culture et de la Communication sur la polémique mettant en cause France 2, au sujet d'images largement diffusées dans le monde depuis 2001, et [dont] l'authenticité ainsi que l'interprétation sont contestées. » Le représentant élu du peuple français souhaitait ainsi demander au ministre « de bien vouloir préciser si les faits qui ont été rapportés par la chaîne publique, qui se serait ensuite rétractée [1], et le correspondant de la chaîne en Israël, censés montrer l'assassinat d'un enfant palestinien par des militaires israëliens sous le regard du père, sont exacts. Et dans le cas contraire, de lui faire connaître les résultats de l'enquête qu'il n'aura pas manqué de prescrire. »

Enfin, le député s'interrogeait sur le fait que « ce reportage pourrait s'avérer être une mise en scène, au sujet de laquelle le PDG de France Télévisions et la directrice de l'Information de France 2 auraient été sollicités pour fournir des explications sur une éventuelle imposture médiatique. » (sic)

Ainsi donc, un député pourrait s'interroger, un grand hebdomadaire, L'Express, avoir des doutes et en faire sa une, c'est cependant France 2 qui détiendrait « la vérité » et crierait à la manipulation ! La Deux, qui va même jusqu'à porter plainte contre X sur le texte, qu'elle juge diffamatoire au sujet de l'invitation d'une agence de presse [pourtant citée par France 2, l'agence n'est donc pas X] et qui, de plus, dit se réserver le droit de poursuivre toute personne mettant en cause l'intégrité professionnelle des journalistes de la chaîne…

Allons donc, un peu de sérieux ! Sans vouloir aborder spécifiquement, faut-il le redire, ici, le fond, il semble bien que l'interview donnée à Télérama par le journaliste responsable du reportage dans le n°2650, page 10, en date du 25/10/2000 qui dit « j'ai coupé l'agonie de l'enfant parce que c'était trop insupportable » supporte [?], depuis un nouveau visionnage des rushes le 22/10/2004, une toute autre vision des choses.

Sans revenir sur l'origine des tirs et [sur les] déclarations faites sur leur provenance, dont Arlette Chabot elle-même dit ne pas pouvoir être sûre à 100%, il y aurait là sûrement beaucoup à dire.

Il est sûrement temps d'établir la vérité, et puisque France 2 dit avoir en sa possession tous les éléments permettant de « lever la rumeur. » Que ne se livre-t-elle, avec tous ceux qui ont légitimement fait connaître leurs doutes, à un véritable travail de démonstration, quitte à ce qu'un comité ad hoc se prononce sur le contenu des images et des rushes à l'origine de cette polémique.

Ce sera, à l'évidence, le meilleur moyen pour rendre indiscutables les conclusions que pourront ainsi rendre ceux qui auront vu les images, faire concorder ces dernières avec les conclusions de France 2, et alors, dissiper les bruits dont la chaîne dit être victime. Que risque-t-elle ?

Paris, le 24 novembre 2004

Information du SNPCA sur le site même du syndicat de l'audiovisuel : www.chez.com/media2000/infosnpca04.htm


[1] La rédaction de cette phrase donne involontairement l'impression que c'est la chaîne qui s'est rétracté[e], alors que, dans la question écrite du député Blum, il est écrit « il s'agit du reportage, fait par un reporter palestinien de la chaîne publique, qui se serait ensuite rétracté... » En fait, le Palestinien en question n'était pas 'reporter', mais caméraman. Il s'était exprimé sur la mort d'A-Dura - qu'il attribuait à des tirs israéliens - au cours d'interviews, puis s'était rétracté.

Mis en ligne le 25 novembre 2004 sur le site www.upjf.org.