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A-Dura / France2 ; des origines (2001) jusqu’au 15 novembre 2007

Al-Dura Ghetto de Verre, P. Foster 20 sept. 2001

08/12/2001
Article repris de mon site chretiens-et-juifs.org, le 08/02/05

J’ai été accusé par l’un d’entre vous, de n’avoir remis en tête de liste QUE des articles défavorables à la thèse que je qualifie de "conspirationniste". Ce n’est pas exact. Les articles qui ont le plus irrité les "conspirationnistes" sont récents, et c’est la raison pour laquelle ils se sont trouvés en tête de liste. J’ai, à plusieurs reprises, rappelé qu’il existe, sur notre site, un nombre assez important d’articles sur l’affaire Al-Dura, et qu’il suffit, pour les consulter, d’explorer les rubriques Al-Dura Mohamed, et Affaire Al-Dura / France Télévision. Toutefois, pour ne pas donner prise à cette critique, j’ai remis en tête de liste quelques articles anciens, dont celui-ci, qui épousent la thèse de la mise en scène palestinienne, avec ou sans la ’complicité’ de France 2, de son correspondant à Jérusalem, et du caméraman de ce dernier. Je précise que je ne partage pas tous les aspects de ces mises en cause. Menahem Macina.

20/09/01

Dossier inédit et complet : l’affaire de l’assassinat de Mohamed Al Dura. Vers une nouvelle affaire Dreyfus ?

Par Paul Foster

Dans les jours qui viennent, vous allez probablement revoir sur votre petit écran le film de la mort de Mohamed Al Dura, le 30 septembre 2000, symbole de l’intifada. Il s’agit d’une affaire de meurtre rituel, télévisée, où France 2 a probablement été le premier dupé (son envoyé spécial n’était pas sur place). L’enfant a été tué par des palestiniens, et l’affaire a été montée de manière à faire endosser le meurtre aux Israéliens. Pour vous en convaincre, regardez les plans ci-dessous. Ils sont éloquents.

Le seul problème n’est plus de savoir si l’enfant a été tué par des Israéliens ou des Palestiniens, mais si la balle palestinienne était accidentelle ou délibérée. L’hypothèse de la balle perdue est tout de même peu probable : celui qui a tué l’enfant n’a pas du tout tiré en direction des Israéliens, mais à 90 °C. S’agissait-il de tuer le père, déjà visé à plusieurs reprises ? Ou bien faut-il formuler une hypothèse horrible, celle d’un meurtre à des fins de propagande ? Le principal témoin, le cameraman palestinien de France 2, très proche de l’Autorité palestinienne, a fait des déclarations contradictoires, mais avec une seule constante : il charge les Israéliens.

[img]http://www.upjf.org/fichiers/Al-dura_croquis_balistique_1_GdV.gif[/img]

Carrefour de Netzarim, le 30 septembre 2000 :
circonstances de la mort de Mohamed Al Durah


Les soldats israéliens sont dans le poste de garde Magen 3. La ligne qui va jusqu’au baril, derrière lequel sont cachés l’enfant et son père fait un angle de 30 ° avec le mur. Mais l’enfant et son père sont abrités derrière le baril, et ne peuvent pas être atteints. Il faut un angle de 45 °C au moins pour les atteindre. Les soldats de Tsahal ne peuvent donc même pas voir qui est derrière le baril.

Ces soldats, dans le poste de garde, étaient assaillis par des centaines de manifestants palestiniens qui jetaient des pierres, des cocktails molotov, ils étaient sous le feu des tireurs d’élite palestiniens. Des pneus brûlaient devant le poste, et les soldats ne voyaient pas grand chose. Quand ils sont sortis de leur bunker, des heures plus tard, hébétés, harassés, sans doute terrorisés après avoir subi une attaque terrible, quand des journalistes leur ont demandé s’ils avaient tué l’enfant, ils ne savaient même pas de quoi il s’agissait, et leurs réponses ont été imprécises, évasives. Ce qui a ensuite été interprété comme un aveu.

S’il y a une responsabilité de l’armée israélienne, c’est uniquement d’être restée évasive pour ne pas entraver d’hypothétiques négociations, pour ne pas générer une nouvelle crise, de nouveaux affrontements avec l’Autorité palestinienne. Une autre fois, selon Elisabeth Schemla (ton rêve est mon cauchemar), lorsque l’Autorité Palestinienne avait été mise en demeure de s’expliquer sur ses agissements par rapport aux dommages aux vestiges archéologiques du Mont du Temple, elle avait déclenché l’affaire du « Tunnel des Mosquées », avec des dizaines de morts ….

Mais le peuple juif n’a pas à assumer une nouvelle affaire de crime rituel, la plus scandaleuse de son histoire, car instantanément mondialisée. La machination doit être dénoncée.



Positions de l’enfant et angle de tir



Dans le film de France 2, la responsabilité de Tsahal est lourdement suggérée par un gros plan sur le poste Magen 3, juste après la mort de l’enfant. Cette image a été insérée au montage. Mais, comme le croquis le montre, depuis le poste Magen 3, on ne pouvait même pas voir l’enfant. Pour tenter d’atteindre l’enfant derrière le bidon, les soldats auraient dû sortir de Magen 3, et se poster à l’angle du bâtiment, ce qui est invraisemblable sous le déluge de pierres et de feu des manifestants.

Par contre, les Palestiniens, qui occupaient tout l’espace, pouvaient parfaitement atteindre l’enfant. Celui-ci a été abattu d’une rafale d’arme automatique (si vous voyez le film au ralenti, on voit les impacts rapprochés en 1 seconde), alors que Tsahal tirait au coup par coup. Rien ne colle dans la version de France 2 : il est IMPOSSIBLE que les soldats aient pu tuer l’enfant.

Le père a déclaré plus tard : « je les ai suppliés de ne pas nous tuer ». Probable. Mais qui supplie-t-il ? Pas les Israéliens, en tout cas, qui étaient à plus de 100 mètres, et qui ne pouvaient pas l’entendre : il y avait en outre des centaines de manifestants, et beaucoup de bruit.

Vous verrez également sur la gauche de l’image un trépied de caméra, matériel extrêmement sophistiqué et coûteux. Il y avait un autre caméraman posté là, et un troisième, qui a filmé ce cameraman-là (ces cameramen n’apparaissent pas dans le film de France 2). Tant de cameramen filmant, alors que le caméraman de France 2 parle d’un violent combat …

Ecoutez aussi le son du reportage. La détonation fatale, celle qui a tué l’enfant, fait un bruit différent des autres. Elle est rapprochée, et la caméra sursaute, ce qui indique que la balle est partie non loin du caméraman. Les Israéliens, eux, étaient à plus de 100 mètres. Comment le cameraman de France 2 justifie-t-il ces faits, survenus à côté de lui ?

Enfin, sur le schéma, apparaît une porte. Si on repasse le film de la mort de l’enfant, vous verrez, au début, cette porte, au dessin très caractéristique. Elle est à quelques mètres du baril où l’enfant a été tué. Il semble que c’est juste avant l’assassinat de l’enfant qu’une ambulance palestinienne s’est garée là. Placée à cet emplacement, l’ambulance cachait définitivement le baril et les Al Dura aux soldats de Tsahal dans le poste de Magen 3…. Ainsi les soldats ne pouvaient pas voir ce qui se tramait.

Les témoignages du caméraman de France 2 se contredisent. Les déclarations de l’envoyé spécial aussi.

Sur les télévisions arabes, le film passe en boucle pour fanatiser les foules. Mais le gros plan du poste Magen 3 ne leur paraissant sans doute pas assez crédible, les propagandistes arabes l’ont remplacé par une image d’un soldat israélien tirant à bout portant. Bien entendu, ce soldat n’a rien à voir avec la scène. Comment l’opinion palestinienne peut-elle vouloir la paix, si elle est ainsi fanatisée ?

Il faut que France 2 ait le courage de se remettre en question, de reposer les vraies questions. Comment justifier toutes les contradictions dans les déclarations de son cameraman ? Comment expliquer toutes les invraisemblances ?

On entend qu’Israël serait responsable de la “frustration”, de l“humiliation”, de la “colère” des arabes, ce qui excuserait leurs excès sanglants. Mais ce sont ceux qui sèment ainsi la haine, ceux qui sont complaisants envers cette propagande haineuse, ceux qui lui laissent le libre accès à nos écrans qui portent la responsabilité de la situation, de la paix sabotée, des peuples meurtris, et des trop nombreux morts.

Cet argumentaire a été réalisé après avoir consulté les deux enquêteurs israéliens, MM. Nahum Shahaf et Yossi Doriel.

Le Ghetto de Verre vous propose à nouveau, vu la gravité de l’accusation portée contre Israël et contre les Juifs, de recopier le courrier ci-dessous (déjà proposé dans GdV 3 et 4), et de l’envoyer tel quel à France 2 et aux autres médias. Il faut des centaines de lettres chez France 2 pour que le scandale éclate.

Le cameraman palestinien, Tallal Abu Rahmeh serait en train de demander la nationalité française. Cela permettra-t-il de savoir la vérité ? Ceux qui ont attribué des prix de reportage (à Angers, par exemple) au cameraman doivent se poser des questions, lui poser des questions.

Si vous n’écrivez qu’une seule lettre, que ce soit celle-ci.
Recopiez tout simplement le texte suivant, et expédiez-le ou faxez-le :
Recopiez les croquis dans votre lettre si vous le souhaitez.


 Le 2 octobre 2000, France 2 diffusait dans son journal de 20 h, le film de la mort en direct d’un enfant, Mohammed Al Dura, attribuée par le commentaire et le montage à des tirs israéliens. Ces images allaient faire le tour du monde et provoquer partout la même émotion, avant d’être remontées et devenir le cœur de la propagande arabe. Ces images ont déclenché à travers le monde une flambée d’antisémitisme, accompagnée d’actes que la communauté juive n’avait pas eu à subir en occident depuis un demi-siècle.

Pourtant, à ce jour, rien ne prouve la responsabilité israélienne, si ce n’est les allégations formelles et souvent contradictoires du cameraman de France 2, Talal Abu Rahme, soutenu par la chaîne et par son correspondant permanent, Charles Enderlin. Bien au contraire, de nombreux éléments troublants de ce dossier suggèrent une responsabilité palestinienne.

Le peuple juif, soutenu par tous les démocrates, refuse d’endosser cette nouvelle affaire de crime rituel. Il n’est pas admissible que la mort d’un enfant soit exploitée à des fins de propagande antisémite ou d’audimat.

A l’occasion de l’anniversaire, je souhaite que les médias donnent largement la parole à la défense, que l’on n’a jamais entendue, notamment aux enquêteurs israéliens dont la version des faits n’a jamais été répercutée, y compris à ceux qui évoquent une machination palestinienne (l’enfant aurait été abattu par des Palestiniens aux seules fins de propagande). En tout état de cause, l’équipe qui a rapporté cet événement initialement ne saurait être juge et partie.

Nom :

Adresse :

Signature :

Envoyer à FRANCE 2
M. Olivier MAZEROLLE, Directeur de l’Information
M. Jean-Claude ALLANIC, médiateur
TEL. 01 56 22 42 42
7 Esplanade Henri de France
75015 PARIS

et faxer à :
Olivier MAZEROLLE, directeur de l’information FAX : 01 56 22 36 16
Jean Claude ALLANIC, médiateur. FAX : 01 56 22 36 04


Extrait de

Le Ghetto de verre
N° 5 - édition du 20 septembre 2001
(ré-édition du 26 septembre)

[url]http://www.chretiens-et-juifs.org/article.php?voir[]=225&voir[]=9539[/url]