Affaire Al-Dura: cesser de se marcher sur les pieds ! M. Macina
Update du 23.11.04, 03 h. (Rappelons que chaque réaction d’internaute, jugée digne d’une réponse, donne lieu à une mise à jour de ce document.
Voir aussi : "Mise au point sur les faits imputés à France 2"
Comme je m’y attendais, les réflexions ci-dessous ont suscité des réactions, qui ne me sont pas forcément favorables. Fidèle à ma déontologie personnelle, je mets ces réactions en ligne, quitte à les assortir, là où cela me paraît nécessaire, de commentaires et d’éclaircissements de mon cru. Ces échanges figurent, plus bas, à la suite de mon article. Menahem Macina.
19/11/04
La directrice de l’information de France 2 a donné une conférence de presse. Malheureusement, sauf erreur, aucun de celles et ceux qui se sont investis dans la recherche de la vérité à propos de l’affaire Al Dura n’était invité.
Les quelques rares audacieux qui ont tenté l’aventure de se présenter sans accréditation, ont été impitoyablement refoulés. L’un d’entre eux a exprimé son amertume à ce propos (1). Il estime représenter un nombre assez considérable de téléspectateurs qui reprochent à la direction de l’information de France 2 son refus de rendre publics les rushes qui figurent, paraît-il, sur la bande vidéo dont seul a été extrait le bref passage qui montre le mitraillage des Al Dura, père et fils. Si on le faisait, affirment les détracteurs de France 2, on aurait tôt fait de constater le caractère fallacieux du reportage du caméraman palestinien Abou Rahmeh, et la grave désinformation que constitueraient l’entérinement et la publicité qu’y a donnés le chef du bureau de presse de France 2 à Jérusalem, Charles Enderlin. (Ceci, bien sûr, s’il s’avérait que l’affaire a été fabriquée de toutes pièces.)
De son côté, la direction de l’information de France 2, outrée de se voir soupçonnée d’une telle forfaiture, se drape dans sa dignité bafouée et éconduit systématiquement celles et ceux qui tentent en vain de la contraindre à faire son autocritique et à procéder à une présentation des faits, qui tienne compte des doutes sérieux que font peser, sur la recevabilité de la seule thèse reçue jusqu’à ce jour par France2, d’autres reportages qui ne sont pas forcément fantaisistes. Pire, elle parle d’assigner en justice, pour propos diffamateurs, l’un de ses détracteurs les plus tenaces et coriaces, j’ai nommé
Metula News Agency (2).
Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas vraiment un adepte de la langue de bois, et que la diplomatie et moi vivons aux antipodes l’un de l’autre. Je n’en suis que plus à l’aise pour exprimer brièvement mon sentiment – non sur le fond d’une affaire, sur laquelle je ne suis pas habilité à me prononcer avec compétence, mais plutôt sur la tournure qu’ont prise les "échanges" qui émaillent fort peu glorieusement cette violente controverse.
Il me paraît que la maladresse et la dureté de ton sont bien partagées par les deux camps. Certains journalistes et/ou experts – réels ou autoproclamés (je ne cite personne, car je ne tiens pas à me faire écharper, physiquement ou virtuellement) – ont émis des accusations publiques graves et susceptibles, si elles étaient avérées, de valoir à celles et ceux qui en sont l’objet des sanctions extrêmes, pouvant aller jusqu’à la déchéance de l’exercice de leur profession. Or, si l’on s’en tient à l’aspect juridique des choses, on sait que toute personne, même mise en examen, est présumée innocente tant qu’elle n’a pas été reconnue coupable des charges qui pèsent sur elle.
En l’occurrence, même si l’on peut comprendre l’émotion qu’a causée, et cause encore à beaucoup d’entre nous, l’affaire Al-Dura – sans parler des dommages irrémédiables subis par notre peuple en termes d’image et d’agressions, souvent violentes, voire mortelles, toutes ces avanies découlant directement de ce qui pourrait bien n’être qu’une horrible diffamation -, il n’est pas admissible que l’intime conviction de certains se transforme en procès à charge à l’encontre de professionnels de l’information, qui se trouvent ainsi désignés à la vindicte publique.
Je suis d’autant plus à l’aise pour émettre ces critiques que je suis de ceux qui soupçonnent – sans pouvoir l’affirmer avec pleine certitude – que toute cette affaire, a été au moins gonflée hors de toutes proportions et aux torts exclusifs des Israéliens, si la mort de l’enfant résulte d’un accident, voire déformée, ou mise en scène, s’il s’agit bien d’une exécution.
Mais il convient également de retenir, à la charge de France 2, au mieux, un refus de remettre en cause tant le service public que ses fonctionnaires, et donc d’écouter et d’examiner les arguments des détracteurs du reportage ; au pire, de cacher sciemment des éléments du dossier susceptibles de remettre en cause la compétence, voire l’intégrité déontologique des collaborateurs directs ou intermédiaires ayant participé à la réalisation de ce reportage, dramatique tant par ses circonstances, que par ses conséquences.
Je n’ai plus en mémoire les circonstances de la dégradation du climat, au fil des années écoulées depuis les premières remises en cause de la fiabilité de ce document. Ce qui est sûr, c’est que le refus hermétique et systématique opposé par France 2 à toute tentative d’enquête à l’amiable sur ce sujet, n’a pas peu contribué à faire germer les soupçons, puis, à déchaîner les passions.
Et voici maintenant que le conflit prend une tournure judiciaire.
Metula News Agency faisait déjà état, il y a plus d’une semaine, de bruits de robes de magistrats, et même d’une lettre ou d’un message de France 2 faisant état de l’intention de la direction de la chaîne d’assigner
Metula News Agency en diffamation. Du peu qui a transpiré de la conférence de presse de
Mme Chabot, à l’heure où j’écris ces lignes, il semble que l’on s’oriente vers une action judiciaire.
Je suis personnellement très hostile à cette judiciarisation des débats d’opinion. On demande de plus en plus à la justice de trancher dans des domaines qui ne sont pas les siens. Bien entendu, les magistrats évitent soigneusement de se laisser entraîner sur ce terrain glissant. Ils s’en tiennent, en général, aux atteintes manifestes à la loi et au trouble à l’ordre public.
De ce point de vue, certains détracteurs de France 2, surtout
Metula News Agency, sont en mauvaise posture judiciaire. En effet, certaines attaques regrettables, tant dans leur forme que dans leur fond, qui ont été formulées par l’un ou l’autre journalistes de cette agence, s’apparentent plus au pamphlet et au procès d’intention qu’au journalisme d’investigation.
Au risque de peiner ici certain(e)s collègues et amis, je dois leur dire qu’ils ont tort d’exiger de France 2, comme si cela relevait d’un
droit (quel qu’il soit), que cette chaîne communique les rushes qu’elle est censée détenir. A mon avis, seul un juge d’instruction pourrait émettre une telle demande. Et les horions littéraires (si peu tels, d’ailleurs !) qui ont été échangés par les deux camps, n’auront, à mon avis, pour toute conséquence que de constituer la matière d’une éventuelle procédure judiciaire pour diffamation et/ou insultes.
En effet, même s’il s’agissait – comme le pensent, voire l’écrivent, des Zola au petit pied – d’une nouvelle affaire Dreyfus aux dimensions d’un État (Israël dans le rôle du capitaine juif, accusé à tort de haute trahison), le caractère dramatique de l’enjeu n’autorise pas, pour autant, les médisances, voire les calomnies, pas plus d’ailleurs que les procès d’intention ’instruits’ sur la base de l’intime conviction de chacun. Le détracteur dans le rôle de juré d’assises, voilà qui est impensable.
Encore une fois, à mon avis de non-expert, il me semble que tant la nature du contentieux, que le degré extrême d’envenimement des affrontements entre les deux camps à son propos, et du blocage psychologique qui en est résulté, rendent impossible un sain dénouement de cette affaire, sans apaisement des esprits et retour au dialogue.
Last but not least, et aussi paradoxal ou surréaliste que cela puisse paraître, s’il est un plaignant habilité à émettre des exigences aussi radicales que celles des différents détracteurs de France 2, en cette affaire, ce ne peut être que l’État d’Israël ! Et je conseille aux zélateurs de la cause de l’État hébreu de raison garder et de ne pas se faire d’illusion : Israël ne demandera jamais à être, en quelque sorte,
réhabilité (si tant est que ce soit possible) pour le tort immense que lui a causé et lui causera sans doute encore cette diabolisation supplémentaire, qui n’est – hélas! – qu’un
remake moderne des accusations d’empoisonnement de puits ou de meurtres d’enfants chrétiens pour utiliser leur sang dans la confection de matsot (notons au passage que ces accusations sont recyclées, telles quelles, de nos jours dans la propagande antisémite de certains pays arabes.)
Je le dis tout net, l’affaire Al-Dura me paraît ressortir au débat historien et non judiciaire.
Je propose donc que celles et ceux qui en ont les compétences avérées continuent les investigations, et en fassent connaître les résultats, entre autres, à France 2, avec persévérance et ténacité, mais en se départissant radicalement de toute attitude accusatrice, soupçonneuse et aggressive.
Et surtout que l’on mette un terme à cette espèce de procès en sorcellerie intenté à une corporation qui n’a pas que des défauts et qui fait – je le répète – un métier difficile, exposé à l’erreur objective et subjective.
On peut tout reprocher à des journalistes dans le domaine des idées et des convictions. C’est vrai qu’il y a trop peu de journalisme d’investigation valable, comparé au développement métastatique du journalisme d’opinion. Et force est de nous accommoder de cette donnée d’expérience, à savoir, qu’il est presque impossible à un professionnel des médias de s’affranchir de ses conceptions et de ses objectifs politiques propres. Avec pour résultat que certaines analyses (ou ce qui en tient lieu) et jugements émis nous agacent souvent les dents par leur méconnaissance du sujet qu’ils traitent, ou la perception biaisée qu’il ont des situations en fonction de leurs opinions.
De ce point de vue, je crois avoir prouvé (il suffit de parcourir notre site pour s’en convaincre) que je mène, avec d’autres, un combat sévère contre un journalisme trop souvent médiocre, convenu et partisan.
Mais la guerre des idées n’est ni la guerre totale ni la guérilla urbaine. Comme dans n’importe quel affrontement idéologique, tous les coups ne sont pas permis. Surtout pas ceux qui portent atteinte à la réputation d’intégrité intellectuelle et morale des femmes et des hommes qui exercent ce métier, avec leur idiosyncrasie, et donc leurs qualités et leurs défauts (3). Que celui qui est sans défaut leur jette la première pierre.
Je terminerai cette réflexion imparfaite par la boutade suivante que l’on doit à un célèbre ecclésiastique britannique de la fin du
XIXe siècle, le cardinal C. Henry Newman :
« On ne convainc pas quelqu’un
en commençant par lui marcher sur les pieds. »
Menahem Macina
© upjf.org
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Notes
(1) Voir
"Affaire Al-Dura : France 2 se rebiffe !".
(2) Voir
[Al-Dura] réaction à l’interview d’Arlette Chabot sur Radio J.
(3) Je suis particulièrement choqué par les attaques personnelles dont est victime Mme Arlette Chabot, dont le professionnalisme et le sérieux, tant dans sa modération des débats, que dans le choix, très équilibré, des référents qu’elle invite dans ses émissions, sont au-dessus de tout éloge. A tout le moins, celles et ceux qui la critiquent à propos du contentieux de l’affaire Al-Dura, devraient tenir compte, à son avantage, qu’elle n’est pas à l’origine du black out de France2 concernant cette affaire, puisqu’elle n’occupe son poste de direction de l’information que depuis quelques mois.
Mis en ligne le 19 novembre 2004 sur le site www.upjf.org.
Réactions d’internautes
1.
----- Original Message -----
From: B.S.
To: Macina
Sent: Friday, November 19, 2004 8:34 AM
Subject: Re: critique en toute amitié
Cher Menahem,
Je viens de lire votre article concernant l’affaire AL DURA et je me permets d’être en désaccord avec ce que vous écrivez.
Votre ressentiment, compréhensible, envers les journalistes de la MENA ne doit pas vous aveugler.
Je pense, tout comme vous, qu’on peut effectivement accepter une erreur d’interprétation de la part des journalistes, mais en l’occurrence - et vous ne le savez que trop bien - c’est une longue litanie de manipulations médiatiques dont nos chaînes nationales (France 2,3,5) nous ont abreuvés, notamment ces derniers jours. Pour un certain nombre d’entre elles, c’est la MENA qui les a dénoncées.
J’estime sincèrement que ces rédactions ont largement entamé le "droit à l’erreur" que l’on doit accorder à toute activité professionnelle.
Exerçant dans des zones difficiles, je peux vous affirmer que ces reportages ont fait énormement de dégâts, le lendemain de leur diffusion (JUIF =TUEUR D’ENFANTS). Effectivement, "la guerre des idées n’est ni la guerre totale ni la guérilla urbaine", mais vous aurez du mal, entre autres, à convaincre les familles des 2 réservistes qui se sont fait massacrer par des barbares, dont une de leur justification était le prétendu meurtre d’al Dura par les Israéliens.
J’ai du mal, je dois vous avouer, à ne pas avoir une attitude accusatrice et soupçonneuse, voire agressive envers certains journalistes de RFI, FRANCE INTER, FRANCE 2,3,5, AFP, etc., etc. Il me suffit de parcourir votre site - excellent, par ailleurs -, pour renforcer ces attitudes.
Je sais, pour l’avoir lu dans l’un de vos articles, ce que vous pensiez de la "conciliation". Faites attention, ainsi que certains dirigeant de la communauté (rencontre avec l’UOIF) de ne pas vous faire manger par les "crocodiles" plus rapidement que prévu.
Sincères salutations.
B.S.
Je comprends l’émoi de cet internaute, fidèle de notre site, mais je ne partage pas son analyse, qui procède, me semble-t-il d’un profond malentendu. Voici mes réponses à quelques-uns de ses arguments :
- "Votre ressentiment, compréhensible, envers les journalistes de la MENA ne doit pas vous aveugler":
Je n’ai aucun compte personnel à régler avec la Ména. Ma critique de leur violence verbale et de certaines de leurs attitudes est trop connue - et je m’en suis suffisamment expliqué - pour qu’il soit nécessaire d’y revenir ici. Si j’ai cité la Ména, c’est que c’est d’elle qu’il s’agit principalement dans le contentieux avec France 2, en raison, principalement, de la violence des accusations portées contre la chaîne nationale française. Par ailleurs, je crois avoir amplement prouvé - et notre honorable internaute en porte lui-même témoignage fréquemment, dans les courriers, généralement laudateurs, qu’il m’adresse parfois - que je ne suis pas homme à me "laisser aveugler", fût-ce par un "ressentiment", qu’il me prête, à tort d’ailleurs, si généreusement, envers la Ména.
- Je n’ai jamais songé à "convaincre les familles des 2 réservistes qui se sont fait massacrer par des barbares" que "la guerre des idées n’est ni la guerre totale ni la guérilla urbaine". En transférant ainsi mes propos dans un contexte totalement différent, cet internaute manipule – sans doute inconsciemment - le sens de mon intervention. Je n’ai jamais sous-estimé les retombées néfastes de l’affaire al-Dura – pour s’en convaincre, il suffit de consulter, sur notre site, la rubrique "Al-Dura Mohammed".
Ce que je voulais dire est que, pour être crédibles et efficaces, nous ne devons pas donner à notre contestation - souvent justifiée - de l’information, voire de la désinformation, une forme agressive et accusatoire envers les personnes qui exercent cette profession.
J’ai voulu mettre en garde contre la perte de la mesure et l’emphase victimaire, qui caractérisent tant de nos réactions de Juifs meurtris, afin que la protestation – justifiée – contre la diffamation et les violences démesurées dont notre peuple, dans toutes ses composantes, est l’objet, ne se substitue pas à la pondération de l’analyse.
Prenons modèle sur l’Etat d’Israël lui-même. S’il réagissait - comme le font tant de Juifs qui se croient investis d’une mission de salut de leurs coreligionnaires israéliens et de l’Etat juif lui-même – par l’invective et des actions de belligérance contre les nombreux Etats et entités qui le calomnient à longueur de temps, il serait en guerre avec le monde entier, sans autre résultat qu’un accroissement de la haine envers lui et ses ressortissants.
- Quant au procédé – douteux – qui consiste à retourner contre moi mes propres propos ("Je sais, pour l’avoir lu dans l’un de vos articles, ce que vous pensiez de la «conciliation»…"), il procède du même déplacement indu de contexte, évoqué ci-dessus. Dans l’article intitulé "Voilà à quoi mène la politique de conciliation", outre qu’il n’est pas de moi, mais de Victor Davis Hanson, il est question de «conciliation» avec les terroristes – qu’il faut proscrire absolument. De même, dans sa fameuse phrase - "Être conciliant, c’est comme nourrir un crocodile dans l’espoir qu’il vous mangera en dernier" -, Churchill faisait allusion à la conciliation perverse avec l’Allemagne nazie.
Je ne ferai pas à mon honorable contradicteur l’injure d’insister sur le fait que ni France 2, ni Madame Arlette Chabot, ni les journalistes des chaînes qu’il évoque, ne sont des terroristes islamiques, et encore moins des nazis, et que, par conséquent, rien ne justifie qu’on les accuse gratuitement, qu’on les diffame, et que l’on adopte, à leur égard, une attitude de belligérance ouverte, dont le moins qu’on puisse en dire est que, outre son caractère contreproductif, elle fait plus de tort que de bien à la cause que veulent défendre celles et ceux qui en font usage.
Menahem Macina
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2.
----- Original Message -----
From: M.I.
To:
m.macina@skynet.be
Sent: Friday, November 19, 2004 2:12 PM
Subject: al dura
J’aime beaucoup votre site et la plupart de vos interventions, mais personne ne vous a demandé [de] vous poser en juge des actions menées par d’autres.
Des fois, vous avez tendance à vouloir montrer combien vous êtes tolérant et impartial. Soit (c’est votre droit mais ne pensez pas convaincre ainsi les antisionistes ni la gauche israélienne qui se confondent souvent) sur le fond.
Dès lors que l’on a des doutes sur un reportage, on a le droit de demander les rushes ou des comptes qui permettent de justifier une information, une accusation, en l’occurrence, surtout si on est citoyen français et qu’on paye la redevance.
France 2 n’en a pas [ ?], et a donc commis une faute (elle aurait dû dire au minimum que l’origine de la balle est indéterminée) et en plus [elle] se permet de jouer les victimes.
– Je passe pieusement sur le procès d’intention qui m’est fait - de poser à l’homme "tolérant et impartial". Si j’avais cette prétention, je devrais enlever du site des centaines d’articles dont certains m’ont valu des appréciations en sens inverse, à savoir d’être précisément "intolérant et partial".
- Le «droit» que revendique notre honorable internaute n’existe, malheureusement, que dans son imagination. J’ai répondu à cette prétention dans l’article ci-dessus. Ainsi, le fait de payer une redevance quelconque (d’automobile, d’habitat, ou autre) ne donne nullement le droit au citoyen qui l’acquitte d’accéder à la comptabilité des services concernés, ni d’exiger, par exemple, une justification des dépenses d’investissement, ou des placements financiers de l’entreprise publique concernée. Dans les pays démocratiques, en tout cas, toute exigence de ce genre doit passer par les voies de droit (parlementaire, ou pénal), et nul n’est habilité à exercer des pressions sur les services publics, et encore moins à proférer des accusations ou des menaces à l’encontre de leurs fonctionnaires.
- Quant à ce qu’aurait dû dire, ou ne pas dire France 2, chacun est libre d’en penser ce qu’il veut, et même d’exprimer publiquement son point de vue (je le fais moi-même avec beaucoup d’énergie, à longueur d’années), pourvu que soient saufs le respect et la correction auxquels toute personne humaine a droit.
M. Macina
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3.
----- Original Message -----
From: B.S.
To: Macina
Sent: Saturday, November 20, 2004 4:17 PM
Subject: AL DURA
Monsieur MACINA,
- Laisser croire que, pendant 45 minutes, des soldats israéliens ont délibérément pris pour cible un enfant et son père pour finir par tuer le plus jeune et blesser gravement le second ;
- Laisser imaginer, au cours d’un reportage, que des militaires israéliens viennent d’assassiner 3 enfants qui se sont approchés du mur de la "honte" (THUILLIER) ;
- Faire croire que tout un pays danse et chante à l’agonie d’un homme, et que le Premier Ministre de ce pays a son visage qui s’éclaire d’un "sourire" quand on lui évoque la fin prochaine de son ennemi (PUJADAS) ;
- Participer à la mystification du terroriste ARAFAT en "super résistant" (ne portait-il pas toujours sur lui une Croix de Lorraine, que [prétendait-il !] le Général de Gaulle lui avait donnée, une de ces "âneries", entendue au journal de France 2), et interdire des plateaux les auteurs de l’excellent livre "Le dossier Arafat" ;
ces différents faits,
pour la plupart dévoilés par la MENA, me permettent d’avoir l’outrecuidance de penser que
la rédaction de France 2, actuellement dirigée par Mme Chabot, participe à la diabolisation d’un État et de son peuple. Cette désinformation s’apparente dangereusement à de la "propagande" islamiste.
Je vous rappelle que "l’assassinat de Mohamed Al Dura’ a été l’une des justifications, utilisée par le terrorisme islamiste ([voir :] vidéos PEARL, BEN LADEN, lynchage des réservistes à RAMALLAH, etc. etc.).
Il en résulte, qu’effectivement, de nombreuses personnes
mettent en doute l’intégrité intellectuelle et morale de certains journalistes de France 2, il faut bien le faire, parfois, car, sinon, M. MENARGUES, par exemple, continuerait à déverser son fiel sur RFI.
En ce qui concerne Israël, s’il est vrai que, médiatiquement, l’affaire AL DURA a été mal gérée, la lecture du dernier article de M. Juffa peut laisser supposer qu’indirectement
le gouvernement israélien ne serait pas mécontent d’une "réhabilitation" sur ce sujet, car un représentant officiel confirme la mise en scène de ces événements afin de manipuler les médias.
Comme vous l’avez remarqué,
je soutiens donc pleinement le travail de la Ména, car je crois que cette méthode, assurément plus "agressive" que celle, plus "conciliante", des institutions du judaïsme français, sera plus productive pour combattre la démonisation de l’État d’Israël, à laquelle participe largement France 2.
Cette opposition nette et tranchée, qui ne manquera pas de diviser notre communauté, ne doit pas déboucher sur des invectives c’est pour cela que j’ai voulu marquer du respect pour le travail que vous accomplissez, mais non
pas l’encenser ni en faire l’éloge.
Sincères salutations.
J’ai failli ne pas publier ce message. D’abord, parce que notre site n’a pas coutume de donner plusieurs fois la parole au même intervenant sur un même sujet, mais aussi, et surtout, en raison de son ton, plutôt polémique, et de son contenu violemment accusateur de France 2. Si je fais une exception, dans le cas de cet internaute, c’est par sympathie pour lui et dans l’espoir – que j’espère ne pas être vain – que les éclaircissements et les objections, que je formule ci-après, contribueront à clarifier – et peut-être dépassionner – le débat.
- D’entrée de jeu, notre internaute (B.S.) trahit sa mauvaise humeur. Dans le mail précédent (19 nov., voir 1, ci-dessus), il s’adressait à moi avec cette salutation amicale : «Cher Menahem». Dans celui-ci, la formule est distante : «Monsieur Macina». En 24 heures, j’ai perdu ma ’cherté’ et mon prénom ! Certes, ce n’est ni insultant, ni grave, mais cela donne le ton de ce qui suit.
- L’internaute m’administre une série de faits, que non seulement je connais, mais dont j’ai fait état sur notre site, et que j’ai critiqués avec la vigueur qu’on me connaît. Je précise également à mon contradicteur – qui voue un véritable culte à Metula News Agency -, que les événements qu’il cite ne sont pas, comme il le croit, pour la plupart dévoilés par la MENA. Je ne fais pas mes commissions médiatiques sur les sites juifs, même si, parfois, je reprends l’un ou l’autre reportage ou analyse qui me paraissent pertinents. Tout simplement, je consulte la presse israélienne et anglo-saxonne - que j’ai la chance de pouvoir lire dans l’original -, sans parler des revues et quotidiens en langue française. Il arrive que la Ména soit plus rapide que moi, parfois c’est l’inverse. Il se trouve que j’ai une certaine ancienneté d’existence sur le Net, par rapport à Metula News Agency (*). Pas de quoi se vanter, car l’essentiel, c’est la manière de rendre compte de l’événement et éventuellement de l’analyser avec toute la pertinence dont on est capable.
- Par contre, affirmer, comme le fait cet internaute, sur la base des (mé)faits qu’il reproche aux journalistes de cette chaîne - même si certaines de ses critiques sont fondées -, que "la rédaction de France 2, actuellement dirigée par Mme Chabot, participe à la diabolisation d’un État et de son peuple", et que "cette désinformation s’apparente dangereusement à de la ’propagande’ islamiste", me paraît diffamatoire et extravagant.
- De même, je ne sais quelles sont les "nombreuses personnes" auxquelles mon contradicteur fait allusion et qui, selon lui, "mettent en doute l’intégrité intellectuelle et morale de certains journalistes de France 2". En tout état de cause, je ne puis laisser dire cela. Je crois que notre internaute confond la mauvaise foi et le fait – au demeurant regrettable – que la couverture des événements, que font les journalistes, se ressent souvent de leurs conceptions politiques. Imaginons (on peut toujours rêver !) que notre internaute et ceux qui pensent comme lui exercent la fonction de journaliste à la place de ceux qu’ils invectivent : il y a gros à parier que leur présentation et leur interprétation des faits seraient influencées par leur solidarité juive et israélienne. Accepteraient-ils, pour autant, que l’on "mette en doute", leur "intégrité intellectuelle et morale" ? Le cas de M. Ménargues, dont j’ai traité en profondeur (voir "C’est Ménargues qu’on assassine…"), est totalement différent. Aucun des journalistes évoqués par notre internaute n’a jamais dit, comme Ménargues au cours d’une interview : "Israël est l’agresseur. Les gens ne vont pas tarder à comprendre qui sont les meurtriers".
- En écrivant que "le gouvernement israélien ne serait pas mécontent d’une ’réhabilitation’ sur ce sujet", notre internaute prend le contre-pied de mon affirmation antécédente : "Israël ne demandera jamais à être, en quelque sorte, réhabilité". Il aurait pu s’épargner cette peine : en effet, je n’ai pas écrit qu’Israël était indifférent à la perspective d’une réhabilitation, mais qu’il ne la demandera pas.
- Mon contradicteur croit utile de souligner qu’il "soutien[t]… pleinement le travail de la Ména". C’est son droit. Mais je ne partage pas son avis, selon lequel la "méthode…" des collaborateurs de cette officine israélienne serait "plus productive pour combattre la démonisation de l’État d’Israël" – parce que "plus ’agressive’" -, que celle, "plus ’conciliante’, des institutions du judaïsme français". Je pense, au contraire, que les institutions juives ont raison de faire preuve de réserve à propos de cette affaire, complexe et lourde de conséquences. Elles ont surtout raison de ne pas pratiquer une "agressivité" dans le style de celle de la Ména, d’abord parce qu’il est inconvenant et injuste de vilipender, comme elle l’a fait et comme le fait notre internaute, des journalistes qui, certes ne sont pas parfaits, et dont les commentaires et la présentation des faits concernant Israël ne nous agréent pas, ou nous semblent injustes, mais qu’il n’est pas acceptable de traiter de la sorte. Et il va de soi, comme je l’ai écrit plus haut, qu’il est inacceptable d’affirmer que "France 2… participe largement à la démonisation de l’État d’Israël", même s’il est vrai, comme dit plus haut également, que la perception du conflit palestino-israélien, qui est celle de certains de ses journalistes, induit - trop souvent à notre gré - des reportages et/ou des commentaires excessivement pro-palestiens, et donc injustes envers Israël.
- Enfin il semble que notre internaute ait mal pris – ou mal compris – les propos par lesquels j’évoquais, dans ma réponse à sa première réaction, "les courriers, généralement laudateurs", qu’il m’adressait. En effet, il croit utile d’y rétorquer : "j’ai voulu marquer du respect pour le travail que vous accomplissez, mais non pas l’encenser ni en faire l’éloge. Je veux le rassurer bien vite. Je n’avais perçu aucune odeur d’encens dans ses courriers, pas plus, d’ailleurs, que je n’ai écrit ensuite qu’il m’"encensait". J’ai employé le terme - un peu excessif, certes, mais sans malice dans ce contexte - de "laudateur", qu’il a probablement confondu avec "flagorneur", pour rappeler l’appréciation qu’il m’avait exprimée, à plusieurs reprises. Et s’il conteste même cela, voici trois rappels au texte : "Cela fait du bien de lire vos articles… Merci de continuer votre combat, certainement harassant, mais je vous assure qu’il n’est pas vain…" (30.10.03). "Je voulais vous féliciter pour le travail remarquable que vous accomplissez sur ce site…" (16.11.03). "Je vous remercie pour le travail remarquable que vous effectuez quotidiennement pour la défense du peuple juif et l’honneur d’Israël." (15.05.04).
Menahem Macina
Note
(*) Pour être précis, j’ai fait mes débuts sur le Net en octobre 2000, avec le site
www.chretiens-et-juifs.org (actuellement en sommeil mais toujours accessible), consacré à documenter le dialogue entre Juifs et Chrétiens. Dès décembre 2000 (
in tempore non suspecto, comme le prouve une recherche sur Google), et donc bien avant que Metula n’en parle, je mettais en ligne sur ce site plusieurs articles sur l’affaire Al-Dura (voir :
"Who killed Mohammed al-Dura? 12-year-old Palestinian boy likely ’martyred’ by his own people, say Israeli investigators"). Est-il utile de préciser qu’à cette époque, la Metula News Agency, n’existait pas encore sous sa forme actuelle ? Juffa et les Tsadik, père et fils, n’ont commencé à s’exprimer, sauf erreur, que vers septembre 2001, sous forme de messages e-mails (dont l’adresse d’expéditeur était
mena@noos.fr) adressés à des sites comme le mien, et desinfo-israel.com, Amisraelhaï, etc. Ceci pour la petite histoire, car il va de soi que je ne tire aucune vanité de cette petite antériorité.
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4.
----- Original Message -----
From: ftd
To:
m.macina@skynet.be
Sent: Monday, November 22, 2004 12:17 PM
Subject: ARTICLE SUR AFFAIRE AL DURA
Je me demande pourquoi vous voulez absolument vous faire l’avocat d’ENDERLIN, alors qu’il y a manifestement des menteurs chez FRANCE 2 (avec un peu de bonne foi ).
J’ai moi-même assisté à une conférence de M. Enderlin et je peux affirmer que ce monsieur est d’une grande malhonnêteté.
Vous écrivez magnifiquement bien mais je me demande si vous n’êtes pas trop entêté et même vaniteux.
Dommage. Vous vous discréditez, car, sur cette affaire, vous n’êtes pas convaincant.
J.B.
On peut pas plaire à tout le monde, comme dit une certaine émission. Je me remercie mon contradicteur de me rappeler à l’humilité. C’est une denrée rare chez les autres, pas étonnant donc que je sois, moi aussi, déficient sur ce point.
Par contre, je me demande comment cet internaute peut affirmer que le journaliste est "d’une grande malhonnêteté". Du coup, je suis moins atteint par la critique antérieure me concernant, car il faut pas mal de toupet (houtspah, en hébreu), pour émettre une telle accusation. L’internaute connaît-il personnellement ce journaliste ? Est-il familier de sa vie, de ses activités et de ses expériences, au point de pouvoir émettre sur lui un jugement aussi péremptoire. Il a le droit de lui en vouloir pour ce qu’il a fait, il peut même (comme je l’ai fait moi-même), lui adresser des reproches cinglants, mais, de là à l’accuser de malhonnêteté !... C’est franchir la ligne de la décence et du respect dus à toute personne.
Nul doute qu’après ce ’morceau de bravoure’, je serai encore plus discrédité, aux yeux de cet internaute et d’autres. L’essentiel est que je puisse me regarder l’âme avant de m’endormir, sans rougir d’avoir, comme dit notre Tradition, "fait blémir le visage de quelqu’un en public".
Menahem Macina
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5.
----- Original Message -----
From: L.G.
To: Macina
Cc: acmedias ; BENSIMON Jean Pierre;
webmestre@laveritemaintenant.org; Primo Europe ; petition
Sent: Monday, November 22, 2004 11:12 AM
Subject: Re: 3 pour le prix d’un ! Newsletter UPJF : "Affaire Al-Dura: Cesser de se marcher sur les pieds !"
Cher Monsieur,
Vous écrivez :
"Au risque de peiner ici certain(e)s collègues et amis, je dois leur dire qu’ils ont tort d’exiger de France 2, comme si cela relevait d’un droit (quel qu’il soit), que cette chaîne communique les rushes qu’elle est censée détenir. A mon avis, seul un juge d’instruction pourrait émettre une telle demande".
Je ne suis pas juriste, mais il me semble qu’une démarche n’a pas été encore explorée. Il s’agit de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978, modifiée par la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 selon laquelle sont communicables, de plein droit :
"tous dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, directives, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles qui comportent une interprétation du droit positif ou une description des procédures administratives, avis, prévisions et décisions", qu’ils se présentent sous forme écrite, sous forme d’enregistrement sonore ou visuel ou sous forme numérique ou informatique (Cdrom ou disquette).
Sont également concernées les informations qui sont contenues dans des fichiers informatiques et qui peuvent en être extraites par un traitement automatisé d’usage courant.
Dans notre expérience associative, nous avions retenu avec succès que : "Ont en principe un caractère administratif tous les
documents produits ou détenus par une administration publique (administrations d’Etat, collectivités territoriales, établissements publics)." La jurisprudence de la justice administrative retient la "détention par une administration" pour considérer le caractère communicable.
Toutefois, il semble qu’il n’existe pas sur ce sujet une jurisprudence formelle à l’exception de l’avis n° 19993710 de la CADA [...], qui a émis un avis défavorable, mais uniquement en se fondant sur le fait que ces documents "porteraient atteinte au déroulement de procédures engagées devant les juridictions" (article 6 de la loi).
Cette piste mérite peut-être d’être explorée.
Par ailleurs, la plainte est portée contre X et n’est pas assortie de demande de dommages et intérêts. Elle pourrait pour cette raison ne pas prospérer.
Cordialement.
La piste proposée paraît intéressante - à condition toutefois qu’elle soit adéquate au domaine très particulier de l’information par les moyens audiovisuels. Je ne suis pas sûr que le statut de France 2 corresponde au cas de figure évoqué, qui concerne les administrations et les corps de l’Etat (même si France Télévision dépend du Ministère de la Culture).
Quant à ce qui est dit de la plainte contre X, je ne suis pas juriste, et ne puis donc juger de la pertinence du propos. Ils se peut - simple hypothèse de ’laïc’ -, qu’au premier stade d’une plainte en diffamation, surtout quand on ne peut en identifier, ni en localiser les justiciables avec certitude, on dépose une plainte contre X en attendant que les mises en examen soient signifiées aux personnes qui tombent sous le coup de la plainte.
Menahem Macina
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Suite à ma mise au point, l’internaute averti ci-dessus m’adresse le message qui suit.
Je me permets d’apporter quelques précisions en complément :
1°) Le Statut de FR 2
«Les sociétés du secteur public de l’audiovisuel ont des statuts divers : France 2, France 3, La Cinquième, Réseau France Outre-mer, Radio France et Radio France Internationale sont des sociétés nationales de programmes. Leurs missions sont définies par la loi du 30 septembre 1986, modifiée et précisée par des cahiers des charges approuvés par décret. Elles sont financées en partie par l’Etat, en partie par des recettes commerciales. La loi du 1er août 2000 a regroupé France 2, France 3 et La Cinquième dans une société holding, France Télévision».
Les 2 raisons soulignées, au moins, militent en faveur de la thèse de la communication des documents.
2°) Je n’ai pas eu le temps "de faire la littérature" (comme nous disons, en médecine). Toutefois, j’ai retrouvé dans mes archives 2 références :
a) AJDA du 20 novembre 1990, relative aux documents émanant notamment des « organismes, fussent-ils de droit privé, chargés de la gestion d’un service public» CE 20 juillet 1990», conclusions de Marcel Pochard
b) AJDA du29 octobre 1994 «Chronique générale de la jurisprudence administrative Française» (doctrine page 684) qui évoque aussi le critère de "la détention par l’administration".
Je n’ai malheureusement pas de documents plus récents pour confirmer la thèse. Mais vous ne manquez pas de personnalités compétentes.
Précisions fort utiles, en effet. Dont acte et merci.
update 23.11.04